mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300260 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Présidente QUEMENER |
| Avocat requérant | DHEROT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 janvier 2023 et le 12 novembre 2024, Mme F C et M. B D, représentés par Me Dhérot, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 juillet 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l'Hérault a rejeté leur recours administratif préalable formé à l'encontre de la décision du 7 mars 2022 mettant à leur charge un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 19 212,32 euros pour la période du 1er mars 2019 au 31 décembre 2021 ;
2°) d'annuler la décision du 22 juillet 2022 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a rejeté leur recours administratif préalable formé à l'encontre de la décision du 7 mars 2022 mettant à leur charge un indu de prime d'activité d'un montant de 427,74 euros pour la période du 1er octobre 2020 au 31 décembre 2020 ;
3°) d'annuler la décision du 22 juillet 2022 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a rejeté leur recours administratif préalable formé à l'encontre de la décision du 7 mars 2022 mettant à leur charge un indu d'allocation de logement familiale d'un montant de 6 409 euros pour la période du 1er janvier 2020 au 31 janvier 2022 ;
4°) d'annuler la décision par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault a implicitement rejeté leur recours gracieux à l'encontre de la décision du 7 mars 2022 en tant qu'elle met à leur charge des indus de prime exceptionnelle de fin d'année 2019, 2020, 2021 d'un montant respectif de 274,41 euros ;
5°) d'enjoindre au département de l'Hérault et à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault le reversement de l'indu sans délai en tant que mesure d'exécution de l'annulation de la décision d'indu ;
6°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault et du département de l'Hérault une somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- sur la décision relative à l'indu de revenu de solidarité active ; elle est entachée d'incompétence ; elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission de recours amiable n'a pas été consultée ; elle est entachée d'une erreur d'appréciation en ce qu'ils ont déclaré l'intégralité de leurs ressources ;
- sur la décision relative aux indus de prime exceptionnelle de fin d'année ; elle devra être annulée par voie de conséquence ;
- sur la décision relative à l'indu de prime d'activité ; elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'ils n'ont pas été informés de l'utilisation du droit de communication par les services de la CAF ; elle ne mentionne pas les revenus pris en compte pour le calcul de la prime, en tout état de cause ils n'ont pas perçu d'autres ressources que celles déclarées ;
- sur la décision relative à l'indu d'allocation de logement familial ; elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'ils n'ont pas été informés de l'utilisation du droit de communication par les services de la CAF ; elle est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'ils n'ont pas perçu d'autres ressources que celles déclarées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2023, le département de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la décision du 7 juillet 2022 n'est pas entachée d'incompétence ;
- la décision du 7 juillet 2022 n'avait pas à être soumise à la consultation de la commission de recours amiable en vertu de la convention de gestion conclut entre la CAF et le département de l'Hérault ;
- la décision du 7 juillet 2022 est fondée dès lors que les requérants n'ont pas déclaré l'intégralité de leurs ressources ; ils ont manqué à leurs obligatoires déclaratives ;
- les autres indus ne relèvent pas de sa compétence.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 novembre 2024, la caisse d'allocations familiales de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- elle n'a pas méconnu les règles relatives à l'exercice du droit de communication :
- les indus de prime d'activité, d'allocation de logement familiale, de prime exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité sont fondés ; la requérante n'a pas déclaré l'intégralité de ses ressources.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 ;
- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 ;
- le décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme H a été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 12 novembre 2024 à 14 heures en présence de Mme Roman greffière.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D et Mme C ont bénéficié d'une ouverture de droits au revenu de solidarité active, à la prime exceptionnelle de fin d'année 2019, 2020 et 2021, à la prime d'activité, à l'allocation de logement familiale, à l'allocation de rentrée scolaire en 2021 et à l'aide exceptionnelle de solidarité en avril 2020. Par une décision du 7 mars 2022, le directeur de lacaisse d'allocations familiales de l'Hérault leur a notifié des indus d'un montant total de 27 392, 60 euros au titre de ces prestations. Par la présente requête, M. D et Mme C demandent au tribunal d'annuler les décisions par lesquelles le département et la caisse d'allocations familiales de l'Hérault ont rejeté leurs recours administratifs formés à l'encontre des indus de revenu de solidarité active, de prime exceptionnelle de fin d'année 2019, 2020, et 2021, de prime d'activité, ainsi que d'allocation de logement familiale.
Sur la régularité des décisions :
En ce qui concerne la régularité du contrôle de la situation de Mme C :
2. Aux termes de l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale : " Le droit de communication permet d'obtenir, sans que s'y oppose le secret professionnel, les documents et informations nécessaires : 1° Aux agents des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement des prestations servies par lesdits organismes ; () 3° Aux agents de contrôle des organismes de sécurité sociale pour recouvrer les prestations versées indûment à des tiers ou des prestations recouvrables sur la succession. ". Aux termes de l'article L. 114-21 du même code : " L'organisme ayant usé du droit de communication en application de l'article L. 114-19 est tenu d'informer la personne physique ou morale à l'encontre de laquelle est prise la décision de supprimer le service d'une prestation ou de mettre des sommes en recouvrement, de la teneur et de l'origine des informations et documents obtenus auprès de tiers sur lesquels il s'est fondé pour prendre cette décision. Il communique, avant la mise en recouvrement ou la suppression du service de la prestation, une copie des documents susmentionnés à la personne qui en fait la demande ".
3. Il résulte des articles L. 262-16 et L. 262-40 du code de l'action sociale et des familles et des articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale que les CAF et les caisses de mutualité sociale agricole, chargées du service du revenu de solidarité active, réalisent les contrôles relatifs à cette prestation d'aide sociale selon les règles, procédures et moyens d'investigation applicables aux prestations de sécurité sociale, au nombre desquels figurent le droit de communication instauré par l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale au bénéfice des organismes de sécurité sociale pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement des prestations qu'ils servent, ainsi que les garanties procédurales qui s'attachent, en vertu de l'article L. 114-21 du même code, à l'exercice de ce droit par un organisme de sécurité sociale.
4. Il incombe ainsi à l'organisme ayant usé du droit de communication, avant la suppression du service de la prestation ou la mise en recouvrement, d'informer l'allocataire à l'encontre duquel est prise la décision de supprimer le droit au revenu de solidarité active ou de récupérer un indu de revenu de solidarité active tant de la teneur que de l'origine des renseignements qu'il a obtenus de tiers par l'exercice de son droit de communication et sur lesquels il s'est fondé pour prendre sa décision. Cette obligation a pour objet de permettre à l'allocataire, notamment, de discuter utilement leur provenance ou de demander que les documents qui, le cas échéant, contiennent ces renseignements soient mis à sa disposition avant la récupération de l'indu ou la suppression du service de la prestation, afin qu'il puisse vérifier l'authenticité de ces documents et en discuter la teneur ou la portée. L'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale institue ainsi une garantie au profit de l'intéressé. Toutefois, la méconnaissance de ces articles par l'organisme demeure sans conséquence sur le bien-fondé de la décision prise s'il est établi qu'eu égard à la teneur du renseignement, nécessairement connu de l'allocataire, celui-ci n'a pas été privé, du seul fait de l'absence d'information sur l'origine du renseignement, de cette garantie.
5. En l'espèce, Mme C fait valoir qu'elle n'a pas reçu l'information de l'exercice du droit de communication exercé auprès de son établissement bancaire. Il résulte toutefois de l'instruction, et notamment des rapports de contrôle qui exposent les éléments retenus issus de ses relevés bancaires, que l'intéressé a ainsi été informée de la teneur des renseignements obtenus dans le cadre du droit de communication. Dans ces conditions eu égard à la teneur de ces informations, nécessairement connues de l'intéressée, la circonstance qu'elle n'aurait pas été informée de leur origine n'a pas été de nature en l'espèce à la priver d'une garantie. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale doit être écarté.
En ce qui concerne la décision du 7 juillet 2022 relative au revenu de solidarité active :
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, par un arrêté du 15 avril 2022, le président du conseil départemental de l'Hérault a donné délégation de signature à Mme G E, directrice des solidarités actives, à l'effet de signer tous actes, décisions et documents concernant la gestion des indus, les recours administratifs et les dossiers de présomption de fraude. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 7 juillet 2022, manque en fait et doit être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Les modalités d'examen du recours sont définies par décret en Conseil d'Etat () ". Aux termes de l'article R. 262-89 du même code : " Sauf lorsque la convention mentionnée à l'article L. 262-25 en dispose autrement, ce recours est adressé par le président du conseil départemental pour avis à la commission de recours amiable mentionnée à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale. Dans les cas prévus dans la convention mentionnée à l'article L. 262-25 dans lesquels la commission de recours amiable n'est pas saisie, le président du conseil départemental statue, dans un délai de deux mois, sur le recours administratif qui lui a été adressé. Cette décision est motivée ".
8. La consultation préalable de la commission de recours amiable en matière de contestation relative au revenu de solidarité active formée auprès du président du conseil départemental est prescrite par les dispositions précitées de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, sauf lorsque la convention de gestion conclue entre la caisse d'allocations familiales et le département en dispose autrement, en application de l'article R. 262-89 précité du même code. En l'espèce, en vertu de la convention de gestion du revenu de solidarité active conclue entre le département de l'Hérault et la caisse d'allocations familiales de l'Hérault du 1er février 2021, les recours administratifs en matière de contestation relative au bien-fondé de l'indu ne sont pas soumis pour avis à la commission de recours amiable. Par suite, le moyen tiré de l'absence de consultation de la commission de recours amiable est inopérant et ne peut qu'être écarté.
Sur le bien-fondé des indus :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre ". L'article L.262-9 du même code prévoit que : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 est majoré, pendant une période d'une durée déterminée, pour : 1° Une personne isolée assumant la charge d'un ou de plusieurs enfants ". A vertu de l'article L. 262-3 dudit code, l'ensemble des ressources du foyer est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active. Enfin, aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. () ".
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d'une activité professionnelle a droit à une prime d'activité, dans les conditions définies au présent titre ". Aux termes de l'article L. 843-1 du même code : " La prime d'activité est attribuée, servie et contrôlée, pour le compte de l'État, par les caisses d'allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole pour leurs ressortissants ". Aux termes de l'article R. 846-5 du même code : " Le bénéficiaire de la prime d'activité est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations nécessaires à l'établissement et au calcul des droits, relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer. Il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ". Aux termes de l'article R. 842-3 du même code : " Le foyer mentionné au 1° de l'article L. 842-3 est composé : / 1° Du bénéficiaire ; / 2° De son conjoint, concubin, ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité () ".
11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " () Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement ; / 2° Les allocations de logement : / a) L'allocation de logement familiale; / () ". Aux termes de l'article L. 823-1 du même code : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 822-2 dudit code : " Les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles dont bénéficient le demandeur ou l'allocataire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. / Sont considérées comme vivant habituellement au foyer les personnes y ayant résidé plus de six mois au cours de la période mentionnée au 1° de l'article R. 822-3 précédant la période de paiement prévue par l'article R. 823-6 et qui y résident encore au moment de la demande de l'aide ou du réexamen du droit à celle-ci. ".
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 du décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2019 ou, à défaut, du mois de décembre 2019 ". Aux termes de l'article 3 du décret n° 2020-1746 du 23 décembre 2020 " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2020 ou, à défaut, du mois de décembre 2020, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul. ". Aux termes de l'article 3 du décret du 15 décembre 2021 : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2021 ou, à défaut, du mois de décembre 2021, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul. Une seule aide est due par foyer. ".
13. Il résulte du rapport d'enquête du 20 août 2021, établi par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault et dont les constatations font foi jusqu'à preuve du contraire, que M. D et Mme C n'ont pas déclaré l'intégralité de leurs ressources. Pour remettre en cause le bien-fondé des indus en litige, les requérants font valoir que les ressources prises en considération sont des sommes que ne proviennent pas de l'activité professionnelle de M. D, mais résultent de cadeaux de mariage, d'aides ou de prêts ponctuels familiaux, du versement d'une assurance dans le cadre d'un accident de la circulation, et de la vente de deux véhicules automobiles. Toutefois, ils n'apportent dans le cadre de la présente instance, aucune précision, ni aucun élément, permettant de tenir pour établi que tout ou partie des sommes réintégrées dans leurs revenus ne présenteraient pas, pour l'application des dispositions précitées, le caractère de ressources. Par suite, c'est sans méconnaître les dispositions précitées que le président du conseil départemental de l'Hérault et le directeur de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault ont confirmé les indus mis à leur charge.
14. Il résulte de ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme C et M. D doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et de décharge :
15. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C et M. D n'implique aucune mesure d'exécution au sens des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
16. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et de décharge présentées par les requérants ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge du département de l'Hérault et de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C et M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F C et M. B D, au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes, à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault et au département de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.
La présidente,
V. HLa greffière,
F. Roman
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes, à la ministre du logement et de la rénovation urbaine et au préfet de l'Hérault, chacun en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 4 décembre 2024.
La greffière,
F. Roman
No 2300260
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026