LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2301167

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2301167

mercredi 4 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2301167
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationPrésidente QUEMENER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté l’opposition formée par M. A contre une contrainte émise par la MSA Grand Sud pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 2 730,10 euros. Le requérant contestait ne pas avoir reçu la mise en demeure préalable, mais l’avis de réception signé a établi le contraire. Le tribunal a également jugé que le moyen tiré de la bonne foi de M. A était inopérant pour contester la légalité de la contrainte. La décision s’appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 février 2023, M. B A forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 14 février 2023 par le directeur de la Mutualité sociale agricole (MSA) Grand Sud pour le recouvrement d'une somme de 2 730,10 euros correspondant au solde d'un indu de prime d'activité pour la période du 1er mai 2018 au 31 mai 2018.

Il soutient que :

- il n'a pas reçu le courrier de mise en demeure envoyé le 2 juin 2021 ;

- il est de bonne foi.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2023, la MSA Grand Sud conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

La présidente a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 12 novembre 2024 à 14 heures en présence de Mme Roman, greffière.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, M. A forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 14 février 2023 par le directeur de la MSA Grand Sud pour le recouvrement d'une somme de 2 730,10 euros correspondant au solde d'un indu de prime d'activité pour la période du 1er mai 2018 au 31 mai 2018.

2. Aux termes de l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale : " Pour le recouvrement d'une prestation indûment versée (), le directeur d'un organisme de sécurité sociale peut, dans les délais et selon les conditions fixées par voie réglementaire, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère notamment le bénéfice de l'hypothèque judiciaire ". Aux termes de l'article R. 133-3 du même code : " Si la mise en demeure ou l'avertissement reste sans effet au terme du délai d'un mois à compter de sa notification, les directeurs des organismes créanciers peuvent décerner () une contrainte comportant les effets mentionnés à ces articles. La contrainte est notifiée au débiteur par tout moyen permettant de rapporter la preuve de sa date de réception ou lui est signifiée par acte d'huissier de justice. La contrainte est signifiée au débiteur par acte d'huissier de justice ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. A peine de nullité, l'acte d'huissier ou la notification mentionne la référence de la contrainte et son montant, le délai dans lequel l'opposition doit être formée, l'adresse du tribunal compétent et les formes requises pour sa saisine. () Le débiteur peut former opposition par inscription au secrétariat du tribunal compétent () ".

3. Il résulte de la combinaison des dispositions citées au point 2 que préalablement à l'émission d'une contrainte, l'organisme chargé du service de la prime d'activité doit adresser une mise en demeure qui a pour objet principal d'informer l'allocataire sur la nature exacte des sommes qui sont exigées de lui, sur l'origine de sa dette, sur le délai qui lui est imparti pour s'en acquitter et sur les conséquences qui s'attacheraient à un défaut de réponse de sa part.

4. En premier lieu, M. A fait valoir qu'il n'a pas été destinataire de la mise en demeure prévue par les dispositions de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale applicables en l'espèce. Il résulte toutefois de l'instruction que l'avis de réception du courrier de mise en demeure du 2 juin 2021 comporte la signature de son destinataire. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas été destinataire de ce courrier.

5. En second lieu, pour demander la décharge de l'obligation de payer résultant d'une contrainte, le requérant ne peut utilement se prévaloir que de moyens susceptibles d'avoir une incidence sur le principe, la quotité et sur l'exigibilité de la créance de la caisse d'allocations familiales. En l'espèce M. A soutient qu'il est de bonne foi, mais cette circonstance est toutefois dépourvue d'incidence sur la légalité de la contrainte en litige.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes et à la MSA Grand-Sud.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.

La présidente,

V. CLa greffière,

F. Roman

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 4 décembre 2024.

La greffière,

F. Roman

No 2301167

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions