jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2305210 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP COSTE-DAUDE-VALLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 septembre 2023, Mme A D, représentée par Me Girard, demande au juge des référés d'étendre au contradictoire de la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée, de la société EHTP, de la société BG Immo et de Mme B C la mesure d'expertise référencée n° 2300917, du 8 juin 2023, aux fins notamment de déterminer l'origine et l'étendue des désordres apparus sur son immeuble à la suite de travaux d'enfouissement de containers à ordures ménagères.
Elle soutient que la responsabilité des personnes appelées en la cause étant susceptible d'être engagée dans les désordres objets de l'expertise, leur participation aux opérations d'expertise est utile.
Par un mémoire enregistré le 25 septembre 2023, la société BG Immo déclare n'avoir aucun lien avec l'affaire en cause.
Par un mémoire enregistré le 27 septembre 2023, la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée, représentée par Me Pierson, conclut au rejet de la requête en tant qu'elle est dirigée à son encontre et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'elle n'a jamais exercé la compétence relative à la distribution d'eau potable.
Vu :
- l'ordonnance n° 2300917 rendue le 8 juin 2023 par le juge des référés ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 532-1 du code de justice administrative dispose que : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Il peut, aux termes de l'article R. 532-3 du même code, " à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée () étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ". Peuvent être appelées en qualité de parties à une expertise ordonnée sur ce fondement, les personnes qui ne sont pas manifestement étrangères au litige susceptible d'être engagé devant le juge de l'action qui motive l'expertise mais aussi toute personne dont la présence est de nature à éclairer l'expert dans la conduite de ses opérations.
2. L'expertise ordonnée le 8 juin 2023 tend à déterminer l'origine des désordres affectant l'immeuble de Mme D à la suite de la réalisation, en 2019, de travaux publics au droit de sa propriété. Il résulte de la première note adressée aux parties par l'expert désigné qu'un tuyau d'adduction d'eau potable pénètre la façade de l'immeuble sans protection hydrique. La participation aux opérations d'expertise de la société EHTP, qui a procédé à la rénovation du réseau d'adduction d'eau potable en 2014, apparaît donc comme utile à la solution du litige. Il y a dès lors lieu de faire droit aux conclusions de Mme D visant à étendre l'expertise ordonnée le 8 juin 2023 au contradictoire de cette société.
3. En revanche, d'une part, il ne résulte d'aucune des pièces versées à l'instance que la société BG Immo aurait procédé à la vente de l'immeuble litigieux ni que la participation aux opérations d'expertise de l'ancienne propriétaire de l'immeuble serait de nature à éclairer les travaux de l'expert, alors même que des fissures aurait été constatées avant la vente de l'immeuble et la réalisation des travaux litigieux. D'autre part, il résulte des pièces produites que, sur le territoire de la commune de Vias, la compétence production et adduction d'eau potable n'est pas exercée par la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée mais par le syndicat intercommunal du Bas-Languedoc. Par suite, les conclusions de la requête doivent être rejetées en tant qu'elles sont dirigées contre la société BG Immo, Mme C et la communauté d'agglomération dès lors que leur participation aux opérations d'expertise ne présente pas d'utilité au sens de l'article R. 532-1 précité.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La mesure d'expertise prescrite par ordonnance n° 2300917 en date du 8 mars 2023 est étendue au contradictoire de la société EHTP (entreprise hydraulique de travaux publics).
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête et les conclusions présentées par la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A D, à la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée, à la société BG Immo, à la société EHTP (entreprise hydraulique de travaux publics), à Mme B C et à l'expert.
Fait à Montpellier, le 5 octobre 2023.
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 5 octobre 2023,
L'attaché,
Médéric Arias
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026