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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2405831

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2405831

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2405831
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI DU 7 RUE PASTEUR, qui contestait une contrainte de la CAF de l'Aude pour un indu d'allocation logement sociale de 792 euros. La société n'a pas fourni, malgré une demande de régularisation, d'argumentation ou de pièces suffisantes pour démontrer que ses droits avaient été méconnus. Le juge a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 09 octobre 2024, la SCI DU 7 RUE PASTEUR forme opposition à la contrainte émise le 12 septembre 2024 par la directrice de la caisse d'allocations familiale de l'Aude pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale d'un montant de 792 euros pour les périodes du 01 juin 2022 au 31 août 2022 et du 01 mars 2022 au 31 mai 2022.

Elle conteste le bien-fondé de l'indu pour la période du 1er juin au 31 août 2022 dès lors que la situation des ressources de la personne locataire n'a pas été modifiée et qu'aucune communication préalable n'a été mise en œuvre.

Par un courrier, adressé le 10 octobre 2024, auquel était joint le formulaire prévu par l'article R. 772-7 du code de justice administrative, la SCI DU 7 RUE PASTEUR a été invitée à régulariser sa requête et à produire devant le tribunal, dans un délai de quinze jours, à peine d'irrecevabilité, une argumentation destinée à montrer que la décision contestée a méconnu ses droits ainsi que tous documents jugés utiles pour justifier sa demande.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; () ".

2. L'article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Par un courrier, adressé le 10 octobre 2024 et dont il a été accusé réception le 14 octobre 2024, auquel était joint le formulaire prévu par l'article R. 772-7 du code de justice administrative, la SCI DU 7 RUE PASTEUR a été invitée à régulariser sa requête et à produire devant le tribunal, dans un délai de quinze jours, à peine d'irrecevabilité, une argumentation destinée à montrer que la décision contestée a méconnu ses droits ainsi que tous documents jugés utiles pour justifier sa demande.

4. Alors que la SCI DU 7 RUE PASTEUR n'a pas retourné au tribunal ce formulaire, ni dans le délai de quinze jours qui lui a été imparti ni à la date de la présente ordonnance, celle-ci se borne à soutenir que la caisse d'allocations familiales doit justifier de la mise à jour du dossier lui permettant d'établir la situation d'indu, que la situation de la locataire n'a pas subi de modifications sur la période en litige et qu'aucune procédure contradictoire n'a été mise en œuvre, sans produire aucun élément ni commencement de preuve permettant au tribunal de porter une appréciation sur sa situation. Par suite, la requête de la SCI DU 7 RUE PASTEUR, qui ne comporte que des moyens manifestement non assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la SCI DU 7 RUE PASTEUR est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI DU 7 RUE PASTEUR et à la caisse d'allocations familiales de l'Aude.

Fait à Montpellier, le 3 décembre 2024.

La présidente de la 1ère Chambre,

F. Corneloup

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 3 décembre 2024.

La greffière,

M. A

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