LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2304931

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2304931

lundi 13 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2304931
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationPrésidente QUEMENER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté l'opposition formée par Mme D... contre une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) du Languedoc pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 242,13 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu en soutenant ne plus être allocataire de la MSA durant la période concernée. Le tribunal a jugé cette contestation irrecevable, car Mme D... n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée, de même que les conclusions reconventionnelles de la MSA, cette dernière ne pouvant demander au juge de prononcer une mesure qu'elle a le pouvoir de prendre elle-même.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 aout 2023, Mme C... D... forme opposition à la contrainte émise à son encontre par le sous-directeur de la mutualité sociale agricole du Languedoc le 9 août 2023 pour le recouvrement d’un indu de prime d'activité d’un montant de 242, 13 euros pour la période de mars 2020 à mai 2020.

Elle soutient qu’elle n’était plus allocataire de la mutualité sociale agricole durant la période retenue pour l’implantation de l’indu.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2025, la mutualité sociale agricole du Languedoc conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de condamner Mme D... au paiement de la somme de 246,49 euros au titre de la contrainte, ainsi qu’au paiement des entiers dépens.

Elle fait valoir qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme B... été entendu au cours de l’audience publique qui s’est tenue le 11 septembre 2025 à 14 heures en présence de Mme Jernival, greffière.

Les parties n’étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l’instruction est intervenue après l’appel de l’affaire à l’audience.

Considérant ce qui suit :

Mme D... est allocataire de la caisse de mutualité sociale agricole (MSA) du Languedoc. Par une décision du 25 mars 2021 le directeur de cet organisme lui a notifié l’implantation d’un indu de prime d’activité d’un montant de 242.13 euros pour la période de mars 2020 à mai 2020. La mise en demeure notifiée à l’intéressée le 5 juin 2023 étant demeurée sans effet, le sous-directeur de la MSA a émis à l’encontre de Mme D..., le 9 août 2023, une contrainte destinée au recouvrement de cet indu à hauteur de la somme de 242, 13 euros. Par la présente requête, Mme D... forme opposition à cette contrainte.

Sur l’opposition à contrainte :

Aux termes de l’article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : « Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable (…) ».

Il résulte de ces dispositions qu’un recours contentieux tendant à l’annulation de la décision du sous-directeur de la mutualité sociale agricole ordonnant le reversement d’un indu de prime d’activité n’est recevable que si l’intéressé a préalablement exercé un recours administratif auprès de cet organisme dans les conditions qu’elles prévoient. En revanche, les dispositions relatives à l’opposition à une contrainte délivrée en vue de l’exécution d’une telle décision ne subordonnent pas l’exercice de cette voie de droit à l’exercice préalable du même recours administratif. Toutefois, le débiteur ne peut, à l’occasion de l’opposition, contester devant le juge administratif le bien-fondé de l’indu que s’il a exercé le recours administratif dans les conditions prévues par ces dispositions.

En l’espèce, il ne résulte pas de l’instruction, et il n’est pas allégué par Mme D..., qu’elle aurait formé à l’encontre de la décision d’indu du 25 mars 2021, le recours administratif préalable obligatoire prévu par les dispositions citées au point 2 du présent jugement, tendant à contester auprès de la mutualité sociale agricole du Languedoc le bien-fondé de l’indu de prime d’activité en litige. Il s’ensuit que Mme D... ne peut, dans le cadre de la présente instance, utilement remettre en cause le bien-fondé de l’indu mis à sa charge pour le recouvrement duquel a été émise la contrainte en litige. Il s’ensuit qu’elle n’est pas recevable à soutenir à l’appui de sa requête qu’elle n’était plus allocataire de la mutualité sociale agricole durant la période retenue pour l’implantation de l’indu. Par suite sa requête en opposition doit être rejetée.

Sur les conclusions reconventionnelles de la MSA du Languedoc :

En application du principe selon lequel une personne publique ou une personne privée chargée d’une mission de service public est irrecevable à demander au juge administratif de prononcer une mesure qu’elle a le pouvoir de prendre elle-même, la MSA du Languedoc n’est pas recevable à demander au tribunal de condamner Mme A... au paiement des sommes qui lui sont réclamées, dès lors, notamment, que l’édiction de la contrainte en litige qui, sauf opposition fondée, comportent les effets d’un jugement, l’autorise à recouvrer lesdites sommes.

Sur les frais liés au litige :

La présente instance n’ayant donné lieu à aucun dépens, au sens des dispositions de l’article R.761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées à ce titre par la MSA Languedoc ne peuvent qu’être rejetées.

D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme D... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la mutualité sociale agricole du Languedoc sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... D..., à la mutualité sociale agricole du Languedoc et à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et de la famille.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2025.


La présidente,
V. B...
La greffière,
N. Jernival



La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et de la famille en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 octobre 2025
La greffière,




N. Jernival



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions