LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2201968

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2201968

jeudi 13 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2201968
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation4ème chambre
Avocat requérantSELARL VALETTE-BERTHELSEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 avril 2022 et le 26 avril 2023,

M. B, représenté par Me Raynal, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de le décharger de la somme de 7 500 euros correspondant à la créance dont se prévaut la commune de Villeveyrac ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler le titre exécutoire émis le 12 octobre 2021 à son encontre ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Villeveyrac la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la juridiction administrative est compétente ;

- il y a une erreur dans la désignation de la personne responsable dès lors qu'il a quitté la commune de Villeveyrac durant l'été 2020 ;

- à titre subsidiaire, il incombe à la commune de Villeveyrac de rapporter la preuve de l'existence d'un fait dommageable, de son imputabilité à M. B ainsi que le bien-fondé du montant de la créance dont elle se prévaut à l'encontre de sa personne ;

- le titre de recettes individuel émis à l'encontre de M. B est irrégulier en la forme.

Par deux mémoires enregistrés le 12 octobre 2022 et le 23 juin 2023, la commune de Villeveyrac, représentée par Me Valette-Berthelsen, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. B à lui verser la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la juridiction administrative est incompétente pour connaître d'un tel litige qui concerne un acte de poursuite ;

- M. B est à l'origine du dommage ayant donné lieu à la créance réclamée par l'administration ;

- la commune a apporté la preuve de l'existence du fait dommageable, de son imputabilité à M. B de même que du bien-fondé de sa créance ;

- l'avis de sommes à payer du 12 octobre 2021 présente les informations nécessaires.

Le 26 juin 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision était susceptible d'être fondée sur un moyen d'ordre public relevé d'office, tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des litiges relatifs à une créance née de la responsabilité quasi-délictuelle d'une personne privée.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Souteyrand ;

- les conclusions de M. Lauranson, rapporteur public ;

- et les observations de Me Raynal pour M. B et de Me Fürstenheim, représentant la commune de Villeveyrac.

Considérant ce qui suit :

1. La commune de Villeveyrac a émis à l'encontre de M. B un titre exécutoire pour obtenir réparation de dommages causés notamment à la voirie communale à l'occasion de travaux exécutés par celui-ci pour la construction de sa résidence sise 70 route de Clermont l'Hérault. M. B demande au tribunal, à titre principal, d'être déchargé de la somme de 7 500 euros, et, à titre subsidiaire, d'annuler le titre exécutoire par lequel le maire de la commune de Villeveyrac lui réclame la somme de 7 500 euros.

2. En l'absence d'une disposition législative spéciale, il n'appartient pas à la juridiction administrative de statuer sur la responsabilité qu'une personne privée peut avoir encourue à l'égard d'une personne publique.

3. Il résulte de l'instruction que M. B conteste le titre exécutoire le constituant débiteur, envers la commune de Villeveyrac, des frais d'intervention consécutifs à la dégradation de la chaussée, d'un platane et du réseau d'évacuation des eaux pluviales par celui-ci à l'occasion de la construction de son habitation individuelle. Aucun texte n'attribuant la connaissance d'un tel litige à la juridiction administrative, la requête doit être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Villeveyrac au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les mêmes dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de la commune de Villeveyrac qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : La requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Villeveyrac sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. A B et à la commune de Villeveyrac.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Souteyrand, président,

M. Huchot, premier conseiller,

Mme Lesimple, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.

Le président-rapporteur,

E. Souteyrand

L'assesseur le plus ancien,

N. HuchotLa greffière,

M-A. Barthélémy

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 13 juillet 2023.

La greffière,

M-A. Barthélémy

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions