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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2405221

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2405221

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2405221
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A et de l’association Gammes, qui contestaient une contrainte émise par la CAF des Alpes-Maritimes pour un indu d’aide personnalisée au logement de 371 euros. Les requérants invoquaient une erreur sur la personne, mais n’ont pas régularisé leur demande malgré une invitation à fournir des arguments et justificatifs précis. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n’étaient pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, en application de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 septembre 2024, M. A et l'association Gammes forment opposition à la contrainte émise le 27 août 2024 par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Alpes Maritimes pour un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 371 euros pour la période du 01 avril 2021 au 30 septembre 2021.

Ils soutiennent que la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes a commis une erreur sur la personne dès lors que le numéro d'allocataire figurant sur la contrainte émise ne correspond pas à celui de M. A et que ce dernier n'a jamais résidé dans les Alpes-Maritimes.

Par un courrier, adressé le 12 septembre 2024 par voie de recommandé avec accusé de réception, auquel était joint le formulaire prévu par l'article R. 772-7 du code de justice administrative, M. A et la société Gammes ont été invités à régulariser leur requête et à produire devant le tribunal, dans un délai de quinze jours, à peine d'irrecevabilité, une argumentation destinée à montrer que la décision contestée a méconnu les droits de M. A ainsi que tous documents jugés utiles pour justifier leur demande.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; () ".

2. L'article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Par courrier, adressé le 12 septembre 2024 par recommandé avec accusé de réception, auquel était joint le formulaire prévu par l'article R. 772-7 du code de justice administrative, dont il a été accusé réception le 16 septembre 2024, M. A et l'association ont été invités à régulariser leur requête à l'aide d'un formulaire pré-rempli qui lui a été transmis par le greffe du tribunal. Ce formulaire invitait notamment les requérants à préciser les motifs de leur demande et les informait de la nécessité, sous peine d'irrecevabilité, de soumettre des arguments et des justificatifs destinés à établir le bien-fondé de leur demande.

4. Alors que M. A et l'association Gammes n'ont pas retourné au tribunal ce formulaire, ni dans le délai de quinze jours imparti ni à la date de la présente ordonnance, ils se bornent à soutenir que la caisse d'allocations des Alpes-Maritimes a commis une erreur quant à la personne débitrice de l'indu dès lors que le numéro d'allocataire figurant sur la contrainte émise ne correspond pas à celui de M. A et qu'il n'a jamais résidé dans les Alpes-Maritimes. Par suite, la requête de M. A et de l'association Gammes, qui ne comporte que des moyens manifestement non assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A et de l'association Gammes est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A, à l'association Gammes et à la caisse d'allocations familiales des Alpes-Maritimes.

Fait à Montpellier, le 17 octobre 2024.

La présidente de la 1ère Chambre,

F. Corneloup

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 17 octobre 2024.

La greffière,

M. B

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