vendredi 27 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2301448 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP DILLENSCHNEIDER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 mars 2023, M. A B, représenté par
Me Dillenschneider, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de perception concernant un indu sur rémunération pour un montant de 2 247,31 euros avec majoration de 225 euros à compter du 15 mai 2022, manifesté par la lettre de relance datée du 13 juin 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le titre de perception, qui ne mentionne pas le prénom, le nom, la qualité et la signature de son auteur, méconnait les dispositions de l'article 4 de la loi du 12 avril 2000 ;
- le titre de perception n'est pas motivé en méconnaissance des articles 81 et 82 du décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962 ;
- les sommes ne sont pas dues dès lors qu'il a demandé le bénéfice d'un CITIS provisoire prévoyant le maintien de salaire le temps que les instances médicales se prononcent sur sa situation.
Une mise en demeure a été adressée le 15 mars 2024 au garde des sceaux, ministre de la justice.
Par une ordonnance du 2 septembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au
2 octobre 2024 à 12 heures.
Un mémoire en défense présenté pour le garde des sceaux a été enregistré le
4 juin 2025, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Par une décision du 7 février 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande au tribunal, par la présente requête, d'annuler le titre de perception concernant un indu sur rémunération pour un montant de 2 247,31 euros révélé par la lettre de relance du 13 juin 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. M. B, qui demande l'annulation d'une décision révélée ne peut utilement soutenir que celle-ci est entachée d'un vice de forme, faute d'être revêtue du prénom, du nom, de la qualité et de la signature de son auteur. Ce moyen inopérant ne peut qu'être écarté.
3. Aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation.
Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ". Le titre de perception contesté par M. B, qui n'est pas produit mais dont l'existence est révélée par la lettre de relance du 13 juin 2022, n'est pas une décision expresse. Si le requérant soutient que cette décision révélée ne serait pas motivée, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait sollicité auprès de son administration les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dans ces conditions, le moyen est inopérant et doit être écarté.
4. Enfin, si M. B soutient, sans que cela soit contesté par le garde des sceaux qui, malgré une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire avant la cloture de l'instruction, qu'il a droit à son plein traitement pendant la durée de son congé pour invalidité temporaire imputable au service provisoire, il ne se prévaut de la méconnaissance d'aucune disposition légale ou règlementaire prévoyant une telle rémunération lors d'un placement en CITIS provisoire. Le moyen n'étant pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé doit donc être écarté.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation du titre de perception concernant un indu sur rémunération pour un montant de 2 247,31 euros révélé par la lettre de relance du 13 juin 2022 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. B la somme qu'il réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Copie en sera adressée, pour information, au directeur régional des finances publiques Occitanie.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2025, à laquelle siégeaient :
M. Vincent Rabaté, président,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
Mme Camille Doumergue, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2025.
La rapporteure,
C. C
Le président,
V. Rabaté
La greffière,
B. Flaesch
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 27 juin 2025.
La greffière,
B. Flaesch
fg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026