mardi 8 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2504880 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MARTINEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 juillet 2025, Mme B A représentée par Me Martinez, avocat, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner à l'université de Montpellier de lui communiquer, sans délai, l'intégralité des coefficients d'harmonisation appliqués pour chaque filière licence accès santé (LAS) et pour le parcours d'accès spécifique santé (PASS) lors de la session 2024-2025, incluant les formules mathématiques détaillées, les statistiques complètes par filière comprenant les moyennes avant et après harmonisation, les écarts-types, les notes minimales et maximales, les quartiles de distribution, le tableau comparatif des taux d'admission en médecine par filière d'origine (PASS et chaque LAS) pour les trois dernières années universitaires, pour l'ensemble des étudiants actuellement en LAS 2 toutes filières confondues, leurs notes obtenues lors de leur année PASS 2023-2024, permettant d'établir une analyse longitudinale de leur parcours académique, les notes obtenues aux épreuves orales de santé LAS 2 par l'ensemble des candidats de la session 2024-2025, permettant d'isoler l'impact de l'harmonisation des épreuves écrites sur le classement final, les procès-verbaux ou comptes-rendus des réunions de la commission d'harmonisation ayant déterminé les modalités d'ajustement des notes, out document interne établissant les critères et la méthodologie d'harmonisation entre filières, Un tableau de correspondance permettant de mettre en relation, pour chaque étudiant LAS2, son classement en PASS l'année précédente, ses notes avant et après harmonisation en LAS 2, sa note d'oral de santé, et son classement final ;
2°) d'ordonner que ces documents soient versés au dossier de la procédure au fond ;
3°) de mettre les dépens à la charge de l'université de Montpellier.
Elle soutient que la communication des documents sollicités présente un caractère d'utilité manifeste.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Afin de donner une portée utile aux conclusions de sa requête, Mme A doit être regardée comme invoquant les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et non celles, inexistantes, de l'article L. 532-1 du même code.
2. Aux termes de cet article : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
3. A supposer que les conclusions de la requête de Mme A entrent dans le champ des dispositions réglementaires précitées, elles ne présentent pas un caractère d'utilité différent de celui de la mesure que pourrait ordonner le juge de l'excès de pouvoir, s'il l'estimait nécessaire, dans le cadre de l'instruction de la requête à fin d'annulation dont la requérante le saisirait. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête de Mme A, y compris celles présentées au titre des dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Montpellier, le 8 juillet 2025.
Le juge des référés
F. C
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 8 juillet 2025.
La greffière,
A-C. Romera
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026