LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2404275

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2404275

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2404275
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantSCP CALAUDI - BEAUREGARD - MOLINIER- TRIBOUL MAILLET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise de Mme B, qui souhaitait déterminer les causes de sa chute survenue sur le territoire de la commune de Castelnau-le-Lez. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d’utilité, faute de lien manifeste de causalité entre le préjudice allégué et une éventuelle faute de la commune, et qu’elle relevait des pouvoirs d’instruction du juge du fond. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Beauregard, avocat, demande au juge des référés de prescrire une expertise pour déterminer les causes techniques de la chute dont elle a été victime, le 14 mars 2023, sur le territoire de la commune de Castelnau-le-Lez (Hérault) et évaluer son entier préjudice.

Elle soutient que l'expertise est utile pour déterminer les causes de sa chute et fixer ses préjudices.

Par un mémoire, enregistré le 30 août 2024, la commune de Castelnau-le-Lez représentée par son maire en exercice par Me d'Audigier, avocat, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, si le tribunal décidait d'une expertise, à ce qu'il lui soit donné acte de ses plus expresses protestations et réserves et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme B, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle expose qu'en l'absence de lien manifeste de causalité et en présence de faits dont la matérialité n'est pas certaine, l'utilité de la mesure sollicitée n'est pas établie.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.

Considérant ce qui suit :

Sur l'utilité de la mesure :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".

2. L'utilité d'une mesure d'expertise ou d'instruction qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de ces dispositions doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A cet égard, il ne peut faire droit à une demande d'expertise permettant d'évaluer un préjudice, en vue d'engager la responsabilité d'une personne publique, en l'absence manifeste de lien de causalité entre le préjudice à évaluer et la faute alléguée de cette personne.

3. Il ne résulte pas de l'instruction que la chute dont Mme B a été victime le 14 mars 2023, alors qu'elle sortait des locaux du centre culturel le Kiasma sur le territoire de la commune de Castelnau-le-Lez, serait manifestement en lien direct et certain avec une faute de la commune. En outre, aucune circonstance particulière ne confère à la mesure d'expertise sollicitée un caractère d'utilité différent de celui de la mesure que le tribunal, saisi par la requête au fond pourra, le cas échéant, décider dans ses pouvoirs de direction de l'instruction. Par suite, la demande d'expertise présentée par Mme B est dépourvue d'utilité et doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Castelnau-le-Lez présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Castelnau-le-Lez présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à la compagnie SMACL ASSURANCES SA et à la commune de Castelnau-le-Lez.

Fait à Montpellier, le 7 octobre 2024

Le juge des référés,

F. Thévenet

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 7 octobre 2024

La greffière,

E. Folio

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions