LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2305561

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2305561

jeudi 5 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2305561
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantBOUSQUET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par les parents d’un enfant mineur, victime d’une chute dans la cour de l’école élémentaire Jules Ferry à Agde, afin d’engager la responsabilité solidaire de la commune et de l’État pour défaut d’entretien de l’ouvrage public et défaut de surveillance. La commune d’Agde a contesté sa responsabilité en invoquant un entretien régulier des lieux, tandis que la rectrice de l’académie de Montpellier a demandé sa mise hors de cause, aucun personnel enseignant n’étant présent lors de l’accident. Le tribunal a reconnu la matérialité des faits, établissant que l’enfant avait dérapé sur des gravillons provenant du revêtement dégradé entourant un arbre, et a examiné la responsabilité sur le fondement des principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 29 septembre 2023, les 28 août, 11 octobre et 26 novembre 2024, M. C et Mme D E, agissant tant en leurs noms propres qu'en leur qualité de représentant légal de leur fils mineur A E, représentés par Me Bousquet, demandent au tribunal :

1°) de condamner solidairement la commune d'Agde et l'Etat à leur verser une somme de 8 333 euros en réparation des préjudices subis par leur fils mineur A, à la suite de la chute dont il a été victime au sein de l'école élémentaire Jules Ferry ;

2°) de condamner solidairement la commune d'Agde et l'Etat à verser à Mme E une somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat et de la commune d'Agde une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Ils soutiennent que :

- la responsabilité de la commune pour défaut de surveillance et pour défaut d'entretien est engagée dès lors que leur enfant a été blessé après avoir dérapé sur des gravillons provenant du revêtement en béton entourant les platanes de la cour de récréation de l'école, alors qu'il jouait au football lors de la pause méridienne ; la matérialité des faits est établie par un compte-rendu d'accident établi le jour même ;

- la responsabilité de la commune est engagée, d'une part, à raison du mauvais entretien de l'ouvrage public dès lors que la dégradation du revêtement avait donné lieu à un signalement et, d'autre part, à raison du défaut de surveillance renforcée de cet emplacement ;

- la responsabilité de l'Etat est également engagée dès lors qu'un agent de l'Etat surveillait la cour le jour de l'accident ;

- aucune faute de la victime ne peut lui être opposée eu égard au jeune âge de l'enfant ;

- le déficit fonctionnel temporaire partiel de leur fils doit être indemnisé à hauteur d'une somme de 393 euros en tenant compte d'un montant journalier de 30 euros, d'un déficit fonctionnel temporaire total d'une journée, d'un déficit fonctionnel temporaire partiel de classe 2 de 52 jours, et enfin d'un déficit fonctionnel temporaire partiel de classe I d'une journée ;

- les souffrances endurées par leur fils doivent être indemnisées à hauteur de 4 500 euros ;

- l'aide humaine doit être indemnisée à hauteur de 1 040 euros ;

- le préjudice esthétique temporaire de leur fils doit être indemnisé à hauteur de 1 200 euros ;

- le préjudice scolaire doit être indemnisé à hauteur d'une somme de 1 200 euros ;

- Mme E a subi un préjudice moral propre qui doit être indemnisé à hauteur de 3 000 euros.

Par des mémoires en intervention, enregistrés les 5 et 11 décembre 2023, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault conclut à ce que soit mise à la charge de l'Etat et de la commune d'Agde la somme de 580,58 euros au titre des frais engagés pour le compte de l'enfant mineur A E, avec intérêts de droit à compter de la décision ainsi qu'une somme de 193,66 euros au titre de l'indemnité forfaitaire prévue par l'ordonnance n° 96-51 du 24 janvier 1996.

Elle fait valoir qu'elle a exposé 580,58 euros de frais hospitaliers, pharmaceutiques, médicaux pour le compte de l'enfant mineur.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2024, la commune d'Agde représentée par Me Phelip, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre des frais d'instance.

Elle fait valoir que :

- elle justifie de l'entretien régulier de l'ouvrage et aucun défaut d'entretien normal ne peut lui être opposé dès lors que le revêtement a été réparé au cours de l'été 2018 et que la cour est entretenue deux fois par jour ;

- les préjudices allégués ne sont pas justifiés ;

- il y a lieu de réduire à de plus justes proportions les préjudices réclamés.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 août et 26 novembre 2024, la rectrice de l'académie de Montpellier conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que l'Etat doit être mis hors de cause dès lors qu'aucun personnel enseignant ou dépendant du rectorat de l'académie de Montpellier n'étant présent lors de l'accident.

Mme E a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 septembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les conclusions de M. Chevillard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le 26 novembre 2018 vers 13h20, le jeune A E, alors âgé de six ans, a été victime d'un accident alors qu'il jouait au football dans la cour de récréation de l'école élémentaire Jules Ferry à Agde après avoir dérapé sur des gravillons. Après avoir sollicité auprès de la commune d'Agde l'indemnisation des préjudices résultant de cet accident par courrier du 31 juillet 2023 reçu le 3 août suivant, les parents, agissant tant en leur nom propre qu'en leur qualité de représentants légaux de leur enfant, demandent au Tribunal de condamner solidairement l'Etat et la commune d'Agde à les indemniser des préjudices résultant de l'accident de leur fils.

Sur la responsabilité :

2. Il résulte de l'instruction que le 26 novembre 2018, le jeune A E a été victime d'une chute alors qu'il jouait au football dans la cour de récréation de l'école Jules Ferry, après avoir dérapé sur des gravillons qui se sont désolidarisés du revêtement entourant un platane-murier, planté dans la cour de récréation, chute qui lui a occasionné une fracture du bras droit. La matérialité des faits est suffisamment établie par le compte-rendu d'accident rédigé le jour même par le personnel qui surveillait la cour lors de la pause méridienne.

3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que l'accident a eu lieu lors de la pause méridienne alors que l'enfant se trouvait dans la cour de récréation de l'école sous la surveillance d'agents communaux. Les requérants ne sont pas fondés à rechercher la responsabilité de l'Etat pour défaut de surveillance ou pour faute dans l'organisation du service public de l'éducation.

4. En second lieu, il appartient à l'usager victime d'un dommage survenu à l'occasion de l'utilisation d'un ouvrage public d'apporter la preuve, d'une part, de la réalité de ses préjudices, et, d'autre part, de l'existence d'un lien de causalité direct entre cet ouvrage et le dommage qu'il a subi ; que la collectivité en charge de l'ouvrage public peut s'exonérer de sa responsabilité en rapportant la preuve soit de l'entretien normal de l'ouvrage, soit de ce que le dommage est imputable à la faute de la victime ou à un cas de force majeure.

5. Aux termes de l'article L. 212-4 du code de l'éducation : " La commune a la charge des écoles publiques. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, la reconstruction, l'extension, les grosses réparations, l'équipement et le fonctionnement, à l'exception des droits dus en contrepartie de la reproduction par reprographie à usage pédagogique d'œuvres protégées. () " ;

6. Il résulte de l'instruction que la cour de récréation de l'école Jules Ferry comporte un aménagement du sol en béton au milieu desquels sont plantés plusieurs platanes remarquables, dont le développement racinaire a causé des dégradations progressives du revêtement du sol. Ces dégradations ont donné lieu à un dernier signalement dans le compte-rendu de l'école établi le 6 novembre 2018, lequel mentionne que de ces dégradations s'échappent de multiples petits cailloux sur lesquels les enfants dérapent, leur occasionnant parfois des écorchures sévères lors des chutes. Si la présence de tels arbres et les conséquences du développement racinaire sur le revêtement les entourant ne présente en soi pas de danger pour un usager l'utilisant conformément à sa destination, il en va différemment dans une cour d'école élémentaire eu égard au jeune âge des enfants, circonstance prise en compte par la commune d'Agde qui indique avoir procédé à la pose d'un enrobé composé de gravillons enrésinés au cours de l'été 2018. Cependant, et malgré la réalisation de ces travaux et la circonstance que la cour de récréation aurait fait l'objet d'un entretien le matin même, ces interventions sont demeurées insuffisantes à faire cesser les dégradations du revêtement. Dans ces conditions, alors que le danger représenté par la dégradation du revêtement était connu de la commune d'Agde, ce dernier doit être regardé comme constitutif d'un défaut d'entretien normal. Dès lors, la responsabilité de la commune d'Adge est engagée.

Sur les préjudices :

7. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de l'accident dont il a été victime le 28 novembre 2018, le jeune A E a subi une fracture du bras droit. La date de consolidation des blessures a été fixée le 20 février 2019 par l'expert médical dans son rapport du 24 octobre 2022.

8. L'expert a estimé le déficit fonctionnel temporaire de l'enfant à 25% du 26 novembre 2018 au 18 janvier 2019 et à 10 % le 19 janvier 2019. Compte tenu d'un montant forfaitaire journalier de 13,5 euros par jour, il sera fait une juste réparation du déficit fonctionnel temporaire à hauteur de 393 euros.

9. L'expert a évalué les souffrances physiques endurées par A E à 2,5 sur une échelle allant de 1 à 7. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à 2 500 euros.

10. Au titre du préjudice esthétique temporaire, évalué à 1/7 par l'expert, il en sera fait une juste appréciation en allouant la somme de 500 euros demandée.

11. L'expert a estimé que l'état de santé de l'enfant avait nécessité une aide humaine non spécialisée à hauteur d'une heure par jour pendant une durée de 52 jours du fait du plâtre portée par A. Il y a lieu de retenir pour l'indemnisation de ce préjudice, la moyenne du salaire minimum interprofessionnel de croissance horaire brut augmenté des charges sociales sur 412 jours/année compte tenu des congés payés et jours fériés au titre des années 2018 et 2019 et il sera alloué au titre de l'aide humaine une somme totale de 814,32 euros.

12. Si les requérants réclament également l'indemnisation d'un préjudice scolaire subi par l'enfant qui n'a pu participer aux activités sportives pendant trois mois et a subi une gêne en raison du port du plâtre alors qu'il est droitier, ils ne produisent aucune pièce à l'appui de leur demande et n'établissent pas la réalité de ce préjudice.

13. Enfin, Mme E, dont l'aide humaine apportée à son fils a été indemnisée dans les conditions fixées au point 11 de la présente décision, ne justifie pas d'un préjudice moral distinct de nature à ouvrir droit à réparation.

14. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la commune d'Agde à verser à M. et Mme E en leur qualité de représentants légaux de leur fils mineur la somme totale de 4 207.32€.

Sur les sommes demandées par la caisse primaire d'assurance maladie :

15. La caisse primaire d'assurance maladie demande que lui soit allouée une somme de 580,98 euros du fait des dépenses de santé engagées au profit de A E en lien avec l'accident survenu le 26 novembre 2018. Au vu du détail des sommes versé aux débats, cette somme inclut des frais médicaux, des frais pharmaceutiques d'appareillage ainsi que des frais de transport. Il y a lieu de condamner la commune d'Agde à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault la somme de 580,98 euros.

16. La caisse primaire d'assurance maladie a droit aux intérêts au taux légal correspondant à l'indemnité qui lui est due à compter de la date du jugement, ainsi qu'elle le demande, dans la mesure où, à cette date, la commune d'Agde avait reçu sa demande indemnitaire.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :

17. Aux termes des dispositions du 9ème alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget () ". Pour leur application, l'article 1er de l'arrêté du 18 décembre 2023 fixe respectivement à 118 euros et 1 191 euros les montants minimum et maximum de l'indemnité pouvant être recouvrée par l'organisme d'assurance maladie.

18. En vertu des dispositions précitées il y a lieu de condamner la commune d'Agde à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault une indemnité forfaitaire de 193,66 euros.

Sur les frais liés au litige :

19. D'une part les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme réclamée à ce titre par la commune d'Adge soit mise à la charge des requérants, lesquels ne sont pas la partie perdante dans la présente instance.

20. D'autre part, les requérants n'allèguent pas avoir exposé de frais autres que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui leur a été allouée. L'avocat de M. et Mme E n'a en outre pas demandé que lui soit versée par la commune d'Agde la somme correspondant aux frais exposés qu'il aurait réclamée à son client si ce dernier n'avait bénéficié d'une aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : L'Etat est mis hors de cause.

Article 2 : La commune d'Agde est condamnée à verser la somme de 4 207.32 euros à M. et Mme E en leurs qualités de représentants légaux de leur fils mineur.

Article 3 : La commune d'Agde versera à la CPAM de l'Hérault une somme de 580,98 euros au titre des sommes par elle exposés correspondant aux prestations qu'elle a payées et celle de 193,66 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : La présente décision sera notifiée à M. et Mme E, en leurs qualités de représentants légaux de leur fils mineur, à la commune d'Agde, à la rectrice de l'académie de Montpellier et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault.

Délibéré après l'audience du 15 mai 2025, à laquelle siégeaient :

M. Eric Souteyrand, président,

Mme Adrienne Bayada, première conseillère,

M. Julien Jacob, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025

La rapporteure,

A. B Le président,

E. Souteyrand

La greffière,

M-A. Barthélémy

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 5 juin 2025.

La greffière,

M-A. Barthélémy

N°2305561

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions