mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2403036 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP NICOLAU-MALAVIALLE-GADEL-CAPSIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mai 2024, M. B C et la société par actions simplifiée (SAS) B C Bio, représentés par la société civile professionnelle (SCP) d'avocats Codognes, demandent au juge des référés :
1°) de prescrire une mesure d'expertise aux fins de constater les dommages et les pertes subis sur leur exploitation agricole située sur la commune de Vinça (Pyrénées-Orientales), causés par l'absence d'approvisionnement en eau d'irrigation depuis le mois de septembre 2023, d'en rechercher l'origine et les causes et de chiffrer le préjudice ;
2°) de mettre à la charge de l'Association Syndicale Autorisée (ASA) du canal de la plaine de la Lentilla domiciliée sur le territoire de la commune de Vinça la somme de 1 000 euros à verser à M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- le défaut d'approvisionnement en eaux d'irrigation et le défaut d'intervention de l'ASA afin de procéder aux travaux de remise en état à brève échéance ont conduit à des dégâts occasionnés aux cultures et à la perte de plusieurs arbres sur les parcelles arboricoles ;
- la responsabilité de l'ASA du canal de la plaine de la Lentilla étant susceptible d'être engagée, une mesure d'expertise est utile afin de déterminer les préjudices subis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
2. Il résulte de l'instruction que M. C est propriétaire de terres exploitées par la société C Bio, situées dans le périmètre de l'association syndicale autorisée (ASA) du canal de la plaine de la Lentilla sur le territoire de la commune de Vinça. M. C et la société B C Bio demandent, par la présente requête, la désignation d'un expert aux fins notamment de constater les dommages et les pertes subis sur l'exploitation agricole causés par l'absence d'approvisionnement en eau d'irrigation depuis le mois de septembre 2023 et produisent un constat établi le 15 avril 2024 par un commissaire de justice duquel il ressort des difficultés d'approvisionnement en eau. Une telle demande présente un caractère utile et entre, dès lors, dans le champ d'application des dispositions précitées. Par suite, il y a lieu d'y faire droit dans les conditions précisées au dispositif de la présente ordonnance.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme quelconque soit mise à la charge de l'association syndicale autorisée (ASA) du canal de la plaine de la Lentilla qui n'est pas, en l'état du dossier, la partie perdante.
ORDONNE :
Article 1er : M. A D, est désigné comme expert avec pour mission de :
* se faire communiquer tous documents qu'il estimera utiles à sa mission ;
* se rendre dans l'exploitation de M. C située sur le territoire de la commune de Vinça ;
* constater les dégâts occasionnés aux cultures et aux parcelles arboricoles ;
* se prononcer sur l'existence des difficultés d'irrigation de ces parcelles, en déterminer la nature et l'origine ;
* indiquer le coût des travaux de nature à y mettre fin ;
* d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles à l'examen des questions précédemment définies et de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expertise aura lieu en présence de M. B C, de la société B C Bio et de l'association syndicale autorisée (ASA) du canal de la plaine de la Lentilla.
Article 5 : L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal par voie électronique, dans un délai de six mois, dans les conditions prévues à l'article R. 621-6-5 du code de justice administrative et en notifiera copie aux parties intéressées. Avec l'accord des parties, cette notification pourra s'opérer dans les conditions prévues à l'article R. 621-7-3 du même code.
Article 6 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par ordonnance du président du Tribunal qui désignera la ou les parties qui en assumeront la charge conformément à l'article R. 621-11 du code susvisé.
Article 7 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à la société par actions simplifiée B C Bio, à l'association syndicale autorisée (ASA) du canal de la plaine de la Lentilla et à l'expert.
Fait à Montpellier, le 8 octobre 2024.
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 8 octobre 2024
L'attachée,
C. Lemaire
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026