LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2203996

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2203996

lundi 3 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2203996
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS PHILIPPE BLAIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2022, la société à responsabilité limitée (SARL) Home Sud Construction, représentée par Me Blain, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2016 et 2017 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2018, en droits et pénalités ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle n'a eu aucune volonté d'éluder l'impôt, les erreurs constatées en matière de taxe sur la valeur ajoutée collectée et déductible ne sont pas imputables à son dirigeant ; elle a subi les carences de son expert-comptable en charge de son dossier et les carences internes de son personnel dans le suivi de sa comptabilité ;

- les marchés de travaux ne sont pas facturés à 100 % car certains clients décident au fur et à mesure de réaliser eux-mêmes une partie des travaux, il n'est donc pas cohérent de reprendre les marchés signés pour analyser le chiffre d'affaires ;

- des virements de comptes à comptes apparaissent sur les relevés de comptes et faussent l'appréhension du chiffre d'affaires au regard des encaissements ; les lettres de change ne sont pas du chiffre d'affaires ;

- en ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée déductible, elle a demandé un duplicata des factures émises par la société Gestinéo ;

- en ce qui concerne l'impôt sur les sociétés au titre de l'année 2016, elle a sollicité des pièces auprès des sociétés Languedoc Energie, Gestinéo et Sas Bati DGA afin de justifier des charges déductibles ; les dépenses de sous-traitance de M. A B ont été engagées dans l'intérêt de la société et sont déductibles, en dépit d'une facturation postérieure à la date de cessation d'activité de ce fournisseur ;

- le profit sur le Trésor doit être rectifié ;

- en ce qui concerne l'amende prononcée sur le fondement du 4 de l'article 1788 A du code général des impôts, elle présente le caractère d'une punition ce alors qu'elle a régularisé les erreurs comptables constatées ; l'amende ne doit pas se baser sur le solde du compte mais doit analyser en détail les factures concernées par l'auto-liquidation ;

- en l'absence d'intention d'éluder l'impôt, c'est à tort que le service a appliqué la majoration de 40 % pour manquement délibéré, qui n'est pas motivée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2022, le directeur de contrôle fiscal Sud-Pyrénées conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viallet, rapporteure ;

- et les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL Home Sud Construction exerce une activité de maçonnerie et de gros œuvre du bâtiment. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle elle a été assujettie à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée portant sur la période du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2018 et à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2016 et 2017, dont elle demande au tribunal la décharge, en droits et pénalités.

Sur les conclusions à fin de décharge :

En ce qui concerne les rappels de taxe sur la valeur ajoutée :

2. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. / 2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable. / () / 3. La déduction de la taxe ayant grevé les biens et les services est opérée par imputation sur la taxe due par le redevable au titre du mois pendant lequel le droit à déduction a pris naissance. / II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 () ".

3. En premier lieu, la circonstance, à la supposer établie, que la minoration du chiffre d'affaires serait due à des carences du cabinet d'expertise comptable de la SARL Home Sud Construction et de son propre personnel en charge de la comptabilité est sans incidence sur le bien-fondé des impositions contestées.

4. En deuxième lieu, si la société soutient que son chiffre d'affaires ne pouvait s'apprécier au regard des contrats de travaux signés dès lors que certains ne sont pas totalement facturés aux clients qui décident d'en réaliser eux-mêmes une partie, il résulte de l'instruction, et il n'est pas contesté, que le service a retenu les encaissements bancaires constatés lors des opérations de contrôle. Par suite ce moyen manque en fait et doit être écarté.

5. En troisième lieu, les allégations selon lesquelles d'une part, les virements de comptes à comptes faussent l'appréhension du chiffre d'affaires au regard des encaissements, et d'autre part, les lettres de change ne constituent pas du chiffre d'affaires ne sont assorties d'aucune précision permettant d'en apprécier la portée et ne sont pas de nature à remettre en cause le bien-fondé des impositions en litige.

6. En dernier lieu, il résulte de l'instruction qu'en l'absence de factures justificatives, l'administration fiscale a refusé la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé des dépenses effectuées auprès de la société Gestinéo. En se bornant à faire valoir qu'elle a sollicité un duplicata de ces factures, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le service a remis en cause la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée portant sur ces dépenses.

En ce qui concerne l'impôt sur les sociétés :

7. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, () ".

8. Pour être admis en déduction des bénéfices imposables, les frais et charges doivent être exposés dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de l'entreprise, correspondre à une charge effective, être appuyés de justifications suffisantes et être compris dans les charges de l'exercice au cours duquel ils ont été engagés.

9. En outre, en vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits qu'elle invoque au soutien de ses prétentions, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. Le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.

10. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'au titre de l'exercice clos en 2016, le service a refusé d'admettre en déduction du bénéfice imposable des charges non justifiées par la société Home Sud Construction. Si la société indique qu'elle a sollicité des pièces justificatives auprès de trois fournisseurs, les sociétés Languedoc Energie, Gestinéo et Sas Bati DGA, elle ne produit aucun élément susceptible de faire admettre en déduction les charges correspondantes.

11. En second lieu, il résulte de l'instruction qu'au titre de l'exercice clos en 2016, le service a constaté des sommes enregistrées sur le compte 6110-sous traitance correspondant à des factures de commissions sur vente de chantiers gros-œuvre émises par M. A B entre mars et octobre 2016, alors que ce fournisseur a cessé son activité le 10 juillet 2014. La société requérante se borne à faire valoir sans plus de précision que ces dépenses de sous-traitance ont été engagées dans l'intérêt de la société et sont déductibles en dépit d'une facturation postérieure à la date de cessation d'activité. Dans ces conditions, le service doit être regardé comme établissant que cette dépense ne correspond pas à une charge effective de l'exercice appuyée de justifications suffisantes susceptible d'être admise en déduction du bénéfice imposable.

12. Il résulte de ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre des années 2016 et 2017 et de la période du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2018, ni à contester, en conséquence, le montant du profit sur le Trésor.

En ce qui concerne l'amende prévue à l'article 1788 du code général des impôts :

13. Aux termes du 4 de l'article 1788 A du code général des impôts : " Lorsqu'au titre d'une opération donnée le redevable de la taxe sur la valeur ajoutée est autorisé à la déduire, le défaut de mention de la taxe exigible sur la déclaration prévue au 1 de l'article 287, qui doit être déposée au titre de la période concernée, entraîne l'application d'une amende égale à 5 % de la somme déductible ".

14. Il résulte de l'instruction que pour la période du 1er janvier au 31 octobre 2018, les opérations de contrôle ont révélé d'importantes minorations en matière de taxe sur la valeur ajoutée auto-liquidée au titre de la sous-traitance dans le secteur du bâtiment. Dès lors, l'administration a appliqué à la société requérante, sur le fondement du 4 de l'article 1788 A du code général des impôts précité, une amende de 22 922 euros correspondant à 5 % du montant de la taxe déductible.

15. La société Home Sud Construction n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations selon lesquelles le montant de l'amende serait excessif du fait d'une base surévaluée, et ne saurait utilement se prévaloir d'avoir ultérieurement " remis les choses en ordre " une fois les erreurs comptables constatées. Par suite, elle n'est pas fondée à demander la décharge de l'amende qui lui a été infligée.

En ce qui concerne la majoration de 40 % pour manquement délibéré :

16. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'État entraînent l'application d'une majoration de : a. 40% en cas de manquement délibéré () ". Pour établir l'existence d'un manquement délibéré, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention délibérée du contribuable d'éluder l'impôt.

17. Pour justifier la majoration de 40 % pour manquement délibéré, l'administration fiscale s'est fondée sur le fait que sur la période de 34 mois contrôlée an matière de taxe sur la valeur ajoutée, les déclarations mensuelles de taxe collectée ont été minorées de manière répétée, à raison de la dissimulation d'une partie du chiffre d'affaires imposable, le pourcentage de taxe non déclaré spontanément représentant 0,81 % en 2016, 11,86 % en 2017 et 9,84 % en 2018. En outre, le service a constaté que la société procédait à des régularisations partielles ultérieures, démontrant ainsi sa connaissance des règles d'exigibilité. Par ailleurs, le service relève qu'au regard du solde du compte " TVA déductibles/achats ", créditeur de 74 869 euros en 2018, la société ne pouvait ignorer qu'une partie de la taxe sur la valeur ajoutée déduite ne correspondait pas à celle figurant sur les factures enregistrées. De plus, l'administration a constaté des déductions par anticipation de montants très importants de taxe sur la valeur ajoutée, en méconnaissance des principes édictés par le 2 du I de l'article 271 du code général des impôts. Enfin, le service souligne que compte tenu de son activité et de ce que les principes comptables et fiscaux en matière de droit à déduction ne présentent aucune difficulté particulière, la société avait nécessairement connaissance de cette situation. Dans ces conditions, l'administration, qui a suffisamment et spécialement motivé la pénalité de 40 %, doit être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, de l'intention délibérée de la société de se soustraire à l'impôt. La circonstance invoquée par la société, tirée de ce que ces manquements résulteraient des errances de son expert-comptable ne sauraient suffire à infirmer la justification par l'administration de l'intention délibérée de la requérante d'éluder l'impôt.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la requérante réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La requête de la SARL Home Sud Construction est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée (SARL) Home Sud Construction et au directeur de contrôle fiscal Sud-Pyrénées.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Besle, président,

M. Rabaté, vice-président,

Mme Viallet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juin 2024.

La rapporteure,

ML. VialletLe président,

D. Besle

Le greffier,

F. Balicki

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 7 juin 2024.

Le greffier,

F. Balickifb

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions