lundi 29 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2401332 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | VILA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 mars 2024, M. A H, expert désigné, demande au juge des référés d'étendre à l'examen de la piscine de Mme G la mission de la mesure d'expertise référencée n° 2202310, ordonnée le 20 janvier 2023 et étendue par ordonnance n° 2300585 du 6 mars 2023, aux fins notamment d'examiner l'état du mur d'enrochement réalisé rue des Aires sur la commune de Saint-Pierre-des-Champs (11220), sur la propriété de Mme G cadastrée section AB parcelle n° 272 et de déterminer les causes de son affaissement.
Il soutient qu'il a relevé une perte d'eau au niveau du bassin de la piscine dont il ne peut être exclu qu'elle soit la conséquence des mouvements de terrains initiés par le sinistre.
Par un mémoire, enregistré le 12 mars 2024, Mme D G, représentée par Me Vila, se déclare favorable à l'extension de la mission sollicitée.
Vu :
- les ordonnances n° 2202310 et 2300585 rendues les 20 janvier et 6 mars 2023 par le juge des référés ;
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Aux termes de l'article R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
2. La demande de M. H, qui fait suite à de premières constatations techniques, a été communiquée aux parties le 5 mars 2024 et est recevable.
3. Par ordonnance en date du 20 janvier 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a confié pour mission à l'expert d'examiner l'état du mur d'enrochement réalisé rue des Aires sur la commune de Saint-Pierre-des-Champs (11220), sur la propriété de Mme G cadastrée section AB parcelle n° 272 et de déterminer les causes de son affaissement. La demande de M. H, qui vise à compléter la mission ainsi fixée à l'examen de la piscine de Mme G, dont la perte d'eau pourrait être la conséquence des mouvements de terrains initiés par le sinistre, apparaît utile. Il y a lieu d'y faire droit dans les conditions ci-après précisées.
ORDONNE :
Article 1er : La mission confiée à l'expert par ordonnance n° 2202310 en date du 20 janvier 2023 est complétée comme suit :
* procéder à l'examen de la piscine de Mme G et décrire les désordres constatés ; en préciser la nature, la date d'apparition et l'importance ;
* donner un avis motivé sur les causes et origines des désordres ; dire, en particulier, s'ils peuvent avoir pour origine les désordres affectant l'enrochement.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A H, à Mme D G, à la commune de Saint-Pierre-des-Champs, à la société Art et Piscine, à la société Calamel, à la société AXA France IARD, à M. B F, à M. et Mme E et à Mme C.
Fait à Montpellier, le 29 avril 2024
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l'Aude, en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 29 avril 2024
L'attachée
C. Lemaire
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026