mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2206577 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 décembre 2022, les compagnies d'assurance MMA Iard Assurances Mutuelles et MMA Iard, représentées par la société civile professionnelle (SCP) d'avocats Calaudi, Beauregard, Molinier, Lemoine, demandent au juge des référés d'étendre à la SMABTP la mesure d'expertise référencée n° 2106292, ordonnée le 30 mars 2022, et étendue par deux ordonnances n° 2203498 et n° 2204680 des 30 août et 27 septembre 2022, aux fins notamment de déterminer l'origine et l'étendue des désordres affectant la propriété de Mme C, située 312 chemin de Servières à Clermont-l'Hérault (Hérault) à la suite de la réalisation de travaux d'aménagement pour deux lotissements.
Elles soutiennent que la participation aux opérations d'expertise de la SMABTP, assureur de la société Héraultaise Aménagement Services mis en liquidation judiciaire, est utile.
Par un mémoire enregistré le 25 janvier 2023, la SMABTP, représentée par la SCP d'avocats Cascio, Ortal, Dommée, Marc, Danet, déclare ne pas s'opposer à la mesure sollicitée sous les protestations et réserves d'usage.
Vu :
- les ordonnances n° 2106292, n° 2203498 et n° 2204680 rendues les 30 mars, 30 août et 27 septembre 2022 par le juge des référés ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés par une décision du 1er septembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 532-1 du code de justice administrative dispose que : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Il peut, aux termes de l'article R. 532-3 du même code, " à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise () étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que la SMABTP est l'assureur de la société Héraultaise Aménagement Services (HAS), qui est intervenue aux opérations d'aménagement litigieuse en qualité de titulaire du lot " voirie et réseaux humides " et est aujourd'hui en liquidation judiciaire. Dans ces conditions, la participation de cet assureur aux opérations d'expertise présente un caractère d'utilité au sens des dispositions précitées de l'article R. 532-1. Il y a dès lors lieu de faire droit aux conclusions des requérantes visant à étendre l'expertise ordonnée le 20 mars 2022 au contradictoire de la SMABTP.
ORDONNE :
Article 1er : La mesure d'expertise prescrite par ordonnance n° 2106292 en date du 30 mars 2022 est étendue au contradictoire de la SMABTP.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée aux les compagnies d'assurance MMA Iard Assurances Mutuelles et MMA Iard, à la SMABTP, à la commune de Clermont-l'Hérault, à la société Geometris, à la société GGL Groupe, à Mme A B et à l'expert.
Fait à Montpellier, le 21 février 2023.
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 21 février 2023,
L'attaché,
Médéric Arias
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026