mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2400203 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP CHARREL ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2024, la SMABTP, représentée par la société civile professionnelle (SCP) Auche-Hedou Auche, demande au juge des référés d'étendre aux sociétés MMA IARD et MMA IARD Assurances Mutuelles la mesure d'expertise référencée n° 2305060, ordonnée le 10 janvier 2024 et rectifiée le 16 janvier 2024, aux fins, notamment, de déterminer l'origine et l'étendue des désordres affectant la rénovation du stade des Pins sur la commune de Castries (Hérault).
Elle soutient que la participation des compagnies MMA, en qualité d'assureurs de la société SEIRI, maître d'œuvre, n'ayant pas été sollicitée par la commune, leur participation aux opérations d'expertise est utile.
Par un mémoire, enregistré le 18 janvier 2024, la société Labosport, représentée par Me Gasq, avocate, s'associe à la demande de mise en cause des sociétés MMA IARD et MMA IARD Assurances Mutuelles.
Par un mémoire, enregistré le 19 janvier 2024, les sociétés MMA IARD et MMA IARD Assurances Mutuelles, représentées par la SCP Verine Vidal Gardier, ne s'opposent pas leur mise en cause, afin de régulariser la procédure, sous les protestations et réserves d'usage.
Vu :
- les ordonnances n°2305060 rendues les 10 janvier et 16 janvier 2024 par le juge des référés ;
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. /(). ". Aux termes de l'article R. 532-4 du même code : " Le juge des référés ne peut faire droit à la demande prévue au premier alinéa de l'article R. 532-3 qu'après avoir mis les parties et le cas échéant les personnes auxquelles l'expertise doit être étendue en mesure de présenter leurs observations sur l'utilité de l'extension ou de la réduction demandée. () ".
2. La demande de la SMABTP, présentée préalablement à l'organisation de la première réunion d'expertise par M. A, expert désigné, est recevable.
3. L'expertise ordonnée le 10 janvier 2024 tend à déterminer l'origine et l'étendue des désordres affectant la rénovation du stade des Pins sur le territoire de la commune de Castries. Il résulte de l'instruction que les sociétés MMA IARD et MMA IARD Assurances Mutuelles sont les assureurs de la société SEIRI, qui a participé aux opérations de rénovation en qualité de maître d'œuvre. Dans ces conditions, la participation de ces assureurs aux opérations d'expertise présente un caractère d'utilité au sens des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de faire droit aux conclusions de la SMABTP visant à étendre l'expertise ordonnée le 10 janvier 2024 au contradictoire des sociétés MMA IARD et MMA IARD Assurances Mutuelles.
ORDONNE :
Article 1er : La mesure d'expertise prescrite par ordonnance n° 2305060 en date du 10 janvier 2024, rectifiée par ordonnance du 16 janvier 2024, est étendue au contradictoire de la société MMA IARD et de la société MMA IARD Assurances Mutuelles.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SMABTP, à la société Colas Midi Méditerranée, à la société Revet Sport Assistance, à la société SEIRI, à la société SMA, à la société Labosport, à la commune de Castries, à la société MMA IARD, à la société MMA IARD Assurances Mutuelles et à l'expert.
Fait à Montpellier, le 30 janvier 2024
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 30 janvier 2024
L'attachée,
C. Lemaire
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026