jeudi 30 juin 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-1903448 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | PEIGNARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 8 juillet 2019, le 10 janvier 2020 et le
21 avril 2020, la société Godard, représentée par Me Bouliou, de la SCP Desbois-Bouliou et Associés, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune de La Gacilly à lui verser une somme de 34 978,53 euros toutes taxes comprises au titre du solde du décompte général du lot n°5 - " Charpente et bardage bois " du marché de construction d'un espace culturel, assortie des intérêts au taux légal ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Gacilly le paiement d'une somme de
3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune de La Gacilly lui a attribué, le 16 décembre 2016, pour un montant de
499 693, 24 euros hors taxe, le lot n°5 - " Charpente et bardage bois " du marché de construction d'un espace culturel sur le territoire communal et les travaux ont été réceptionnés avec réserves, avec une date d'achèvement fixée contradictoirement au 12 juillet 2018 ;
- le décompte général qui lui a été adressé le 25 février 2019 déduit du montant général du marché une somme de 34 978,53 euros toutes taxes comprises au titre des pénalités de retard ;
- elle ne saurait se voir infliger 35 jours de retard au titre de la transmission tardive des plans et études de chantier, ces retards étant directement imputables aux autres intervenants du chantier ;
- la commune de La Gacilly a été dûment informée de son absence du chantier pendant six jours calendaires, en raison des congés de son équipe, et ne saurait lui imputer des journées de retard de ce fait ;
- la commune de La Gacilly lui a imputé, à tort, des pénalités de retard pour la réalisation des travaux de fin de bardage et d'habillage bas de la grande halle, alors que la responsabilité de ces retards incombe au maître d'œuvre et au maître d'ouvrage ;
- elle n'a été rendue destinataire du planning d'exécution des travaux que le
3 mars 2017 alors même que les travaux ont débuté en janvier 2017, ce qui a rendu difficile son organisation ;
- le montant des pénalités de retard qui lui ont été infligées est manifestement excessif ;
- la commune de La Gacilly s'est acquittée en cours d'instance de la somme de
9 833,90 euros dont elle restait redevable pour le solde des travaux effectués, outre le montant des pénalités de retard infligées.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 octobre 2019, le 24 février 2020 et le
20 mai 2020, la commune de La Gacilly, représentée par Me Peignard, conclut au rejet de la requête. Elle demande également au tribunal de mettre à la charge de la société Godard le paiement d'une somme de 3 000 au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la condamner aux entiers dépens.
Elle fait valoir que :
- l'ordre de service n°1 prévoyait un démarrage des travaux le 2 janvier 2017 et un délai global de l'opération tous corps compris de 16 mois, soit une livraison de l'ouvrage le
30 avril 2018 ;
- le calendrier d'exécution des travaux confiés à la société Godard fixait la fin de l'intégralité de ses travaux au 20 novembre 2017, date reportée au 2 février 2018 compte tenu des aléas du chantier ;
- la date retenue pour l'achèvement des travaux, par le procès-verbal de réception, est le 12 juillet 2018 ;
- la matérialité des retards n'est pas contestée par la société Godard qui discute uniquement de leur imputabilité ;
- la société Godard n'apporte nullement la preuve que les 35 jours de retard comptabilisés en raison de la transmission tardive des plans et études de chantier résulteraient de retard d'autres corps de métier ;
- les contingences d'organisation interne de la société Godard ne sauraient être opposées pour justifier d'un quelconque retard ;
- contrairement à ce que soutient la société Godard, il n'a pas été comptabilisé de retard dans l'exécution de l'habillage acoustique de la grande halle mais uniquement dans l'exécution des travaux initialement confiés à la requérante ;
- il était loisible à la société Godard de ne pas signer l'avenant au marché si elle n'était pas en mesure de mobiliser la main d'œuvre nécessaire pour terminer les travaux dans les délais ;
- la société Godard a eu toute faculté de s'organiser puisque son intervention sur le chantier était programmée entre le 11 septembre 2017 et le 2 février 2018 ;
- l'application des pénalités de retard est une garantie de l'égal accès à la commande publique, de sorte qu'il convient de les appliquer aussi rigoureusement que possible ;
- elle a consenti néanmoins une réduction significative des pénalités de retard applicables en ne comptabilisant que 35 jours de retard, alors que 160 jours de retard ont été constatés ;
- le solde des travaux réclamé par la société Godard a été acquitté depuis l'introduction de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux issu de l'arrêté du 8 septembre 2009, modifié par arrêté du 3 mars 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thalabard,
- les conclusions de M. Rémy, rapporteur public,
- et les observations de Me Bouliou, représentant la société Godard.
Considérant ce qui suit :
1. En 2016, la commune de La Gacilly (Morbihan) a entrepris la construction d'un espace culturel sur son territoire. La maîtrise d'œuvre de ce projet a été confiée à un groupement d'entreprises composé notamment de l'agence d'architecture Robert et Sur. Le marché de travaux ayant été décomposé en 22 lots, le lot n°5 - " Charpente et bardage bois " a été attribué, le 16 décembre 2016, à la société Godard, pour un montant de 499 693,24 euros hors taxe (HT). En cours d'exécution des travaux, la commune a conclu avec la société Godard un avenant pour la réalisation d'une passerelle en bois et d'un complément d'isolation, pour un montant de 21 569,07 euros HT. La réception des travaux a été prononcée avec réserves par procès-verbal du 12 juillet 2018, fixant l'achèvement des travaux à cette date. Le 25 février 2019, la commune a établi le décompte général et définitif du marché, faisant état d'un total général de 641 068,28 euros toutes taxes comprises (TTC), après déduction de pénalités s'élevant à 34 978,53 euros TTC. Par un mémoire en réclamation, la société Godard a, le 21 mars 2019, contesté l'application de telles pénalités. En l'absence de réponse de la commune de La Gacilly, la société Godard demande au tribunal de la condamner à lui verser une somme de 34 978,53 euros TTC, assortie des intérêts au taux légal.
Sur les pénalités de retard infligées :
2. D'une part, aux termes de l'article 19.1.1 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux (CCAG Travaux) : " Le délai d'exécution du marché comprend la période de préparation définie à l'article 28.1 et le délai d'exécution des travaux défini ci-dessous. Un ordre de service précise la date à partir de laquelle démarre la période de préparation. Le délai d'exécution des travaux est celui imparti pour la réalisation des travaux incombant au titulaire, y compris le repliement des installations de chantier et la remise en état des terrains et des lieux. Un ordre de service précise la date à partir de laquelle démarre le délai d'exécution des travaux. ()". Aux termes de l'article 19.1.4 de ce même cahier : " Dans le cas de travaux allotis, le délai d'exécution des travaux incombant au titulaire est fixé par le représentant du pouvoir adjudicateur au sein du délai global d'exécution de l'ensemble des travaux allotis tous corps d'état confondus et en tenant compte d'un calendrier prévisionnel d'exécution précisant les dates d'intervention relatives à chaque lot, et figurant en annexe de l'acte d'engagement. Ce délai d'exécution est confirmé ou modifié pendant la période de préparation du chantier dans les conditions prévues à l'article 28.2. ". L'article 19.2.1 dudit cahier prévoit que : " En dehors des cas prévus aux articles 19.2.2 et 19.2.3, la prolongation du délai d'exécution ne peut résulter que d'un avenant. ". En vertu des stipulations de l'article 20.1.1 de ce cahier, auxquelles le cahier des clauses administratives particulières (CCAP) applicable au marché de travaux litigieux ne précise pas avoir entendu déroger, les pénalités de retard sont encourues du simple fait de la constatation du retard par le maître d'œuvre.
3. D'autre part, aux termes de l'article 4.1 du CCAP du marché litigieux : " La durée du marché est fixée à 16 mois à compter de l'ordre de service de démarrage (période de préparation de 2 mois incluse). ". L'article 4.4 de ce CCAP stipule que : " En vue de l'application éventuelle du premier alinéa de l'article 19.2.3 du CCAG Travaux, le nombre de journées d'intempéries réputées prévisibles est fixé à 10 jours. () ". Enfin, selon l'article 4.3 du CCAP relatif aux pénalités de retard : " Par dérogation à l'article 20.1 du CCAG Travaux, lorsque le délai contractuel est dépassé, le titulaire encourt, sans mise en demeure préalable, une pénalité calculée par application de la formule suivante : P = (VxR) /500 dans laquelle P = le montant de la pénalité ; V = la valeur des prestations sur laquelle est calculée la pénalité, cette valeur étant égale au montant en prix de base, hors variations de prix et hors du champ d'application de la TVA, de la partie des prestations en retard, ou de l'ensemble des prestations si le retard d'exécution d'une partie rend l'ensemble inutilisable ; R = le nombre de jours de retard. ".
