mercredi 13 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2301914 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BOUSQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 avril 2023, et des mémoires enregistrés le 3 juillet 2023 et le 9 avril 2024, M. C B, représenté par Me Bousquet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 mars 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Béziers a prononcé son exclusion temporaire pour une durée de dix-huit mois ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Béziers de le réintégrer dans ses fonctions dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous une astreinte dont il appartiendra au tribunal d'en fixer le montant ;
3°) de mettre à la charge du Centre hospitalier de Béziers la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la convocation au conseil de discipline est entachée d'un vice d'incompétence dès lors qu'il n'a pas été convoqué par le président de cette instance ainsi que le prévoit l'article 2 du décret 89-822 du 7 novembre 1989, mais par la directrice des ressources humaines du centre hospitalier de Béziers ;
- le rapport de saisine de ce conseil ne mentionnait pas de façon précise les griefs qui lui sont reprochés en méconnaissance des dispositions de l'article L. 552-13 du code général de la fonction publique ;
- l'anonymisation des témoignages méconnait son droit à un procès équitable et à se défendre tels que garantis par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- l'enquête administrative était partiale et à charge ;
- un membre du conseil de discipline, directrice des ressources humaines du centre hospitalier, était partiale et hostile à son égard ayant manifesté publiquement son hostilité à son égard ;
- la décision est insuffisamment motivée en fait et en droit ;
- elle est entachée d'erreur de fait dès lors que les griefs qui lui sont reprochés ne sont pas établis ;
- la sanction présente un caractère disproportionné.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2023, le centre hospitalier de Béziers, représentée par la SELARL VPNG avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de pénal ;
- le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Villemejeanne, rapporteure,
- les conclusions de Mme Dabouis, rapporteure publique,
- et les observations de Me Fournier, substituant Me Bousquet, représentant M. B et celles de Me Constans, représentant le centre hospitalier de Béziers.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, recruté en qualité d'agent des services hospitaliers qualifiés en contrat à durée déterminée depuis le 18 janvier 2011 a été titularisé le 1er juillet 2014 et affecté au sein du service de brancardage du centre hospitalier de Béziers à compter du 1er juillet 2019. Par décision du
10 mars 2023, le directeur de cet établissement a prononcé à son encontre une exclusion temporaire pour une durée de dix-huit mois. M. B demande au tribunal d'annuler cette sanction disciplinaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aucun élément au dossier ne permet de tenir pour établies les allégations du requérant selon lesquelles les éléments issus de l'enquête administrative auraient été interprétés de manière partiale par les agents en charge de celle-ci. Il ressort en revanche des pièces du dossier que M. B a été entendu à l'instar d'autres agents mis en cause ainsi que des agents victimes. L'ensemble des comptes-rendus a été versé au débat et ne dénote, notamment par la formulation des questions posées, aucune animosité ou partialité envers le requérant. M. B s'est vu communiquer, au cours de l'enquête administrative, les documents en cause. Il a ainsi été mis en mesure, en particulier lors de son audition, de s'expliquer de manière contradictoire sur les écarts de comportements allégués et retenus à son encontre. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'enquête administrative aurait été, ainsi que le soutient M. B, " à charge " et donc partiale. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 2 du décret du 7 novembre 1989 dispose : " Le fonctionnaire poursuivi est convoqué par le président du conseil de discipline, quinze jours au moins avant la date de la réunion de ce conseil, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Il peut, devant le conseil de discipline, présenter des observations écrites ou orales, citer des témoins et se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été convoqué à la réunion du conseil de discipline du 6 mars 2023 par courrier du 14 février 2023 signé de la main de Mme A, directrice des ressources humaines du centre hospitalier de Béziers, " pour la Présidente du conseil de discipline ". Aucune disposition législative ou règlementaire ne s'oppose à ce que la présidente du conseil de discipline délègue sa signature. En l'espèce, Mme A bénéficiait d'une délégation régulièrement consentie à cet effet. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un tel vice aurait été de nature à exercer une influence sur le sens de la décision prise ou privé le requérant d'une garantie. Par suite, le moyen tiré de ce que la convocation n'aurait pas été signée par le président du conseil de discipline ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, l'article L. 532-13 du code général de la fonction publique dispose que : " Le conseil de discipline est saisi par un rapport de l'autorité investie du pouvoir de nomination. / Ce rapport précise les faits reprochés au fonctionnaire hospitalier poursuivi, ainsi que les circonstances dans lesquelles ils ont été commis ".
6. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a été convoqué par un courrier daté du 14 février 2023 mentionnant en objet " courrier d'information de l'ouverture d'une procédure disciplinaire et de convocation au conseil de discipline ". A ce courrier, qui avait été remis en mains propres à M. B, avait été annexé un document intitulé " note introductive d'instance disciplinaire ". Ce document qui doit être regardé comme constituant le rapport par lequel le directeur du centre hospitalier a saisi le conseil de discipline comportait, d'une part, quatre pages sur lesquels était exposé, avec suffisamment de précisions, les faits reprochés à M. B ainsi que les circonstances dans lesquelles ils avaient été commis et, d'autre part, des annexes pour étayer les griefs ainsi énoncés. Dans ces conditions, le rapport dont a été rendu destinataire M. B détaille avec suffisamment de précisions les motifs de la saisine du conseil de discipline et satisfait ainsi aux dispositions précitées de l'article L. 532-13 du code général de la fonction publique. Par suite, ce moyen doit être écarté.
7. En quatrième lieu, le requérant soutient qu'un membre du conseil de discipline, à savoir, la directrice des ressources humaines du centre hospitalier, était partiale et hostile à son égard. En se bornant à des allégations non étayées de preuves, M. B ne démontre pas le caractère partial de l'enquête menée par son employeur. En particulier, s'il fait valoir que Mme A aurait adopté une attitude partiale à son égard, il ne verse au débat aucun commencement de preuve permettant de tenir pour établies de telles allégations. Si, lors de l'enquête administrative, la directrice des ressources humaines a émis des doutes sur la sincérité des propos tenus par le requérant, ces propos ne sauraient à eux-seuls révéler un manque d'impartialité. La tenue de tels propos ne saurait davantage établir que l'enquête administrative aurait été menée avec partialité tandis qu'il ressort des pièces du dossier que, lors de l'enquête, toutes les personnes susceptibles de témoigner en sa faveur ou en sa défaveur ont été entendus et qu'il a pu être mis à même de présenter des observations sur les témoignages en cause. Enfin, il ressort des pièces du dossier qu'il n'a pas fait usage de la possibilité de révoquer celle-ci en sa qualité de membre du conseil de discipline ainsi qu'il lui était loisible de le faire et alors qu'en début de séance, la présidente du conseil a demandé à l'intéressé s'il souhaitait révoquer un membre du conseil conformément à l'article 4 du décret
n° 89-822 du 7 novembre 1989.
8. En cinquième lieu, l'autorité qui prononce une sanction disciplinaire a l'obligation de préciser, dans sa décision, les griefs qu'elle entend retenir à l'encontre du fonctionnaire intéressé, de sorte que ce dernier puisse à la seule lecture de la décision qui lui est notifiée, connaître les motifs de la sanction qui le frappe. En l'espèce, la décision attaquée cite, avec suffisamment de précision les textes dont elle fait application. Si la décision attaquée mentionne par ailleurs dans ses visas la loi du 13 juillet 1983 sans faire état d'un article spécifique, cette circonstance ne saurait par elle-même révéler une insuffisance de motivation en droit alors, qu'en tout état de cause, elle vise en particulier les articles L. 131-3, L. 121-1 et L. 530-1 et suivants du code général de la fonction publique, le décret n° 89-22 du 97 novembre 1989 et le décret n° 97-487 du 12 mai 1997. Par ailleurs, si le requérant fait valoir que la décision attaquée comporterait des faits erronés ou reposerait sur des témoignages qui n'auraient pas dû être anonymisés, ces critiques, qui se rattachent au bien-fondé de la décision attaquée, ne sauraient révéler un défaut de motivation. Enfin, la décision attaquée, qui vise le rapport disciplinaire, énonce dans ses motifs les griefs reprochés à l'agent de manière précise et détaillée, comporte les circonstances de faits qui en constituent son fondement. La motivation de la décision attaquée était suffisante pour permettre au requérant de comprendre les griefs venant au soutien de la sanction en litige et de les contester utilement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique : " Les sanctions disciplinaires pouvant être infligées aux fonctionnaires sont réparties en quatre groupes :1° Premier groupe : a) L'avertissement ; b) Le blâme ; c) L'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours. 2° Deuxième groupe : a) La radiation du tableau d'avancement ; b) L'abaissement d'échelon à l'échelon immédiatement inférieur à celui détenu par le fonctionnaire ; c) L'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quatre à quinze jours ; d) Le déplacement d'office dans la fonction publique de l'Etat. 3° Troisième groupe : a) La rétrogradation au grade immédiatement inférieur et à l'échelon correspondant à un indice égal ou, à défaut, immédiatement inférieur à celui afférent à l'échelon détenu par le fonctionnaire ; b) L'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de seize jours à deux ans. 4° Quatrième groupe : a) La mise à la retraite d'office ; b) La révocation. ".
10. D'une part, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes. D'autre part, il incombe à l'autorité investie du pouvoir disciplinaire d'établir les faits sur le fondement desquels elle inflige une sanction à un agent public. Si elle peut légalement infliger à un agent une sanction sur le fondement de témoignages qu'elle a anonymisés à la demande des témoins, lorsque la communication de leur identité serait de nature à leur porter préjudice, il lui appartient cependant, dans le cadre de l'instance contentieuse engagée par l'agent contre cette sanction et si ce dernier conteste l'authenticité des témoignages ou la véracité de leur contenu, de produire tous éléments permettant de démontrer que la qualité des témoins correspond à celle qu'elle allègue et tous éléments de nature à corroborer les faits relatés dans les témoignages. La conviction du juge se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
11. Pour prononcer l'exclusion définitive de M. B, le directeur du centre hospitalier de Béziers, a estimé que le comportement de M. B à l'égard d'une agente féminine du service du brancardage s'apparentait " à du harcèlement sexuel constitutif d'une faute lourde, contrevenant ainsi à l'article L. 131-3 du code général de la fonction publique, ainsi qu'un manquement grave à l'obligation de dignité " définit également par ce code.
12. Il ressort des pièces du dossier que pour justifier l'existence de faits susceptibles de revêtir un caractère fautif, le directeur du centre hospitalier s'est fondé sur des témoignages de collègues recueillis dans le cadre d'une enquête interne. Si ces témoignages ont été anonymisés à la demande des intéressés, la lecture de comptes-rendus et de rapport hiérarchiques les relatant, et dont le requérant a été rendu destinataire, n'avaient en revanche pas fait l'objet d'anonymisation. Dans ces conditions, les documents exhaustifs communiqués au requérant comportaient des indications suffisamment précises, notamment sur la teneur des actes, des gestes et des propos reprochés à l'intéressé et les circonstances dans lesquels ils avaient été commis. En outre, si la victime des agissements au sein du service brancardage a souhaité que son témoignage soit anonymisé, il est constant que le requérant l'a identifié. Dans ces conditions, l'anonymisation des témoignages en cause n'a pas pu avoir pour effet de priver M. B de la faculté de comprendre les faits qui lui étaient reprochés et d'assurer utilement sa défense.
13. Il ressort tant des mentions des rapports disciplinaires que des éléments recueillis durant l'enquête administrative, que M. B a pris part à des attitudes déplacées à l'endroit d'une agente féminine du service brancardage, telles que l'utilisation de propos et d'un humour grivois et insultant, de taquineries revêtant parfois un caractère sexuel, de remarques vexatoires sur son physique, propices au développement d'un climat de familiarité, humiliant ou intimidant. Il a par ailleurs eu un comportement inapproprié à l'égard de cette même agente en lui dégrafant sa blouse alors qu'elle était en fonction, en lui demandant à plusieurs reprises de montrer ses seins, en lui demandant la couleur de ses sous-vêtements ou en l'attrapant à plusieurs reprises par les cheveux tout en lui faisant des propositions à caractère sexuel et en lui envoyant des messages et photographies de même nature. Les éléments versés au débat ne permettent pas de remettre en cause la réalité des faits reprochés. Ces faits, eu égard à leur nature, pouvaient légalement justifier une sanction disciplinaire, ainsi que l'a d'ailleurs relevé le conseil de discipline qui s'est prononcé à l'unanimité pour le prononcé de la sanction disciplinaire en litige, sans qui fasse obstacle la circonstance selon laquelle la plainte pénale déposée par l'agente féminine ait été classée sans suite. Les faits en cause, eu égard à leur caractère répétés et graves, pouvaient légalement justifier que soit prononcé une exclusion temporaire de dix-huit mois sans que puisse y faire utilement obstacle les circonstances selon lesquelles le requérant n'avait pas fait l'objet d'une sanction disciplinaire antérieure ou que la décision en litige le placerait dans une situation de précarité financière. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les faits qui lui étaient reprochés ne pouvaient légalement justifier la sanction d'exclusion temporaire de fonctions.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 15 mars 2023.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
15. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions de M. B aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier de Béziers, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. B demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le centre hospitalier de Béziers et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera au centre hospitalier de Béziers une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au centre hospitalier de Béziers.
Délibéré après l'audience du 21 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gayrard, président,
Mme Pater, première conseillère,
Mme Villemejeanne, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 novembre 2024.
La rapporteure,
P. Villemejeanne
Le président,
J-P. GayrardLe greffier,
F. Balicki
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 14 novembre 2024.
Le greffier,
F. Balicki
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026