mardi 28 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2201992 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COSTE-DAUDE-VALLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 avril 2022 et des mémoires enregistrés le 3 janvier 2024 et le 29 janvier 2024, la société Allianz, représentée par SCP Coste-Daude-Vallet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier à lui payer la somme de 56 698,72 euros, somme à parfaire selon ce qui sera jugé par la Cour d'appel de Nîmes ;
2°) d'assortir la somme de 43 992,50 euros des intérêts au taux légal à compter du 6 avril 2023 et la somme de 12 706,22 euros des intérêts au taux légal à compter du 3 janvier 2024 ;
3°) de surseoir à statuer sur l'indemnisation de la perte de gains professionnels dans l'attente de la décision de la Cour d'appel de Nîmes ;
4°) de mettre à la charge du CHU de Montpellier la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle justifie de son intérêt à agir ;
- le CHU de Montpellier a commis une faute dans l'organisation des soins en mettant fin à l'hospitalisation de Mme B le 11 juin 2017 alors que son état justifiait le maintien de son hospitalisation ;
- elle est fondée à obtenir la réparation de son préjudice à hauteur de 56 698,72 euros ;
* 325 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire total ;
* 250 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire partiel classe II ;
* 1 042,50 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire partiel classe I ;
* 15 000 euros au titre des souffrances endurées ;
* 35 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
* 3 500 euros au titre du préjudice esthétique
* 1 581,22 euros-au titre des frais irrépétibles et dépens.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 septembre 2022 et le 23 janvier 2024, le CHU de Montpellier, représenté par la SELARL Armandet-Le Targat, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit sursis à statuer sur la requête de la société requérante et, à titre infiniment subsidiaire, demande au tribunal de limiter la somme allouée à la société requérante à 27 985,90 euros.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable faute pour la société requérante de justifier d'avoir payé une indemnité à la victime en exécution du contrat d'assurance ;
- les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des assurances :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Villemejeanne, rapporteure,
- les conclusions de M. Sanson, rapporteur public,
- les observations de Me Outric, représentant la société Allianz, et celles de Me Armandet, représentant le centre hospitalier universitaire de Montpellier.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été prise en charge le 20 janvier 2017 par le CHU de Montpellier pour le traitement d'un accident vasculaire cérébral avec hémiplégie gauche, au cours duquel a été diagnostiqué une lésion rénale gauche ayant nécessité une néphrectomie par voie coelioscopique le 9 juin 2017. En dépit de douleurs abdominales, Mme B a regagné son domicile dès le
11 juin 2017. Le 18 juin 2017, Mme B, qui souffrait toujours de douleurs abdominales, avec des nausées et vomissements, a perdu connaissance et a été transportée aux urgences du CHU de Nîmes. Mme B a été hospitalisée dans cet établissement du 18 au 30 juin 2017, au service des urgences dans un premier temps, puis a été admise du 19 au 22 juin 2017, dans le service de réanimation. Elle a été opérée en urgence le 20 juin suivant pour une splénectomie d'hémostase. Du 23 au 30 juin 2017, Mme B a été hospitalisée dans le service de chirurgie digestive, où il a été observé une amélioration progressive de la fonction rénale, avec une bonne diurèse, ainsi qu'une reprise progressive du transit et de l'alimentation. Le 30 juin 2017, Mme B a pu rejoindre son domicile. Le 22 mars 2018, lors d'une consultation de pneumologie, Mme B décrivait, depuis sa splénectomie, une dyspnée inhabituelle à la marche et lors d'efforts modérés, avec une impression d'ampliation thoracique. Un scanner thoracique n'a retrouvé aucune séquelle pleuro-parenchymateuse, ni de trouble ventilatoire. Le diagnostic d'asthme a été posé. Lors d'une consultation de néphrologie au CHU de Nîmes le 17 juillet 2018, il a été conclu à une insuffisance rénale chronique de stade III dans les suites d'une néphrectomie gauche, avec une fonction rénale stabilisée. Le 24 septembre 2018, la notion d'asthme a été confirmée au vu des antécédents familiaux. Le 25 septembre 2018, Mme B a bénéficié d'une consultation psychiatrique au cours de laquelle il a été noté un état dépressif réactionnel à son arrêt de travail continu depuis le mois de janvier 2017. Le 15 janvier 2019, l'état dépressif post traumatique de Mme B a été confirmé. Mme B a assigné devant l'ordre juridictionnel judiciaire, la société Allianz, sur le fondement de son contrat d'assurance garantie accident de la vie souscrit en 2006, afin de se voir indemniser des préjudices subis lors de l'accident médical survenu à l'occasion de la néphrectomie gauche qu'elle a subi. Dans le cadre de l'instance, la société Allianz, assureur, subrogé dans les droits de son assurée, Mme B, à hauteur de la somme de
55 117,50 euros, demande au tribunal CHU de Montpellier à lui verser la somme de
56 698,72 euros.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article L. 121-12 du code des assurances : " L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur. () ".
