mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2303037 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Vice-président CORNELOUP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 mai 2023, Mme E A demande l'annulation de la décision implicite du 16 avril 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales a rejeté son recours formé contre la décision en date du 18 décembre 2022 lui notifiant un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 2 754, 15 euros.
Elle soutient qu'elle a correctement déclaré ses revenus et que l'erreur commise n'est pas volontaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2024, caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Corneloup, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Corneloup a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de la décision implicite du 16 avril 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales a rejeté son recours formé contre la décision en date du 18 décembre 2022 lui notifiant un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 2 754, 15 euros.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Aux termes de l'article L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 822-2 du même code : " Les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles dont bénéficient le demandeur ou l'allocataire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. / Sont considérées comme vivant habituellement au foyer les personnes y ayant résidé plus de six mois au cours de la période mentionnée au 1° de l'article R. 822-3 précédant la période de paiement prévue par l'article R. 823-6 et qui y résident encore au moment de la demande de l'aide ou du réexamen du droit à celle-ci. ".
2. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'indu d'aide personnelle au logement mis à la charge de Mme A a pour origine la déclaration par Mme A de frais réels pour l'année 2021 concernant M. D B pour un montant de 20 715 euros et de 4 200 euros pour l'enfant Nargisse. L'administration fiscale a communiqué à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales les revenus annuels déclarés par le foyer au titre de l'année 2021 dont il résulte que ni M. B ni l'enfant Nargisse n'avaient été déclarés au titre des charges à déduire des frais réels pour l'année 2021. S'il est constant que Mme A a procédé à une déclaration rectificative auprès de l'administration fiscale concernant les frais réels déductibles au titre de l'année 2021 pour M. B, cette déclaration rectificative a été sans incidence sur le calcul du droit à l'aide personnalisée au logement au vu du montant déclaré de 1 382 euros inférieur à la déduction forfaitaire mentionnée au 3° de l'article 83 du code général des impôts. Il en résulte que c'est à bon droit que l'indu a été réclamé à Mme A par la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales. La requête de Mme A doit dès lors être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A et à la caisse d'allocations familiales des Pyrénées-Orientales.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
La magistrate désignée,
F. Corneloup
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 1er octobre 2024
La greffière,
M. C
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