LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2306039

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2306039

vendredi 23 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2306039
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantSELARL VPNG AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 23 août 2023 par lequel le maire de Grabels avait supprimé la part fixe de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) de Mme B..., agent d'archives. La juridiction a jugé que le maire avait commis une erreur de qualification juridique des faits en considérant que l'agent n'exerçait plus de fonctions ouvrant droit à cette part fixe, alors qu'elle relevait toujours du groupe de fonctions n°2 prévu par la délibération du 7 février 2022. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 714-1, L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique, ainsi que sur les dispositions de la délibération municipale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 octobre 2023, Mme A... B..., représentée par la SCP Vinsonneau-Paliès Noy Gauer et associés, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté n° 481/RH/2023 portant modification de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) ;

2°) d’enjoindre à la commune de Grabels de lui rétablir sa part fixe d’IFSE d’un montant mensuel de 320,50 euros depuis le 1er septembre 2023, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Grabels une somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée
;
- la décision attaquée est entachée d’une erreur de droit dès lors que l’IFSE ne peut être supprimée en application de l’article 6 de la délibération n° 022 bis, ni modulé en application de l’article 4 de la même délibération ;
- la décision attaquée est illégale par la voie de l’exception étant fondée sur une délibération illégale dès lors que le conseil municipal a méconnu l’étendue de sa compétence, la délibération étant trop imprécise notamment quant aux modalités de répartition des agents entre les différents groupe et sous-groupe ;
- la décision attaquée est entachée d’une erreur de qualification juridique des faits.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2024, la commune de Grabels, représentée par Me Moreau, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge de Mme B... la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme B... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C...,
- les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique,
- les observations de Me El Asni, représentant Mme B...,
- et les observations de Me Ramos, représentant la commune de Grabels.

Considérant ce qui suit :

Mme B..., adjoint administratif territorial principal de 2ème classe, s’est vu notifier un arrêté du 23 août 2023 portant modification de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise prévoyant qu’à compter du 1er septembre 2023 son régime indemnitaire serait constitué d’une part fixe de 0 euro dès lors qu’elle n’exerçait plus les fonctions qui en avaient déterminé le montant et d’une part modulable de 97,80 euros bruts mensuels attachée au service fait. Par la présente requête, Mme B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du
23 août 2023.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article L. 714-1 du code général de la fonction publique : « Les primes et indemnités allouées au fonctionnaire peuvent tenir compte des fonctions qu'il exerce, de ses résultats professionnels et des résultats collectifs du service auquel il appartient. ». Aux termes de l’article L. 714-4 de ce même code : « Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics fixent les régimes indemnitaires de leurs agents, dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'Etat. ». Enfin, aux termes de l’article L. 714-5 de ce même code : « Les régimes indemnitaires peuvent tenir compte des conditions d'exercice des fonctions, de l'engagement professionnel et, le cas échéant, des résultats collectifs du service. Lorsque les services de l'Etat servant de référence bénéficient d'une indemnité servie en deux parts, l'organe délibérant détermine les plafonds applicables à chacune de ces parts et en fixe les critères, sans que la somme des deux parts dépasse le plafond global des primes octroyées aux agents de l'Etat ».

Le conseil municipal de la commune de Grabels a adopté une délibération du
7 février 2022 prévoyant à son article 3 pour les agents de catégorie C occupant le cadre d’emploi des adjoints administratifs territoriaux deux groupes de fonction, le groupe n° 2 étant dénommé « Exécution – Agent d’accueil ». L’article 4 de cette délibération prévoit que la part fixe de l’IFSE fait l’objet d’un réexamen « dans le cas de changement de fonctions ou d’emploi ».

Il ressort des termes de la décision attaquée que le maire a décidé de ne plus verser la part fixe de l’IFSE à Mme B..., tout en maintenant la part modulable de l’IFSE et son complément indemnitaire annuel (CIA), au motif que Mme B... n’occupait plus les fonctions ouvrant droit à la part fixe de l’IFSE, à savoir les fonctions d’agent d’accueil. Toutefois, alors que l’article 3 de la délibération du 7 février 2022 prévoit que le groupe de fonctions n°2 des adjoints administratifs comprend, outre les agents d’accueil, les personnels ayant des fonctions d’exécution, Mme B..., en qualité de gestionnaire des archives, devait être classée dans ce groupe de fonction. La part fixe de l’IFSE étant déterminée en tenant compte notamment du montant pivot du groupe de fonction et de l’expérience professionnelle de l’agent, le maire de la commune a inexactement qualifié les faits de l’espèce en lui attribuant 0 euro mensuel de part fixe d’IFSE. Enfin, il est constant que la situation de Mme B... n’entre dans aucun des cas dans lesquels la part fixe de l’IFSE peut faire l’objet d’une suspension en application de l’article 6 de la délibération du 7 février 2022. Le moyen tiré de l’erreur de qualification juridique des faits doit donc être accueilli.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens, que l’arrêté n° 481/RH/2023 du 23 août 2023 portant modification de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise est annulé.

Sur les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte :

Par suite, il y a lieu d’enjoindre au maire de Grabels de prendre un nouvel arrêté déterminant un montant d’IFSE conforme aux fonctions exercées par Mme B..., qui relèvent du groupe de fonction n°2 des adjoints administratifs, en tenant notamment compte de son ancienneté et qu’il régularise sa situation financière à compter du 1er septembre 2023 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu’il soit besoin d’assortir cette injonction d’une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Grabels la somme de 1 500 euros à verser à Mme B... sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les dispositions de cet article font obstacle à ce que Mme B..., qui n’a pas la qualité de partie perdante, verse à la commune de Grabels la somme qu’elle réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L’arrêté n° 481/RH/2023 du 23 août 2023 du maire de Grabels est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Grabels de prendre un nouvel arrêté déterminant un montant d’IFSE conforme aux fonctions exercées par Mme B..., qui relèvent du groupe de fonction n°2 des adjoints administratifs, en tenant notamment compte de son ancienneté et qu’il régularise sa situation financière à compter du 1er septembre 2023 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune de Grabels versera à Mme B... la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et à la commune de Grabels.

Délibéré après l'audience du 9 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Vincent Rabaté, président,
Mme Marion Bossi, première conseillère,
Mme Camille Doumergue, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 23 janvier 2026.


La rapporteure,
C. C...
Le président,
V. Rabaté


La greffière,


B. Flaesch

La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier le 23 janvier 2026.
La greffière,

B. Flaesch

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions