mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2405285 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 septembre 2024, M. A B, expert désigné, demande au juge des référés d'étendre le périmètre de la mesure d'expertise préventive ordonnée par deux décisions des 10 octobre et 22 décembre 2023, dans les instances n° 2305518 et n° 2306628, aux bâtiments situés sur les propriétés cadastrées section LW, parcelles n° 179, n° 180 et n° 200.
Par un mémoire enregistré le 2 octobre 2024, la société anonyme SNCF Gares et Connexions, représentée par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) d'avocats Lexcase, déclare ne pas s'opposer à la demande de l'expert en tant qu'elle vise à préciser les contours de l'expertise.
Elle soutient que pour une bonne exécution de l'expertise, il est utile de préciser les références des parcelles du terrain d'assiette du bâtiment 025 dont la démolition est envisagée.
Vu :
- les ordonnances n° 2305518 et n° 2306628 rendues les 10 octobre et 22 décembre 2023 par le juge des référés ;
- les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 532-1-1 du code de justice administrative dispose, en son premier alinéa, que : " Le juge des référés peut charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages puis, le cas échéant, aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée d'exécution des travaux. ". Il peut, aux termes de l'article R. 532-3 du même code, " () à la demande de l'expert formée à tout moment, () étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait utile à la bonne exécution de cette mission () ".
2. Par deux ordonnances référencées n° 2305518 et n° 2306628 des 10 octobre et 22 décembre 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a chargé M. B d'une mission d'expertise tendant à dresser un état des lieux de l'immeuble propriété de l'office public de l'habitat Béziers Méditerranée Habitat, cadastré section LW, parcelle n° 178, dont l'état est susceptible d'être affecté par la réalisation, pour la société anonyme SNCF Gares et Connexions, de travaux de démolition des bâtiments 22, 23, 24 et 25, situés dans l'enceinte de la gare ferroviaire de Béziers, sur les parcelles cadastrées LW 179, LW 180 et LW 200. Il résulte de l'instruction que le terrain d'assiette de l'immeuble 25 dont la démolition est envisagée est également constitué de la parcelle cadastrée LW 196. Il y a donc lieu, dans les circonstances très particulières de l'espèce, et pour une bonne exécution de la mission confiée à l'expert consistant uniquement à procéder à un constat de l'état du bâtiment à conserver, situé sur la parcelle LW 178, de préciser les références cadastrales du terrain d'assiette du bâtiment à démolir, implanté sur les parcelles LW 179, LW 180, LW 196 et LW 200.
ORDONNE :
Article 1er : Le second alinéa du dispositif de l'ordonnance n° 2305518 du 10 octobre 2023 est modifié ainsi qu'il suit : " de prendre connaissance du projet de démolition du bâtiment n° 025 de la gare SNCF de Béziers, situé sur la propriété cadastrée section LW, parcelles n° 179, n° 180, n° 196 et n° 200 ".
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à l'office public de l'habitat Béziers Méditerranée Habitat et à la société anonyme SNCF Gares et Connexions.
Fait à Montpellier, le 15 octobre 2024.
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 15 octobre 2024,
L'attaché,
Médéric Arias
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026