mercredi 10 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2204634 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Président BESLE |
| Avocat requérant | SCP CALAUDI - BEAUREGARD - MOLINIER- TRIBOUL MAILLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 29 août 2022, 18 novembre 2022, 4 janvier 2024, 12 mars 2024 et 22 mars 2024, Mme B C demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 juillet 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l'Hérault a confirmé la mise à sa charge d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 7 377,50 euros pour la période du 1er juillet 2020 au 28 février 2022 ;
2°) d'annuler la décision du 5 octobre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a confirmé la mise à sa charge d'un indu de prime d'activité d'un montant initial de 455,22 euros pour la période du 1er octobre 2021 au 31 décembre 2021 ;
3°) d'annuler la décision par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a implicitement confirmé la mise à sa charge de deux indus d'aide exceptionnelle de fin d'année au titre des années 2020 et 2021 de montants respectifs de 152,45 euros ;
4°) d'annuler la décision du 8 novembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l'Hérault l'a informée qu'une amende administrative d'un montant de 500 euros allait lui être appliquée ;
5°) le prononcé d'une remise de sa dette.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- ses déclarations trimestrielles de ressources ont toujours été effectuées correctement ;
- le rapport d'enquête ne lui a pas été communiqué et se trouve entaché d'erreurs manifestes ;
- la décision de notification d'indu du 22 avril 2022 n'est pas signée ni motivée ;
- un décompte détaillé et daté s'avère nécessaire afin d'établir avec précision les revenus 2021 de l'autoentreprise et les versements de revenu de solidarité active et de prime d'activité ;
- depuis le début de son activité en juillet 2021, le calcul de la caisse d'allocations familiales du revenu de solidarité active et de la prime d'activité sont très aléatoires et incompréhensibles pour elle ; un décompte clair et précis s'impose afin de pouvoir déterminer avec certitude un indu éventuel ou un rappel d'allocations ;
- elle est hébergée en contrepartie de l'entretien général du bien et des frais occasionnés à cet effet ;
- les retards de déclaration ont été régularisés ;
- étant bénéficiaire du revenu de solidarité active en novembre 2020 et 2021, elle est éligible à l'aide exceptionnelle de fin d'année ;
- elle était bien en activité pour la période antérieure à octobre 2021 ;
- l'activité dissimulée, invoquée par le département, n'est pas été établie ;
- elle n'a pas fraudé ;
- le département fait état d'un indu de 7 354,75 euros pour la période du 1er avril 2014 au 31 mai 2015 ; or, cette période est prescrite ;
- elle se trouve dans une situation financière précaire.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 décembre 2023 et 26 février 2024, le département de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 11, 12 et 18 mars 2024, la caisse d'allocations familiales de l'Hérault, représentée par Me Calaudi, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 ;
- le décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A ;
- et les observations de Me Calaudi, représentant la caisse d'allocations familiales de l'Hérault.
La clôture de l'instruction a été différée au 26 mars 2024 à 12 heures.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a bénéficié d'une ouverture de droits au revenu de solidarité active et à la prime d'activité dans le département de l'Hérault. A la suite d'un contrôle de sa situation retenant plusieurs anomalies liées à son activité et aux conditions de son hébergement, l'intéressée s'est vue notifier, par décision du 22 avril 2022, un indu d'un montant total de 8 137,62 euros, dont 7 377,50 euros au titre du revenu de solidarité active pour la période de juillet 2020 à février 2022, 455,22 euros au titre de la prime d'activité pour la période d'octobre 2021 à décembre 2021, 152,45 euros au titre de l'aide exceptionnelle de fin d'année 2020 et 152,45 euros au titre de l'aide exceptionnelle de fin d'année 2021. Par décision du 12 décembre 2022, Mme C s'est vue notifier une amende administrative d'un montant de 500 euros. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de la décision du 7 juillet 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l'Hérault a confirmé la mise à sa charge d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 7 377,50 euros pour la période du 1er juillet 2020 au 28 février 2022, de la décision du 5 octobre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a confirmé la mise à sa charge d'un indu de prime d'activité d'un montant initial de 455,22 euros pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2021 et de la décision du 8 novembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l'Hérault l'a informé qu'une amende administrative d'un montant de 500 euros allait lui être appliquée. Elle demande également que lui soit accordée une remise de sa dette.
Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre le courrier du 8 novembre 2022 :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ".
3. Le courrier attaqué du 8 novembre 2022 énonce simplement qu'une amende administrative va être infligée à la requérante et lui fait part de la possibilité qui lui est offerte de présenter ses observations. Il ne constitue ainsi pas une décision faisant grief au sens des dispositions du code de justice administrative. Les conclusions dirigées contre ce courrier sont dès lors irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les indus de revenu de solidarité active et de prime d'activité :
En ce qui concerne la régularité :
S'agissant de la décision du 22 avril 2022 :
4. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental () ". Aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que l'institution par ces dispositions d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il suit de là que les décisions explicites ou implicites prises à la suite d'un tel recours se substitue nécessairement aux décisions initiales, et sont seules susceptibles d'être déférées au juge.
6. Il résulte de l'instruction que Mme C a exercé, par courrier du 25 mai 2022, le recours administratif prévu aux dispositions citées au point 4 contre la décision du 22 avril 2022, lequel a été rejeté par une décision du président du conseil départemental de l'Hérault du 7 juillet 2022 et par une décision de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault du 5 octobre 2022. Par suite, les conclusions dirigées contre les indus de revenu de solidarité active et de prime d'activité doivent être regardées comme exclusivement dirigées contre les décisions de rejet du 7 juillet 2022 et du 5 octobre 2022. En conséquence, les moyens tirés de ce que la décision du 22 avril 2022 serait entachée de vices d'incompétence et de forme sont inopérants et doivent par suite être écartés.
