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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2501262

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2501262

mercredi 18 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2501262
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantBAUTES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit la décision initiale de refus malgré une demande de régularisation, et le recours administratif préalable qu'il avait formé concernait en réalité une autre catégorie de carte (invalidité ou priorité). En l'absence de preuve d'une demande effective pour la carte "stationnement", les conclusions en annulation étaient irrecevables. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 février 2025, M. A B, représenté par Me Bautes, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le président du conseil départemental de l'Hérault a rejeté le recours administratif préalable obligatoire qu'il a formé le 16 octobre 2023 contre la décision du 9 août 2023 refusant de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention " stationnement pour personnes handicapées ", ensemble la décision du 9 août 2023 ;

2°) d'enjoindre au président du conseil départemental de lui délivrer cette carte ;

3°) à défaut, de désigner un médecin expert afin d'apprécier la réalité de son état de santé et de se prononcer sur sa restriction substantielle et durable à l'emploi ;

4°) de mettre à la charge du département de l'Hérault la somme de 1 800 euros, à verser à son conseil, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des courriers des 18 et 24 février 2024, M. B a été invité à verser au dossier, la pièce n° 2 annoncée et non jointe à sa requête, correspondant à la décision initiale de rejet de sa demande d'attribution de la carte mobilité inclusion mention " stationnement pour personnes handicapées ".

Par une décision du 18 décembre 2024, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".

3. Par la présente requête, M. B conteste le rejet implicite du recours administratif préalable obligatoire qu'il dit avoir formé contre une décision du 9 août 2023 lui refusant le bénéfice de la carte mobilité inclusion portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". En dépit des demandes de régularisation adressées les 18 et 24 février 2025, M. B n'a pas produit la décision du 9 août 2023 annoncée en pièce n° 2 des pièces jointes à sa requête et il résulte en outre de l'instruction que le recours administratif préalable obligatoire daté du 16 octobre 2023, reçu le 19 octobre suivant, dont il a saisi le président du département de l'Hérault portait sur le refus de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention " invalidité " ou " priorité " qu'il avait sollicitée et non sur le refus de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Dans ces conditions, à défaut pour M. B de justifier d'une décision du président du conseil départemental de l'Hérault rejetant une demande d'attribution de la carte mobilité inclusion mention " stationnement pour personnes handicapées " qu'il aurait effectivement présentée et contre laquelle il aurait formé un recours administratif préalable obligatoire, ses conclusions en annulation d'une décision implicite rejetant un tel recours sont manifestement irrecevables. Il y a lieu, par suite, de rejeter la présente requête, en toutes ses conclusions en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Bautes.

Fait à Montpellier, le 18 juin 2025.

La présidente de la 6ème chambre,

S. Encontre

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 18 juin 2025

La greffière,

L. Rocher lr

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