vendredi 29 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2302700 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MARGALL, D'ALBENAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 mai 2023, la SARL Serra Architectes, représentée par la Selarl Clairance Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de la communauté de communes Pyrénées Catalanes rejetant sa demande de paiement d'honoraires complémentaires formulée par courrier notifié le 3 mai 2023 ;
2°) de condamner la communauté de communes Pyrénées Catalanes au paiement d'honoraires complémentaires à hauteur de 27 500 euros hors taxes, augmentés des intérêts moratoires de droit et anatocisme à compter de la présente requête ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes Pyrénées Catalanes une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a valablement saisi le comité consultatif de règlement amiable des litiges avant de saisir le Tribunal ;
- sa demande d'honoraires complémentaires est fondée en droit eu égard aux modalités de rémunération de la maitrise d'œuvre fixées par la loi, le règlement et les dispositions contractuelles, au droit à rémunération en cas de prestations supplémentaires demandées par le maitre d'ouvrage ou d'allongement de la durée de la mission ;
- il est établi que le coût des travaux a été revalorisé lors de la conclusion des marchés de travaux et de leur exécution ;
- sa demande se fonde sur la revalorisation de contrats de travaux pour des raisons de force majeure ainsi que des frais liés aux négociations complémentaires qui ont été menées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2023, la communauté de communes Pyrénées Catalanes, représentée par la Selarl Territoires Avocats conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que les prétentions de la Sarl Serra Architectes soient ramenées à de plus justes proportions et à ce que soit mise à la charge de la Sarl Serra Architectes une somme de 2 500 euros au titre des frais du litige.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable par application de l'article 52 du cahier des clauses administratives particulières faute d'avis préalablement rendu par le comité consultatif de règlement amiable des litiges ;
- le montant de la rémunération de la maitrise d'œuvre a été fixée en fonction de l'estimation des travaux à l'issue de la phase d'avant-projet définitif ;
- la maitrise d'œuvre est pour partie responsable de l'augmentation du coût de la réalisation des travaux et elle n'établit ni une modification du programme des travaux par la maitrise d'ouvrage ni un surcroit d'activité.
Par un mémoire enregistré le 26 novembre 2024, la Sarl Serra Architectes, représentée par la Selarl Clairance Avocats, déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Par un mémoire enregistré le 26 novembre 2024, la société Serra Architectes déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Serra Architectes la somme demandée par la communauté de communes Pyrénées Catalanes sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais de procédure.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Serra Architectes.
Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté de communes Pyrénées Catalanes sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Serra Architectes et à la communauté de communes Pyrénées Catalanes.
Fait à Montpellier, le 29 novembre 2024.
La magistrate désignée,
A. Lesimple
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 29 novembre 2024
La greffière,
M. A
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026