jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2201785 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL DONAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 avril 2022 et le 6 février 2023, la société Strada Fruits et légumes, représentée par M. B A son directeur, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 2 février 2022 d'un montant de 883,20 euros par la commune de Perpignan à l'encontre de la société Strada Fruits ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Perpignan la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il exerce, depuis 2012, en son nom propre, puis en qualité de directeur de la société Strada Fruits et Légumes, l'activité de vente de fruits et légumes sur le principal marché ouvert de Perpignan situé sur la place Cassanyes et disposait, pour ce faire d'un abonnement, valable pour les samedis et dimanches ; il connaît, depuis 2018, des problèmes de santé qui l'on conduit à plusieurs arrêts de travail entre les mois d'août 2021 et janvier 2022 ;
- le 11 février 2022, il est avisé par lettre recommandée du retrait définitif de l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public sur le fondement de l'article 56 du règlement de ce marché qui prévoit que " le non-paiement ou retard de paiement de redevances de plus de trois mois " entraîne le retrait ;
- le 6 avril 2022, il a réglé les redevances dues au titre des mois de juin et juillet ;
- le montant du titre de recettes émis le 2 février 2022 est erroné dès lors que, sur la période de quatre mois de juin à septembre 2021 dont l'absence de paiement lui est reprochée, il bénéficiait, au titre des mois d'août et septembre, d'un arrêt de travail dûment transmis à l'agent " placier " de la commune, de sorte qu'il ne devait pas quatre mois d'occupation, mais deux seulement.
Par un mémoire enregistré le 13 juillet 2023, la commune de Perpignan, représentée par Me Guillemat, conclut au rejet de la requête et à la condamnation du requérant à lui verser la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la propriété des personnes publiques ;
- l'arrêté municipal du 23 mai 2013 portant règlement général des emplacements publics sur le marché de plein vent de la place Cassanyes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Souteyrand ;
- les conclusions de M. Lauranson, rapporteur public ;
- et les observations de Me Carminati, représentant la commune de Perpignan.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, directeur de la société " Strada Fruits et Légumes ", est titulaire d'une autorisation d'occupation du domaine public sur le marché de la place Cassanyes de la commune de Perpignan, sur lequel il tient un étalage de fruits et légumes. La commune de Perpignan a émis le 2 février 2022 un titre exécutoire n° 127 d'un montant de 883,20 euros correspondant à l'abonnement dû au titre de la période du 1er juin 2021 au 30 septembre 2021. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de ce titre.
Sur le bien-fondé de la créance :
2. Aux termes de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 donne lieu au paiement d'une redevance () ". Aux termes de l'article 22 du règlement général du marché de la place Cassanyes : " Tout titulaire d'un emplacement devra justifier de 45 semaines de présence par année civile. L'inoccupation de leur place par les titulaires ne pourra excéder sept semaines. Le Service Gestion du Domaine Public de la Ville devra être averti de l'absence des titulaires afin que leur place puisse être réservée à leur retour, dans la limite de leurs droits. Durant cette période d'arrêt d'activité, le règlement des droits de place devra être effectué dans les conditions habituelles. () ". Aux termes de l'article 23 du même règlement : " En cas d'absence pour maladie, un certificat médical constatant l'incapacité d'exercer pendant la période de l'absence devra être fourni en Mairie dans un délai de 15 jours à compter de la constatation de l'absence par le préposé. ".
3. Pour remettre en cause le bien-fondé de la somme de 883,20 euros mise à sa charge, M. A soutient qu'il bénéficiait d'un arrêt de travail au titre des mois d'août et septembre 2021 transmis aux services de la commune, de sorte qu'il ne devait pas quatre mois d'occupation sur la période de juin à septembre, mais deux mois seulement. Toutefois, si M. A produit un certificat médical en date du 7 octobre 2021, établi par son médecin généraliste, attestant que son état de santé nécessitait un arrêt de travail pour les mois d'août et septembre 2021, celui-ci n'établit pas avoir communiqué ce certificat aux services municipaux dans un délai de 15 jours à compter de la constatation de son absence, en méconnaissance de l'article 23 du règlement du marché précité. En tout état de cause, il ne résulte pas des termes du règlement général du marché de la place Cassanyes précité qu'une absence pour raisons médicales exonère l'occupant du règlement des droits de place. Ainsi, M. A n'est pas fondé à remettre en cause le bien-fondé de la somme de 883,20 euros pour le recouvrement de laquelle le titre exécutoire a été émis.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Perpignan, qui n'est pas partie perdante à la présente instance, le versement de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la société " Strada Fruits et Légumes " la somme de 1 000 euros en application de ces mêmes dispositions
DE C I D E :
Article 1er : La requête de la société " Strada Fruits et Légumes " est rejetée.
Article 2 : La société " Strada Fruits et Légumes " versera la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à de la société " Strada Fruits et Légumes " et à la commune de Perpignan.
Délibéré après l'audience du 14 septembre 2023 à laquelle siégeaient :
M. Souteyrand, président,
Mme Lesimple, première conseillère,
Mme Bayada, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 septembre 2023
Le président-rapporteur,
E. Souteyrand
L'assesseure la plus ancienne,
A. Bayada La greffière,
M-A. Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 28 septembre 2023
La greffière,
M-A. Barthélémy
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601156
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de communication des listes électorales des communes du Puy-de-Dôme et à obtenir une injonction de transmission. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 25 avril 2026, désistement pur et simple. Par ordonnance du 1er juin 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus préfectoral.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601189
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation solidarité spécifique de 3 463,33 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.
01/06/2026