S'agissant de la régularité du contrôle de la situation de Mme C :
7. Si Mme C fait valoir qu'elle n'a pas reçu communication du rapport établi par l'agent contrôleur de la caisse d'allocations familiales, il ne résulte toutefois pas de l'instruction qu'elle aurait formulé auprès de la caisse d'allocations familiales une demande tendant à ce que lui soit communiqué le rapport d'enquête établi par l'agent assermenté à l'issue d'un contrôle de situation, ce rapport lui ayant, en tout état de cause, été communiqué au cours de la présente instance. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'aurait pas eu connaissance du rapport d'enquête.
En ce qui concerne le bien-fondé :
8. Aux termes de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles : " () L'ensemble des ressources du foyer () est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat qui détermine notamment : / () 2° Les modalités d'évaluation des ressources, y compris les avantages en nature. L'avantage en nature lié à la disposition d'un logement à titre gratuit est déterminé de manière forfaitaire () ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. / Les dispositions de l'article R. 132-1 sont applicables au revenu de solidarité active ". Aux termes de l'article R. 262-9 de ce code : " Les avantages en nature procurés par un logement occupé soit par son propriétaire ne bénéficiant pas d'aide personnelle au logement, soit, à titre gratuit, par les membres du foyer, sont évalués mensuellement et de manière forfaitaire () ".
9. Il résulte des dispositions de l'article R. 262-9 du code de l'action sociale et des familles que l'allocataire qui, grâce à l'intervention d'un tiers, est logé sans être lui-même redevable d'un loyer doit bénéficier de l'évaluation forfaitaire de cet avantage en nature.
10. D'une part, il résulte de l'instruction que pour mettre à la charge de Mme C les indus litigieux, la caisse d'allocations familiales et le département ont retenu que l'intéressée était hébergée par la SCI " La Valette " dont elle est gérante majoritaire, à titre gratuit et non à titre onéreux. Si la requérante soutient qu'elle est hébergée en contrepartie de l'entretien général du bien et des frais occasionnés à cet effet, la participation financière à diverses charges ne permet toutefois pas d'établir qu'elle serait hébergée à titre onéreux en l'absence de toute contrepartie due pour l'occupation du logement.
11. D'autre part, il résulte de l'instruction que les indus litigieux ont également pour origine l'absence de déclaration par Mme C d'une activité professionnelle de mai 2020 à juin 2021 et des revenus en découlant. Si l'intéressée fait valoir que les retards de déclaration ont été régularisés, cette circonstance est néanmoins dépourvue d'incidence sur le bien-fondé des indus en litige.
En ce qui concerne la prescription :
12. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active, ou le département en recouvrement de sommes indûment payées ". Aux termes de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, applicable à la prime d'activité en vertu de l'article L. 845-4 du même code : " L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans. / Cette prescription est également applicable à l'action intentée par un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration, l'action de l'organisme se prescrivant alors par cinq ans. () ".
13. En l'espèce, si Mme C soutient que le département fait état d'un indu de 7 354,75 euros pour la période du 1er avril 2014 au 31 mai 2015 alors que cette période est prescrite, il résulte toutefois de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité active litigieux a été notifié à la requérante pour la période du 1er juillet 2020 au 28 février 2022. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que les sommes réclamées seraient prescrites.
Sur les indus d'aide exceptionnelle de fin d'année :
14. Aux termes de l'article 3 du décret du 29 décembre 2020 : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2020 ou, à défaut, du mois de décembre 2020, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul. () " et aux termes de l'article 3 du décret du 15 décembre 2021 : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2021 ou, à défaut, du mois de décembre 2021, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul. Une seule aide est due par foyer ".
15. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que Mme C n'avait pas droit au revenu de solidarité active au titre des mois de novembre 2020 et 2021 et ne remplissait donc pas les conditions posées par les dispositions précisées pour bénéficier de l'aide exceptionnelle de fin d'année.
Sur la demande de remise de dette :
16. Aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. / () La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ".
17. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () / La créance peut être remise ou réduite () en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration () ".
18. Il résulte de ces dispositions que le montant de l'indu de revenu de solidarité active et de prime d'activité peut être remis en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations.
19. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité et de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Les conditions tenant, d'une part, à la bonne foi du demandeur et, d'autre part, à la précarité de sa situation ne peuvent être regardées comme alternatives.
20. En l'espèce, si Mme C soutient qu'elle se trouve dans une situation de précarité, elle n'apporte au soutien de sa demande de remise de dette aucun justificatif relatif à ses charges et à ses ressources actuelles. Dans ces conditions, et en supposant même qu'elle soit de bonne foi, l'intéressée n'établit pas se trouver, à la date du présent jugement, dans une situation de précarité telle qu'elle ne puisse faire face au remboursement de sa dette, y compris par un échelonnement qu'il lui appartiendra de solliciter.
Sur les conclusions de la caisse d'allocations familiales tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
21. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, au département de l'Hérault et à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 avril 2024.
Le président,
D. A
La greffière,
F. Roman
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et au préfet de l'Hérault en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 10 avril 2024.
La greffière,
F. Roman
No 2204634
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026