Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. et Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un arrêté du 27 février 2024 fixant une astreinte administrative en matière de lutte contre l’habitat indigne. Par un courrier du 10 octobre 2025, le greffe les a invités, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de leurs conclusions sous peine de désistement. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai d’un mois, les requérants sont réputés s’être désistés. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 août 2024, Mme C... B... et
M. A... B..., représentés par Me Aiguesvives, demandent au tribunal d’annuler l’arrêté du 27 février 2024 fixant une astreinte administrative en matière de lutte contre l’habitat indigne pour une maison sise 1 avenue de la gare du midi – écurie de l’hippocampe à Cournonterral ensemble le rejet de leur recours gracieux ainsi que la mise à la charge de l’Etat d’une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier du greffe du 10 octobre 2025, les requérants ont été informés qu’à défaut de réception de la confirmation du maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois, ils seraient réputés s’être désistés en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du code précité : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai (…) ».
2. M. et Mme B..., représentés par Me Aiguesvives, ont été invités, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de leurs conclusions, par un courrier du greffe du 10 octobre 2025, envoyé par télérecours citoyen et dont ils ont accusé réception le même jour en application de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative. Le délai d’un mois étant expiré et aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction, les intéressés sont réputés s’être désistés de l’ensemble des conclusions de leur requête. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. et Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B...,
à M. A... B..., à la commune de Cournonterral et au préfet de l’Hérault.
Fait à Montpellier, le 14 janvier 2026.
La magistrate désignée,
C. Doumergue
La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne où à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 14 janvier 2026.
Le greffier,
F. Guy