mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2500366 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | AVOCATS VERBATEAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 janvier 2025, la société Bureau études tech organisation moderne (BETOM) et la société Zurich insurance Europe AG, représentées par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) d'avocats MBA et associés, demandent au juge des référés d'étendre la mesure d'expertise référencée n° 2402932, ordonnée le 17 octobre 2024, aux fins notamment de déterminer l'origine et l'étendue des désordres affectant le bâtiment B de la cité universitaire " Moulin à vent " située sur le territoire de la commune de Perpignan (Pyrénées-Orientales), au contradictoire de la société XL insurance compagny SE, de la société Lloyd's insurance compagny SA, de la compagnie d'assurances Arco, de la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) et de la société anonyme SMA.
Elles soutiennent que la participation des assureurs des entreprises ayant concouru à la réalisation des travaux litigieux présente un caractère utile.
Par un mémoire, enregistré le 12 février 2025, la société anonyme Lloyd's insurance compagny (LIC), représenté par la société civile professionnelle (SCP) Verbateam avocats, déclare ne pas s'opposer à sa mise en cause.
Vu :
- l'ordonnance n° 2402932 rendue le 17 octobre 2024 par le juge des référés ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 532-1 du code de justice administrative dispose que : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Il peut, aux termes de l'article R. 532-3 du même code, " à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée, () étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance () ".
2. Eu égard aux conditions d'exercice de l'office du juge des référés, ce dernier peut être saisi de conclusions tendant à ce que l'expertise ordonnée soit réalisée au contradictoire des assureurs des parties, à la condition qu'aucune action n'ait été engagée contre eux devant le juge judiciaire. Il ne résulte pas de l'instruction qu'une telle action aurait été engagée à l'encontre de la société XL insurance compagny SE, de la société Lloyd's insurance compagny SA, de la compagnie d'assurances Arco, de la SMABTP et de la société anonyme SMA, assureurs de la société BETOM, des sociétés OCTE et EGE et de la société EGSA, au moment des faits litigieux. Par suite, il y a lieu, comme le demandent la société BETOM et la société Zurich insurance Europe AG, de leur rendre commune et opposable l'expertise ordonnée le 17 octobre 2024.
ORDONNE :
Article 1er : La mesure d'expertise prescrite par ordonnance n° 2402932 en date du 17 octobre 2024 est étendue au contradictoire de la société XL insurance compagny SE, de la société Lloyd's insurance compagny SA, de la compagnie d'assurances Arco, de la SMABTP (société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics) et de la société anonyme SMA.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Bureau études tech organisation moderne, à la société Zurich insurance Europe AG, à la société XL insurance compagny SE, à la société Lloyd's insurance compagny SA, à la compagnie d'assurances Arco, à la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics, à la société anonyme SMA et à l'expert.
Fait à Montpellier, le 26 février 2025.
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 26 février 2025,
L'attaché,
Médéric Arias
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026