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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2507048

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2507048

jeudi 27 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2507048
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C... contestant une décision de la caisse d’allocations familiales de l’Hérault relative à une remise partielle de dette d’aide personnelle au logement. La requérante n’a pas fourni d’éléments ou de preuves permettant d’apprécier sa bonne foi ou ses ressources, malgré une invitation à régulariser. Le tribunal a jugé que la requête était dépourvue de moyens opérants et l’a rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 1er, 11 et 12 octobre 2025, Mme B... C... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision de la caisse d’allocations familiales de l’Hérault du 23 septembre 2025 lui accordant une remise de dette partielle pour un indu d’aide personnelle au logement d’un montant de 485,60 euros dans la mesure où elle refuse le remboursement correspondant à une dette effacée ;

2°) d’ordonner la restitution immédiate de la somme de 364,20 euros correspondant à la remise accordée, mais non reversée ;

3°) subsidiairement, d’ordonner à la caisse d’allocations familiales de l’Hérault de produire, dans un délai déterminé, le détail écrit et chiffré de toute imputation de crédits sur d’autres dettes la concernant et d’en justifier la légalité.

Elle soutient que l’indu résulte d’une erreur qui n’est pas la sienne.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (…), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (…). ».

L’article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au- delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».

Par un courrier, adressé le 3 octobre 2025 par télé-Recours, auquel était joint le formulaire prévu par l’article R. 772-7 du code de justice administrative et dont il a été accusé réception le même jour, Mme C... a été invitée à régulariser sa requête à l’aide d’un formulaire pré-rempli qui lui a été transmis par le greffe du tribunal. Ce formulaire invitait notamment la requérante à préciser les motifs de sa demande et l’informait de la nécessité, sous peine d’irrecevabilité, de soumettre au juge des arguments et des justificatifs destinés à établir l’illégalité de la décision contestée.

Alors que Mme C... a retourné ce formulaire au tribunal en date du 5 octobre 2025, elle ne verse à l’appui de sa requête aucun élément ni commencement de preuve permettant au tribunal de porter une appréciation sur sa bonne foi et sur le montant des ressources et charges de son foyer. Par suite, la requête de Mme C..., qui est dépourvue de moyens opérants à l’encontre de la décision de remise de dette, doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
















Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C....

Copie en sera adressée à la caisse d’allocations familiales de l’Hérault.

Fait à Montpellier, le 27 novembre 2025.


La présidente de la 1ère Chambre,


F. Corneloup

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier le 27 novembre 2025.

La greffière,



M. A...


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