jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2203915 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Président BESLE |
| Avocat requérant | ANEGAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2022, Mme C A, représentée par Me Anegas, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 février 2022 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales lui a notifié un indu de 5 946,35 euros de revenu de solidarité active pour la période du 1er avril 2020 au 31 janvier 2022 et la décision implicite par laquelle la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales a confirmé cette décision ;
2°) d'annuler la décision du 2 mars 2022 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales lui a notifié un indu 790,08 euros de prime d'activité pour la période du 1er avril 2020 au 31 janvier 2022 ;
3°) d'enjoindre au département des Pyrénées-Orientales et à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, de lui verser l'intégralité de ses prestations de revenu de solidarité active, de prime d'activité et de prestations familiales ;
4°) de mettre à la charge du département des Pyrénées-Orientales une somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions ont été prises par une autorité incompétente ;
- la décision du 28 février 2022 ne porte pas l'identification de son auteur et aucune des décisions n'est signée ;
- les décisions sont insuffisamment motivées ;
- le principe du contradictoire a été méconnu, faute pour elle d'avoir eu connaissance du rapport rédigé à la suite du contrôle réalisé par un agent vérificateur ;
- les dettes sont prescrites ;
- l'indu n'est pas fondé dès lors que les sommes figurant sur son compte bancaire appartenaient à son ancien compagnon ;
- aucune retenue sur prestations ne pouvait être effectuée en l'absence de titre ;
- elle est de bonne foi ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2023, le département des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2023, la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été différée au 3 novembre 2023 à 12 heures.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a bénéficié du revenu de solidarité active et de la prime d'activité depuis le mois de janvier 2020. À la suite d'un contrôle de sa situation, le directeur de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales, par des décisions du 28 février et du 2 mars 2022, lui a notifié un indu global de 5 946,35 euros pour la période du 1er avril 2020 au 31 janvier 2022. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de ces deux décisions et de celle par laquelle la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales a rejeté son recours administratif dirigé contre la décision du 28 février 2022.
2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'allocation de revenu de solidarité active et de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
Sur le périmètre du litige :
3. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". Aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. () ". Aux termes de l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration : " La décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale ".
4. L'institution par ces dispositions d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il suit de là que les décisions explicites ou implicites prises à la suite d'un tel recours se substituent nécessairement aux décisions initiales, et sont seules susceptibles d'être déférées au juge.
5. Il résulte de l'instruction que Mme A a exercé, par un courrier du 25 avril 2022, le recours administratif prévu aux dispositions citées au point 2 sans recevoir de réponse explicite. Par suite, les conclusions dirigées contre l'indu de revenu de solidarité active et l'indu de prime d'activité doivent être regardées comme exclusivement dirigées respectivement contre la décision implicite par laquelle la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales a confirmé l'indu de revenu de solidarité active et contre la décision implicite par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales a confirmé l'indu de prime d'activité. En conséquence, les moyens tirés de ce que les décisions du 28 février et du 2 mars 2022 ont été prises par une autorité incompétente, ne comportent pas l'identification de leur auteur, ne sont pas signées ou sont insuffisamment motivées sont inopérants et doivent par suite être écartés.
Sur la régularité des décisions :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () imposent des sujétions () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
7. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'un recours préalable obligatoire fait l'objet d'une décision implicite de rejet, cette décision se trouve entachée d'illégalité si son auteur n'en communique pas les motifs à l'intéressé dans le délai d'un mois qui suit la demande formée par ce dernier à cette fin dans le délai de recours contentieux. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme A aurait demandé la communication des motifs des décisions implicites qu'elle conteste. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions confirmant les indus mis à sa charge ne peut qu'être écarté.
