Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui se bornait à transmettre une copie de son recours gracieux sans formuler de conclusions aux fins d’annulation ni exposer de moyens, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n’ayant pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, le président a fait usage de son pouvoir de rejet par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 novembre 2025, M. B... A... transmet au tribunal une copie du recours gracieux qu’il a adressé à la préfecture du département de l’Hérault suite à la rétention de son permis de conduire.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». En outre, conformément à l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. » ;
2. Il ressort des pièces du dossier que la requête présentée par M. A..., se limitant à communiquer au tribunal administratif une copie du recours gracieux adressé au préfet de l’Hérault contre la décision du 30 juillet 2025 portant rétention de son permis de conduire, ne comporte l’énoncé d’aucune conclusion aux fins d’annulation de ladite décision administrative et n’a été suivie dans le délai du recours contentieux d’aucune production satisfaisant aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Ainsi, cette requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifié à M. B... A....
Fait à Montpellier, le 22 janvier 2026 .
Le président,
J. Charvin
La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 22 janvier 2026.
La greffière,
M. C...