3. Dans le dernier état de ses écritures, la société Allianz a modifié le chiffrage de ses conclusions indemnitaires puisque le jugement du 3 août 2023 du tribunal judiciaire de Nîmes tribunal judiciaire de Nîmes a rejeté la demande de Mme B au titre des frais professionnels futurs. La société Allianz est donc recevable à agir dans la mesure de la subrogation. Si
Mme B a interjeté appel, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que le juge administratif saisie de l'action subrogatoire de la société Allianz statue. Ainsi, il y a lieu de statuer sur les conclusions de la société Allianz à concurrence de l'indemnité versée en application du jugement précité du tribunal judiciaire de Nîmes et de rejeter sa demande tendant à ce qu'il soit sursis à statuer dans l'attente de la décision du juge d'appel.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
4. Il résulte de ces dispositions citées au point 2 que le versement par l'assureur de l'indemnité à laquelle il est tenu en vertu du contrat d'assurance le liant à son assuré le subroge, dès cet instant et à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de son assuré contre le tiers responsable du dommage. Par suite, l'assureur a seul qualité pour agir et obtenir, s'il l'estime opportun, la réparation du préjudice qu'il a indemnisé
5. Il résulte de l'instruction que la société Allianz justifie, par la production d'un relevé de la caisse de règlement pécuniaires des avocats de s'être acquittée de la somme de
55 698,72 euros conformément au jugement rendu par le jugement du 3 août 2023 du tribunal judiciaire de Nîmes. Elle justifie dès lors, dans cette mesure, avoir réglé les indemnités prévues contractuellement par le contrat garantie accident de la vie invoqué et doit, par suite, être regardée comme étant subrogée, à concurrence de l'indemnité versée, dans les droits et actions de
Mme B contre le centre hospitalier universitaire de Montpellier. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense par le centre hospitalier de Montpellier ne peut être accueillie.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité :
6. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère. ()".
7. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport du collège d'expert remis le
27 mai 2019, que dans les deux jours suivant l'intervention ayant conduit à l'ablation de son rein gauche, Mme B a ressenti des douleurs abdominales et qu'en dépit de ces douleurs il a été mis fin à son hospitalisation le 11 juin 2017. Les experts estiment que le CHU de Montpellier a commis un manquement dans le suivi post-opératoire en mettant fin de façon précoce à l'hospitalisation de la patiente. Ils précisent que son état justifiait le maintien de son hospitalisation lequel aurait permis de prendre en charge correctement la complication d'hémorragie post opératoire dont Mme B a été victime le 18 juin 2017. Ils poursuivent en relevant de
Mme B aurait permis d'éviter " la splénectomie ou raccourcit le temps de la réanimation pré et post-opératoire ". Ils en concluent que la prise en charge de l'hémopéritoine dans les suites de la néphrectomie n'a pas été conforme aux règles de l'art. Dans ces conditions, la prise en charge fautive de la complication hémorragique de Mme B est de nature à engager la responsabilité du CHU de Montpellier.
En ce qui concerne le droit à indemnisation :
8. La nature et l'étendue des réparations incombant à une collectivité publique du chef d'un accident dont la responsabilité lui est imputée ne dépendent pas de l'évaluation du dommage faite par l'autorité judiciaire dans un litige où elle n'a pas été partie et n'aurait pu l'être, mais doivent être déterminées par le juge administratif, compte tenu des règles afférentes à la responsabilité des personnes morales de droit public et indépendamment des sommes qui ont pu être exposées par le requérant à titre d'indemnité ou d'intérêts.
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire total :
9. Les experts ont relevé des troubles dans les conditions d'existence de toutes natures pour la période antérieure à la consolidation. Ils ont estimé qu'il existait un déficit fonctionnel temporaire total du 18 juin 2017 au 30 juin 2017, soit de 12 jours. Sur la base de 17 euros par jour, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant une somme de 200 euros.
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire partiel :
10. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport du collège d'expert, que
Mme B a subi un déficit fonctionnel temporaire partiel de classe III, soit à hauteur de 50% du 1er juillet 2017 au 15 août 2017 puis un déficit fonctionnel temporaire partiel de classe II, soit à hauteur de 25%, du 16 août 2017 au 30 septembre 2017. En retenant un taux journalier d'indemnisation de quinze euros, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi au titre du déficit fonction temporaire en l'évaluant à la somme de 500 euros.
S'agissant des souffrances endurées :
11. Il résulte du rapport d'expertise du docteur C, expert mandaté devant le juge judiciaire, que Mme B a subi des souffrances physiques et morales du fait de deux tentatives d'embolisation, de la splénectomie d'hémostase, des 13 jours d'hospitalisation dont plusieurs en réanimation, de la kinésithérapie sur une cicatrice douloureuse suivie de sa reprise chirurgicale et de l'évolution de douleurs physiques et psychiques jusqu'à la consolidation. Compte tenu des énonciations circonstanciées du rapport d'expertise certes non contradictoire mais dont les conclusions ne sont pas utilement contredites en défense, il y a lieu d'évaluer les souffrances endurées par Mme B à 4 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation du préjudice subi en allouant une somme de 6 000 euros.
S'agissant du préjudice esthétique :
12. Le préjudice esthétique subi par Mme B, résultant de la cicatrice de la laparotomie sous-ombilicale ainsi que des deux cicatrices de drainage dans l'hypocondre gauche, peut être évalué, ainsi que les experts l'ont relevé, à 2 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant une somme de 2 000 euros.
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
13. Il résulte de l'instruction, notamment des énonciations circonstanciées et non utilement contredites du rapport d'expertise du docteur A, que le déficit fonctionnel permanent de Mme B en lien avec la faute du CHU de Montpellier est de 20 %. Compte tenu de l'âge de l'intéressée à la date de consolidation de son état de santé, il sera fait une juste appréciation de son préjudice en l'évaluant à la somme de 35 000 euros.
S'agissant des frais d'avocats et des dépens exposés par la société Allianz :
14. L'assureur subrogé ne saurait avoir plus de droits que la victime. Le remboursement des frais d'avocats dont il demande la prise en charge ne suivent dès lors pas le régime de l'action subrogatoire.
15. Les frais et dépens qu'a définitivement supportés une personne en raison d'une instance judiciaire dans laquelle elle était partie sont au nombre des préjudices dont elle peut obtenir réparation devant le juge administratif de la part de l'auteur du dommage, sauf dans le cas où ces frais et dépens sont supportés en raison d'une procédure qui n'a pas de lien de causalité directe avec le fait de cet auteur.
16. La société ALLIANZ réclame le remboursement des frais de procédure à hauteur de 1 581,22 euros. Ces sommes apparaissent en lien avec la faute commise par le CHU de Montpellier, qui, s'il n'était pas partie à l'instance devant le juge judiciaire, a commis une faute de nature à engager sa responsabilité, ainsi qu'il a été dit. Par suite, il y a lieu de prendre en compte cette somme dans le préjudice indemnisable.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui a été dit que le centre hospitalier universitaire de Montpellier doit être condamné à payer à la société Allianz la somme de 45 281,22 euros.
Sur les intérêts :
18. La société Allianz ayant procédée au versement de la somme totale de 56 698,72 euros en deux temps, elle demande au tribunal que la somme de 43 992,50 euros qui lui sera versée portera intérêts à compter du 6 avril 2023 et que le surplus de l'indemnité demandée s'élevant 12 706,22 euros portera intérêts à compter du 3 janvier 2024. Compte tenu du montant de l'indemnité allouée par le présent jugement, la société Allianz a droit aux intérêts au taux légal correspondant à la somme de 43 992,50 euros à compter du 6 avril 2023 et à la somme de
1 288,72 euros à compter du 3 janvier 2024.
Sur les frais liés au litige :
19. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Montpellier la somme de 1 500 euros à verser à la société Allianz en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier universitaire de Montpellier est condamné à verser la somme de 45 281,22 euros à la société Allianz.
Article 2 : La société Allianz a droit aux intérêts au taux légal correspondant à la somme de 43 992 euros à compter du 6 avril 2023 et à la somme de 1 289,22 euros à compter du 3 janvier 2024.
Article 3 : Le centre hospitalier universitaire de Montpellier versera la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de la société Allianz est rejetée.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Allianz et au Centre hospitalier universitaire de Montpellier.
Délibéré après l'audience du 14 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Gayrard, président,
Mme Pater, première conseillère,
Mme Villemejeanne, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2025.
La rapporteure,
P. Villemejeanne
Le président,
J-P. GayrardLe greffier,
S. Sangaré
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 29 janvier 2025
Le greffier,
S. Sangaré
sA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026