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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2505820

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2505820

lundi 15 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2505820
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A contestant une décision de la CAF de l'Hérault lui accordant une remise partielle de dette d'aide au logement. La requérante invoquait sa situation financière précaire et sa bonne foi, mais n'a pas fourni les justificatifs demandés malgré une invitation à régulariser. Faute d'éléments suffisants pour apprécier le bien-fondé de son moyen, le juge a appliqué l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement non assortie de précisions utiles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 août 2025, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision du 17 juillet 2025 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Hérault lui a accordé une remise partielle de dette d'indu d'aide personnelle au logement d'un montant de 3 303 euros.

Elle soutient qu'elle se trouve dans une situation financière extrêmement précaire et qu'elle est de bonne foi.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (). ".

2. L'article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Par un courrier adressé le 7 août 2025 auquel était joint le formulaire prévu par l'article R. 772-7 du code de justice administrative, Mme A a été invitée à régulariser sa requête et à produire devant le tribunal, dans un délai de quinze jours, à peine d'irrecevabilité, une argumentation destinée à montrer que la décision contestée a méconnu ses droits ainsi que tous documents jugés utiles pour justifier sa demande.

4. Alors que la demande de régularisation régulièrement adressée à la requérante a été retournée au tribunal le 28 août 2025 par les services postaux avec la mention " pli avisé non réclamé ", la requérante se borne à soutenir qu'elle se trouve dans une situation financière précaire et qu'elle est de bonne foi, sans produire aucun élément ni commencement de preuve permettant au tribunal de porter une appréciation sur sa bonne foi et sur le montant des ressources et charges de son foyer. Par suite, la requête de Mme A, qui ne comporte qu'un moyen manifestement non assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Mme A peut si elle s'y croit fondée présenter un échéancier de paiement auprès de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault.

Fait à Montpellier, le 15 septembre 2025.

La présidente de la 1ère Chambre,

F. Corneloup

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier le 15 septembre 2025.

La greffière,

A. Junon

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