mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2405575 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL GIL-FOURRIER CROS CRESPY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, une pièce et des mémoires, enregistrés le 27 septembre, les 16 et 23 octobre et le 6 novembre 2024, le syndicat des copropriétaires du 17, boulevard de Strasbourg représenté par M. C B, syndic bénévole, demande au juge des référés d'ordonner une expertise aux fins de déterminer l'origine et les causes des désordres structurels affectant l'immeuble situé 17, boulevard de Strasbourg sur le territoire de la commune de Montpellier (34000).
Il soutient que l'expertise est utile pour connaître les causes et les origines des désordres apparus sur les deux faces de l'immeuble, dans la cour et la clôture nord, réalisée par des caissons de bois support d'étanchéité isolés à l'intérieur qui présentent des taux d'humidité trop élevés, et déterminer l'imputabilité et les travaux de reprise nécessaires.
Par un mémoire enregistré, le 16 octobre 2024, l'établissement public de coopération intercommunale Montpellier Méditerranée Métropole, représenté par son président en exercice par Me Phelip, avocat, conclut à titre principal, au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge du syndicat des copropriétaires du 17, boulevard de Strasbourg en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à titre subsidiaire, à ce que l'expertise soit menée selon ses écritures.
Il expose que :
- le syndicat des copropriétaires du 17, boulevard de Strasbourg ne justifie pas de la qualité pour agir du signataire de la requête ;
- aucun lien de causalité entre les désordres anciens affectant l'immeuble et de quelconques ouvrages relevant de sa compétence n'est établi.
Par des mémoires, enregistrés le 21 octobre et le 6 novembre 2024, la commune de Montpellier, représentée par son maire en exercice par Me Cros, avocat, membre de la société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) Gil-Cros-Crespy, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il lui soit donné acte de ses protestations et réserves d'usage quant à toute imputabilité et responsabilité en lien avec les dommages invoqués.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la mesure sollicitée :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ".
2. La demande du syndicat des copropriétaires du 17, boulevard de Strasbourg tendant à ce qu'une expertise détermine l'origine et les causes des désordres structurels affectant l'immeuble situé 17, boulevard de Strasbourg sur le territoire de la commune de Montpellier, apparaît utile pour permettre éventuellement aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger de l'existence et de l'étendue de ceux-ci. Par suite, il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé au dispositif de la présente ordonnance.
Sur les frais liés au litige :
3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ". Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur ce fondement par l'établissement public de coopération intercommunale Montpellier Méditerranée Métropole.
O R D O N N E :
Article 1er : M. C A est désigné comme expert avec pour mission de :
* se rendre sur les lieux et de visiter l'immeuble situé 17, boulevard de Strasbourg sur le territoire de la commune de Montpellier ;
* constater et décrire avec précision l'état de ce bâtiment ;
* préciser la nature des désordres l'affectant, le cas échéant, dire s'ils portent atteinte à la destination de l'ouvrage ou s'ils le rendent impropre à sa destination ;
* rechercher la ou les causes de ces désordres, en particulier, s'il s'agit de la présence d'une rivière souterraine, d'un défaut de conception, de vices cachés, du caractère inadapté des matériels utilisés, d'un défaut d'entretien, ou de toutes autres causes et, le cas échant, la proportion de chacune de ces causes ;
* décrire les travaux propres à remédier aux désordres, en prévoir la durée et en chiffrer le coût ;
* fournir tous éléments de nature à permettre d'apprécier l'étendue des préjudices.
* L'expert pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : L'expert déposera son rapport global par voie électronique au greffe du tribunal administratif, dans un délai de six mois. Un exemplaire de ce rapport global sera notifié par l'expert au syndicat des copropriétaires du 17, boulevard de Strasbourg et la seule partie du rapport le concernant à chacun des défendeurs. Avec leur accord, cette notification peut s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 4 : Les conclusions de l'établissement public de coopération intercommunale Montpellier Méditerranée Métropole présentées au titre de l'article L. 76-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Les frais de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera les frais et honoraires.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires du 17, boulevard de Strasbourg, à M. C B, à l'établissement public de coopération intercommunale Montpellier Méditerranée Métropole, à la commune de Montpellier, à la régie des eaux de Montpellier et à l'expert.
Fait à Montpellier, le 10 décembre 2024
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 10 décembre 2024
La greffière,
E. Folio
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026