8. En second lieu, le principe général des droits de la défense prévoit que les décisions individuelles défavorables n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Mme A fait valoir que ses droits de la défense ont été méconnus dans la mesure où, à défaut de communication du rapport d'enquête établi à son encontre elle n'a pas pu utilement faire valoir ses observations lors de son recours administratif préalable dès lors qu'elle n'était pas en mesure de comprendre les faits qui lui étaient reprochés. Toutefois, il résulte des écritures mêmes de la requérante et des termes du recours administratif du 25 avril 2022 qu'elle a communiqué des pièces à l'agent de contrôle et était informée de ce que des sommes qui n'avaient pas été déclarées avaient été identifiées sur son compte bancaire. Il en résulte que la requérante a bien eu connaissance de l'exercice du droit de communication par le contrôleur auprès de son établissement bancaire. Par ailleurs et s'agissant des relevés bancaires, ceux-ci étaient nécessairement connus de l'intéressé. Alors qu'il résulte en outre de ce qui a été dit au point 4 que Mme A a pu présenter ses observations à l'occasion du recours administratif qu'elle a exercé, le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense doit être écarté.
Sur le bien-fondé des indus :
En ce qui concerne les sommes réintégrées aux ressources :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d'une activité professionnelle a droit à une prime d'activité ". Aux termes de l'article L. 842-3 du code précédemment cité : " La prime d'activité est égale à la différence entre : / 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; / 2° Les ressources du foyer, qui sont réputées être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1°. ". Selon l'article L. 842-4 du même code : " Les ressources mentionnées à l'article L. 842-3 prises en compte pour le calcul de la prime d'activité sont : / 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu () ". Aux termes de l'article R. 846-5 dudit code : " Le bénéficiaire de la prime d'activité est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations nécessaires à l'établissement et au calcul des droits, relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer. Il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ".
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre ". En vertu de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. () ".
11. Il est constant que les indus mis à la charge de Mme A résultent de la réintégration dans ses ressources de sommes figurant au crédit de son compte bancaire et qui n'avaient pas été déclarées par l'intéressée auprès de la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales. Contrairement à ce que soutient Mme A, qui au surplus n'assortit pas son moyen de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, il ne résulte pas de l'instruction que ces sommes auraient appartenu à son ancien compagnon et ne pouvaient être prises en compte au titre de ses ressources.
En ce qui concerne l'application de la prescription :
12. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active, ou le département en recouvrement de sommes indûment payées ". D'autre part, aux termes de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, applicable à la prime d'activité en vertu de l'article L. 845-4 du même code : " L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans. / Cette prescription est également applicable à l'action intentée par un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration, l'action de l'organisme se prescrivant alors par cinq ans. () ".
13. En l'espèce, les indus en litige, pour la période du 1er avril 2020 au 31 janvier 2022 ont été mis à la charge de Mme A par des décisions du 28 février et du 2 mars 2022. Mme A a donc reçu notification de ces indus alors que moins de deux ans s'étaient écoulés depuis le versement de l'allocation de revenu de solidarité active ou de la prime d'activité du mois d'avril 2020. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner sa bonne foi, elle n'est en tout état de cause pas fondée à se prévaloir de la prescription de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles et de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale.
En ce qui concerne les autres moyens :
14. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " () Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif () ". Aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. / Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et ces demandes ont un caractère suspensif () ".
15. Si Mme A fait valoir que des retenues ont été pratiquées sur ses prestations, elle ne l'établit pas. En tout état de cause, à supposer cette circonstance établie, elle est, de même que la bonne foi dont elle se prévaut, sans incidence quant au bien-fondé des indus mis à sa charge.
16. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A, dirigée contre les indus de revenu de solidarité active et de prime d'activité mis à sa charge pour la période du 1er avril 2020 au 30 avril 2022, doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge du département des Pyrénées-Orientales, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à la ministre des solidarités et des familles, au département des Pyrénées-Orientales, à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales et à Me Anegas.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.
Le président,
D. B
La greffière,
F. Roman
La République mande et ordonne à la ministre des solidarités et des familles et au préfet des Pyrénées-Orientales, chacun en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 9 novembre 2023.
La greffière,
F. Roman
No 2203915
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026