Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant l'exclusion définitive de leur fils par le conseil de discipline du lycée privé sous contrat Saint-Louis de Gonzague de Perpignan. Le juge a estimé que ce litige ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, car l'établissement, bien que participant au service public, n'avait pas usé de prérogatives de puissance publique en prononçant cette sanction. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables pour incompétence.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2026, M. et Mme D... et C... B..., représentés par Me Zafrane, demandent au tribunal d’annuler la décision du 20 novembre 2025 du conseil de discipline excluant définitivement leur fils A... du lycée Saint-Louis de Gonzague de Perpignan, d’annuler le refus implicite de communication du dossier disciplinaire, d’enjoindre à ce lycée sous astreinte de communiquer ce dossier, et de mettre à la charge de ce lycée les dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ».
2. Si le lycée Saint-Louis de Gonzague de Perpignan, qui est un établissement d’enseignement privé sous contrat d’association, participe au service public de l’enseignement, le conseil de discipline de cet établissement, en excluant définitivement A... B... le
20 novembre 2025, n’a usé d’aucune prérogative de puissance publique. Ainsi, le litige dirigé contre cette exclusion ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, et la requête susvisée peut être rejetée en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
O R D ON N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme D... et C... B....
Fait à Montpellier, le 4 février 2026.
Le président,
V. Rabaté
La République mande et ordonne à la rectrice de l’académie de Montpellier en qui la concerne où à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 4 février 2026.
La greffière,
B. Flaesch