4. Il résulte de l'instruction et notamment du compte-rendu de chantier n°66 qui récapitule les retards des intervenants aux opérations de travaux tels que constatés par le maître d'œuvre que ce dernier a, s'agissant de l'entreprise Godard, relevé un retard dans la remise de documents de 35 jours calendaires au 23 février 2017, un retard dans la réalisation de ses travaux de 6 jours calendaires au 12 janvier 2018 et un retard dans la réalisation des travaux de fin de bardage ainsi que d'habillage bas de la grande halle de 70 jours calendaires au 21 juin 2018. La société Godard soutient que les pénalités de retard qui lui ont finalement été infligées par le pouvoir adjudicateur, en application de l'article 4.3 du CCAP du marché, à raison de 35 jours de retard retenus dans l'exécution des travaux, sont injustifiées.
5. En premier lieu, si la société Godard fait valoir qu'en dépit de ses relances, elle n'aurait pas disposé en temps utile des plans et études d'exécution des autres corps de métiers présents sur le chantier, elle n'établit pas, par ses allégations générales sur les difficultés rencontrées dans l'élaboration des plans, nécessitant de trouver d'autres solutions que celles initialement prévues, et par la production d'échanges de courriels incomplets avec certaines entreprises intervenant sur le chantier, que son retard de 35 jours calendaires pour la réalisation et la transmission des plans d'exécution des travaux de charpente et de bardage bois, dont elle ne saurait utilement prétendre qu'ils étaient à la charge de l'équipe de maîtrise d'œuvre compte tenu des stipulations de l'article 6-6 du CCAP du marché, ne lui serait pas imputable. La commune de La Gacilly souligne, en outre, sans être utilement contestée, que la société Godard n'a jamais précisé en cours de chantier que son retard dans la remise des documents résulterait des délais de réponse des autres intervenants alors même que le maître d'œuvre l'avait alertée à plusieurs reprises aux mois de février et mars 2017 de ses manquements dans la réalisation des études de conception et des délais qui lui étaient impartis, notamment par un courriel du 1er mars 2017 rappelant la mise en garde déjà adressée le
17 février 2017 par le coordinateur OPC du marché.
6. En deuxième lieu, la seule circonstance que le conducteur de travaux de la société Godard a informé tant le maître d'œuvre que le maître de l'ouvrage de l'absence de l'équipe sur le chantier pendant six jours à compter du 12 janvier 2018 en raison de congés est sans incidence sur l'obligation de respecter les délais contractuels du marché. La société Godard ne saurait donc s'exonérer du retard pris dans la réalisation de l'ouvrage pour un tel motif.
7. En troisième lieu, la société Godard expose qu'il lui a été demandé le
29 novembre 2017 d'établir un devis modificatif pour l'habillage acoustique de la partie basse de la grande halle, lequel comportait deux versions, que ce devis ayant été estimé trop élevé, le maître d'œuvre a sollicité un devis auprès du menuisier intérieur pour la réalisation de ces travaux et qu'étant ainsi dans l'incertitude sur la solution retenue, elle n'a procédé à aucune commande et n'a fait réaliser aucun plan, de sorte que le délai de vingt jours qui lui a été laissé à compter du 22 mars 2018 lorsque l'architecte lui a précisé que les travaux devaient être réalisés tels que prévus initialement au marché, était techniquement impossible à respecter. Cependant, aucune pièce du dossier ne permet d'établir que les modalités de réalisation de la mission d'habillage acoustique auraient été décidées tardivement, faisant obstacle au respect des délais de réalisation du bardage et d'habillage bas de la grande halle qui étaient, selon les pièces du marché, respectivement de 10 jours et 5 jours. La société Godard n'allègue pas davantage avoir sollicité vainement l'architecte pour obtenir des précisions sur les conditions de réalisation de cet habillage acoustique et l'avoir alerté des contraintes inhérentes aux études préalables et à la coordination avec les autres entreprises afin de respecter les délais contractuels. Il en résulte que le retard de 70 jours constaté dans la réalisation des travaux de fin de bardage et d'habillage bas doit être regardé comme lui étant entièrement imputable.
8. En dernier lieu, il est constant que le planning définitif d'exécution des travaux a été transmis le 3 mars 2017 à la société Godard et indiquait que son intervention sur le chantier était programmée à partir du 11 septembre 2017. Si la société Godard soutient d'une manière générale, dans le cadre de la présente instance, que cette transmission de planning était trop tardive, compte tenu des délais de préparation requis pour réaliser l'ouvrage de charpente en bois commandé pour l'espace culturel, dont le caractère spécifique et exceptionnel nécessitait d'effectuer des mises au point techniques avec le bureau d'études structure et le bureau de contrôle, d'obtenir des visas et la validation du maître d'œuvre et de la maîtrise d'œuvre, d'être approvisionnée en matières premières, de fabriquer les organes d'assemblages métalliques et d'assembler l'ouvrage en atelier, elle ne conteste pas que, comme le soutient le pouvoir adjudicateur en défense, le calendrier d'exécution joint au dossier de consultation des entreprises prévoyait un délai de cinq mois pour cette préparation, calendrier qu'elle a donc nécessairement accepté lorsqu'elle a soumissionné. Au demeurant, ainsi que le fait valoir la commune, la société Godard pouvait, même en l'absence de transmission du planning définitif des travaux, qui a uniquement vocation à fixer l'ordre d'interventions des participants à l'opération, commencer à réaliser les documents d'exécution et procéder à la fabrication en atelier des éléments nécessaires pour les besoins du chantier. Si la société Godard fait également valoir que trois intervenants différents représentant l'équipe de maîtrise d'œuvre se sont succédés sur le chantier entrainant un changement d'interlocuteurs, elle n'établit pas davantage, par cette seule allégation, que les retards qui lui sont imputés résulteraient de difficultés d'organisation du chantier.
9. Au regard de l'ensemble de ces éléments, et alors qu'il résulte de l'instruction qu'en cours d'exécution des opérations de construction de l'espace culturel, le maître d'œuvre a fait état à plusieurs reprises des manquements de l'entreprise par rapport à ses engagements quant au calendrier de travaux, la société Godard n'est pas fondée à soutenir que les pénalités qui lui ont été infligées par la commune de La Gacilly étaient injustifiées. En outre, et alors que la commune souligne, sans contestation en réplique, qu'elle a consenti une réduction significative de ces pénalités, en les ramenant de 160 jours à 35 jours de retard, la société requérante ne démontre pas que le montant maintenu à sa charge présenterait un caractère manifestement excessif.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par la société Godard tendant à la condamnation de la commune de La Gacilly à lui verser la somme de 34 978,53 euros TTC, assortie des intérêts au taux légal, qui a été déduite, à titre de pénalités, du solde du décompte du lot n°5 du marché de construction d'un espace culturel, doivent être rejetées.
Sur les dépens :
11. La commune de La Gacilly ne justifie pas avoir exposé des dépens dans le cadre de la présente instance. Ainsi, ses conclusions tendant à ce que les dépens de l'instance soient mis à la charge de la société Godard sont dépourvues d'objet et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de La Gacilly, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la société requérante demande au titre des dépenses exposées et non comprises dans les dépens. Les conclusions présentées à ce titre par la société Godard doivent dès lors être rejetées.
13. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Godard le versement à la commune de La Gacilly d'une somme de 1 500 euros au titre des mêmes dispositions.
DÉC I D E :
Article 1er : La requête de la société Godard est rejetée.
Article 2 : La société Godard versera à la commune de La Gacilly une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la commune de La Gacilly est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Godard et à la commune de La Gacilly.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Kolbert, président,
Mme Thalabard, première conseillère,
Mme Barbaste, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2022.
La rapporteure,
Signé
M. Thalabard
Le président,
Signé
E. KolbertLa greffière,
Signé
I. Le Vaillant
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601156
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de communication des listes électorales des communes du Puy-de-Dôme et à obtenir une injonction de transmission. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 25 avril 2026, désistement pur et simple. Par ordonnance du 1er juin 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus préfectoral.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601189
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation solidarité spécifique de 3 463,33 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.
01/06/2026