vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2303109 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Vice-président CORNELOUP |
| Avocat requérant | MELANIE LAPORTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 mai 2023, Mme C D, représentée par Me Laporte, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 juillet 2023 par laquelle la commission de recours amiable a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision de la CAF de l'Hérault lui retirant le bénéfice de l'aide personnalisée au logement à compter du mois de juillet 2022 ;
2°) d'annuler la décision par laquelle la CAF de l'Hérault lui a retiré le bénéfice de l'aide personnalisée au logement à compter du mois de juillet 2022 ;
3°) d'enjoindre à la CAF de l'Hérault de procéder au réexamen de sa situation et de la rétablir dans ses droits à l'aide personnalisée au logement avec effet rétroactif à compter de la date de leur suspension, dans un délai de 15 suivant le jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la CAF de l'Hérault la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision n'est pas motivée ; elle a sollicité la communication des motifs de la décision implicite de rejet de son recours gracieux et aucune réponse ne lui a été apportée ;
- les décisions sont entachées d'une erreur d'appréciation tirée de l'appréciation erronée des ressources de Mme D pour le calcul de ses droits à l'aide personnalisée au logement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2024, la caisse d'allocations familiales de l'Hérault conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Elle soutient que les droits à l'allocation de logement sociale ont été réouverts à partir de juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Corneloup, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Corneloup a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été différée au 3 juillet 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D a bénéficié d'une ouverture de droits à l'aide au logement dans le département de l'Hérault. L'intéressée a constaté, dans une attestation de paiement, que le versement de cette aide n'était plus réalisé depuis juillet 2022. Elle a formé un recours administratif préalable qui a été explicitement rejetée le 18 juillet 2023. Par la présente requête, Mme D demande l'annulation de cette décision.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Il résulte de l'instruction, et notamment des pièces transmises en défense, que les droits à l'allocation de logement sociale ont été rouverts à compter de juillet 2022, et que cette allocation a été directement versée à M. A, bailleur de Mme D, à compter de cette date. Par suite, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête.
Sur les frais de justice :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme D.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D et à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.
La magistrate désignée,
F. Corneloup
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 5 juillet 2024.
La greffière,
M. B
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026