LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2406906

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2406906

vendredi 24 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2406906
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantS.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui sollicitait une expertise et une provision de 15 000 euros après une chute sur la voie publique à Roquefort-des-Corbières. Le juge a estimé que l'écart de niveau de huit centimètres entre la chaussée et le bas-côté, bien que visible, ne constituait pas un défaut d'entretien normal excédant les risques ordinaires pour un piéton, et que la requérante, résidente de la commune, devait connaître les lieux. En l'absence manifeste d'un fait générateur de responsabilité, la demande d'expertise a été jugée inutile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et la demande de provision a été rejetée faute d'obligation non sérieusement contestable. Les frais de justice ont été laissés à la charge de Mme A.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 décembre 2024, Mme B A, représentée par la société civile professionnelle (SCP) d'avocats Pech de Laclause, Jaulin, El Hazmi, demande au juge des référés :

1°) de prescrire une mesure d'expertise aux fins d'apprécier les préjudices qu'elle subit à la suite de la chute dont elle a été victime, le 26 décembre 2023, vers 14 heures, alors qu'elle marchait sur la chaussée d'une voie publique sur le territoire de la commune de Roquefort-des-Corbières (Aude) ;

2°) de condamner solidairement la commune de Roquefort-des-Corbières et la société SMACL à lui verser la somme 15 000 euros à titre provisionnel, à valoir sur l'indemnisation de son entier préjudice corporel ;

3°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Roquefort-des-Corbières et de la société SMACL la somme de 3 000 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa chute est la conséquence d'une défectuosité de la chaussée dont les abords présentaient un écart de 8,5 centimètres, constitutif d'un danger manifeste non-signalé et d'un défaut d'entretien normal de la voie publique ;

- la compagnie d'assurance de la commune a refusé de l'indemniser des préjudices qu'elle estime subir des suites de cette chute ;

- l'expertise sollicitée est utile à la détermination de l'étendue de ses préjudices.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'expertise :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".

2. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce dernier titre, il ne peut faire droit à une demande d'expertise permettant d'évaluer un préjudice, en vue d'engager la responsabilité d'une personne publique, en l'absence manifeste, en l'état de l'instruction, de fait générateur, de préjudice ou de lien de causalité entre celui-ci et le fait générateur.

3. Par ailleurs, la responsabilité de la personne publique, propriétaire d'un ouvrage public, est engagée de plein droit à l'égard de l'usager victime d'un dommage, sans que l'intéressé ait à établir l'existence d'une faute à la charge de cette personne publique, si le dommage est effectivement imputable à un défaut d'entretien normal de l'ouvrage et non à l'inattention de la victime à l'égard d'un obstacle ou d'une altération qui n'excèdent pas, par leur nature et leur importance, ceux auxquels un usager peut normalement s'attendre, en particulier l'usager piéton d'une voie publique.

4. Mme A soutient avoir chuté en s'écartant du centre de la chaussée pour laisser passer un véhicule, sur le territoire de la commune de Roquefort-des-Corbières. Si les photographies qu'elle verse à l'instance témoignent effectivement que la chaussée, affectée à la circulation des véhicules, et son bas-côté, d'une largeur suffisante pour permettre la circulation des piétons, présentent un écart de niveau d'environ huit centimètres, cet écart, qui court sur toute la longueur de la voie bitumée et ne saurait être regardé comme une excavation ou un trou qui aurait pu surprendre le piéton, apparaît comme parfaitement visible et ne constitue pas un obstacle excédant ceux que les usagers de la voie publique peuvent normalement s'attendre à rencontrer. Dans ces conditions, et alors que Mme A, qui réside sur le territoire de la commune de Roquefort-des-Corbières, doit être réputée avoir une connaissance suffisante des lieux, la mesure d'expertise qu'elle sollicite pour évaluer son préjudice corporel ne présente pas, en l'absence manifeste, en l'état de l'instruction, d'un fait générateur susceptible d'engager la responsabilité de la commune sur le fondement du défaut d'entretien normal d'un ouvrage public, le caractère d'utilité exigé par les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative citées au point 1 et ne peut, par suite, qu'être rejetée.

Sur les conclusions tendant au versement d'une provision :

5. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. () ".

6. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, Mme A ne peut être regardée comme se prévalant d'une créance non sérieusement contestable à l'égard de la commune de Roquefort-des-Corbières et de son assureur, au sens des dispositions précitées de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la requête présentées à cette fin doivent donc être également rejetées.

Sur les frais du litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme quelconque soit mise à ce titre à la charge solidaire de la commune de Roquefort-des-Corbières et de la société SMACL qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à la commune de Roquefort-des-Corbières, à la société SMACL et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault.

Fait à Montpellier, le 24 janvier 2025.

Le juge des référés,

F. Thévenet

La République mande et ordonne au préfet de l'Aude en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 24 janvier 2025,

L'attaché,

Médéric Arias

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions