mardi 23 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2306887 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP SANGUINEDE DI FRENNA & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 novembre 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Afonso carrelages, représentée par la société civile professionnelle (SCP) d'avocats Ayral, Cussac, demande au juge des référés d'étendre à la société Allianz Iard la mesure d'expertise référencée n° 2204532, ordonnée le 17 janvier 2023, et étendue par ordonnance n° 2302844 du 27 juin 2023, aux fins notamment de déterminer l'origine et l'étendue des désordres apparus sur blocs sanitaires à destination des usagers du port de plaisance de Leucate (Aude) apparus après la réception des travaux de construction par la commune de Leucate.
Elle soutient que seul son assureur au moment de l'ouverture du chantier ayant été appelé en cause, il est utile de rendre l'expertise opposable à la société Allianz Iard qui est son nouvel assureur à la date la réclamation.
Par un mémoire enregistré le 4 janvier 2024, la société Allianz Iard, représentée par la société d'avocats interbarreaux Sanguinède, Di Frenna et associés, déclare ne pas s'opposer à la mesure sollicitée sous les protestations et réserves d'usage.
Vu :
- l'ordonnance n° 2204532 rendue le 17 janvier 2023 par le juge des référés, et étendue par l'ordonnance n° 2302844 du 27 juin 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 532-1 du code de justice administrative dispose que : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Il peut, aux termes de l'article R. 532-3 du même code, " à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée () étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
2. Il résulte des dispositions précitées que la demande de l'une des parties tendant à étendre l'expertise à des personnes autres que celles initialement désignées par l'ordonnance du juge des référés ou à étendre les chefs de missions initialement ordonnés n'est recevable qu'à la condition d'avoir été formée avant l'expiration du délai de deux mois courant à compter de la date de la première réunion d'expertise.
3. Par une ordonnance du 17 janvier 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a fait droit à la demande de la commune de Leucate tendant à ce qu'un expert se prononce sur l'origine et l'étendue des désordres affectant les blocs sanitaires des usagers du port de plaisance. Il résulte de l'instruction que la première réunion d'expertise à laquelle la SAS Afonso carrelages a été convoquée s'est déroulée le 17 mars 2023. La circonstance que, par une ordonnance du 2 octobre 2023, l'expert a ensuite été remplacé n'a pas eu pour effet de rouvrir le délai de deux mois, imparti par les dispositions précitées de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, à l'égard des parties convoquées à la réunion du 17 mars 2023. Dans ces conditions, la demande de la SAS Afonso carrelages, présentée le 28 novembre 2023, soit postérieurement à l'expiration de ce délai, et alors que l'utilité de la participation aux opérations d'expertise de l'assureur de l'intéressée n'est, en tout état de cause, pas établie, est tardive. La requête est dès lors irrecevable et doit donc être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la SAS Afonso carrelages est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée (SAS) Afonso carrelages, à la société Allianz Iard et à l'expert.
Fait à Montpellier, le 23 janvier 2024.
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l'Aude en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 23 janvier 2024,
L'attaché,
Médéric Arias
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026