vendredi 24 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-1905456 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BUORS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 novembre 2019, M. C G et Mme A E agissant en leur nom personnel et en leur qualité de représentants légaux de leurs deux enfants mineurs, représentés H demandent au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à leur payer la somme totale de 50 414, 45 € en réparation de leurs préjudices propres et de ceux de leurs deux enfants mineurs ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 € sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'Etat a commis une carence fautive en ne permettant pas à leur fils M. F G E de bénéficier d'une place dans une structure adaptée à ses besoins en méconnaissance de l'article L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles ;
- les préjudices en résultant peuvent être évalués comme suit :
* préjudice moral et troubles dans les conditions d'existence de M. G et de Mme E : 10 000 € chacun ;
* préjudice moral de M. M. F G E G E : 15 000 € ;
* préjudice moral de leur fille D : 5 000 € ;
* préjudice financier : 10 414, 45 €.
Par un mémoire enregistré le 21 novembre 2022, l'agence régionale de santé (ARS) de Bretagne conclut à titre principal au rejet de la requête et à titre subsidiaire s'en remet à l'appréciation du tribunal s'agissant de l'évaluation des préjudices personnels des requérants et de leurs enfants et conclut au rejet des demandes relatives au préjudice financier.
Elle soutient que :
- elle ne peut faire procéder à l'admission d'une personne handicapée au sein d'une structure médico-sociale à l'issue de son orientation par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ;
- la mention d'un établissement spécifique proposé par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) ne privait pas les requérants de la faculté d'adresser une demande d'admission à d'autres établissements du département ;
- elle n'a pas failli à sa mission d'organisation de l'offre médico-sociale en Bretagne ;
- la preuve d'une demande de prise en charge par le service d'accompagnement comportemental spécialisé (SACS) de Quimper n'est pas rapportée ;
- aucune carence ne peut lui être reprochée dans la prise en charge de M. F G E qui a bénéficié pour la période du 1er septembre 2013 au 31 août 2016 de prestations spécialisées à domicile ainsi que d'un accompagnement psychologique et d'une aide à domicile ;
- à titre subsidiaire, sur les préjudices :
* la créance dont se prévalent les requérants pour la période antérieure au 1er janvier 2015 est prescrite ;
* elle s'en remet à l'appréciation du tribunal s'agissant des préjudices moraux ;
* compte tenu de la prescription, le reste à charge de 7 151, 57 € doit être retiré de la somme dont les requérants sollicitent le remboursement.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Met, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. F G E, né le 22 mars 2008 présente un syndrome autistique. Par courrier du 30 août 2019 M. G et Mme E ses parents, ont saisi la ministre des solidarités et de la santé d'une demande indemnitaire préalable tendant à l'indemnisation des préjudices occasionnés par la carence fautive de l'Etat dans la prise en charge de leur fils. Cette demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet.
Sur la responsabilité :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 114-1 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l'accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté. ". Aux termes de l'article L. 246-1 dudit code : " Toute personne atteinte du handicap résultant du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés bénéficie, quel que soit son âge, d'une prise en charge pluridisciplinaire qui tient compte de ses besoins et difficultés spécifiques. /Adaptée à l'état et à l'âge de la personne, cette prise en charge peut être d'ordre éducatif, pédagogique, thérapeutique et social. () ". Ces dispositions imposent à l'Etat et aux autres personnes publiques chargées de l'action sociale en faveur des personnes handicapées d'assurer, dans le cadre de leurs compétences respectives, une prise en charge effective dans la durée, pluridisciplinaire et adaptée à l'état comme à l'âge des personnes atteintes, notamment, de troubles autistiques. Si, eu égard à la variété des formes du syndrome autistique, le législateur a voulu que cette prise en charge, afin d'être adaptée aux besoins et difficultés spécifiques de la personne handicapée, puisse être mise en œuvre selon des modalités diversifiées, notamment par l'accueil dans un établissement spécialisé ou par l'intervention d'un service à domicile, c'est sous réserve que la prise en charge soit effective dans la durée, pluridisciplinaire, et adaptée à l'état et à l'âge de la personne atteinte de ce syndrome. Une carence dans l'accomplissement de cette mission est de nature à engager la responsabilité de ces autorités.
3. D'autre part, en vertu de l'article L. 241-6 du même code, lorsque la CDAPH, à la demande des parents, se prononce sur l'orientation des enfants atteints du syndrome autistique et désigne les établissements ou les services correspondant aux besoins de ceux-ci étant en mesure de les accueillir, ces structures sont tenues de se conformer à la décision de la commission. Dès lors, lorsqu'un enfant autiste ne peut être pris en charge par l'une des structures désignées par la CDAPH en raison d'un manque de places disponibles, l'absence de prise en charge pluridisciplinaire qui en résulte est, en principe, de nature à révéler une carence de l'Etat dans la mise en œuvre des moyens nécessaires pour que cet enfant bénéficie effectivement d'une telle prise en charge dans une structure adaptée.
4. Compte tenu des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine, s'il appartient aux parents de soumettre au juge des éléments de faits susceptibles de faire présumer une carence de l'Etat dans la mise en œuvre des décisions de la CDAPH, il incombe ensuite à l'Etat de renverser cette présomption en produisant des éléments permettant d'établir que l'absence de prise en charge ne lui est pas imputable.
5. Il résulte de l'instruction que la CDAPH du Finistère a, par deux décisions des 19 septembre 2013 et 30 avril 2015 prescrit une orientation de M. F G E d'une part en service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) type d'annexe à compter du 1er août 2013 jusqu'au 31 août 2016 d'autre part, en SACS pour la période du 1er août 2015 au 31 août 2016 et désigné le SESSAD autisme de Brest et le SACS de Quimper pour cette prise en charge. Il est constant que la prise en charge de l'enfant en SESSAD n'a pu avoir lieu en raison de l'absence de place disponible, ainsi qu'il ressort d'une attestation du 24 janvier 2019 émanant de cet établissement indiquant que celui-ci a été inscrit sur liste d'attente du 26 septembre 2013 au 31 août 2016. Par ailleurs, par un courrier du 18 novembre 2015 adressé à M. G et à Mme E, le SACS du Finistère a porté à leur connaissance les modalités d'accueil des enfants dans ce service et leur a indiqué qu'ils seraient contactés pour envisager les possibilités d'accueil au SACS ou dans un autre établissement. M. G et Mme E doivent être regardés comme établissant ainsi le caractère infructueux de leurs démarches tendant à la prise en charge de leur enfant dans les services désignés par la CDAPH dans les décisions précitées. En se bornant à soutenir que les requérants n'étaient pas tenus de se restreindre aux établissements mentionnés par la CDAPH, l'ARS de Bretagne n'établit pas qu'une place était disponible dans d'autres établissements proposant une prise en charge équivalente à celle décidée par la CDAPH dans le département. L'ARS Bretagne ne saurait davantage écarter sa responsabilité en soutenant qu'il ne lui appartient pas d'imposer la prise en charge d'une personne handicapée à un établissement, alors qu'en application du b) du 2° de l'article L. 1431-2 du code de la santé publique, elle a pour compétence l'autorisation de création des instituts médico-éducatifs, le contrôle de leur fonctionnement et l'allocation des ressources et a plus généralement la charge d'organiser l'offre de services de manière à répondre aux besoins. Enfin, si l'ARS Bretagne fait valoir que durant la période du 1er septembre 2013 au 31 août 2016 M. F G E a bénéficié de prestations spécialisées à domicile assurées par l'association Tamm ha Tamm (THT) ainsi que d'un accompagnement psychologique et d'une aide à domicile pour personne handicapée, ces circonstances ne sauraient toutefois être regardées comme caractérisant la prise en charge pluridisciplinaire spécifiquement adaptée au syndrome autistique dans le cadre d'un SESSAD et d'un SACS telle que préconisée par la CDAPH. Dans ces conditions, l'absence de prise en charge adaptée de M. F G E révèle une carence de l'Etat dans la mise en œuvre des moyens nécessaires pour qu'il bénéficie effectivement d'une prise en charge pluridisciplinaire, au sens des dispositions de l'article L. 246-1 précité du code de l'action sociale et des familles. Cette carence est constitutive d'une faute de l'Etat de nature à engager sa responsabilité au titre de la période du 1er août 2013 au 31 août 2016.
Sur l'exception de prescription :
6. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'État, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. () ". Aux termes de son article 2 : " La prescription est interrompue par : () Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en connaître, et si l'administration qui aura finalement la charge du règlement n'est pas partie à l'instance ; () Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée ". Aux termes de son article 3 : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement ". Aux termes de son article 7 : " L'Administration doit, pour pouvoir se prévaloir, à propos d'une créance litigieuse, de la prescription prévue par la présente loi, l'invoquer avant que la juridiction saisie du litige au premier degré se soit prononcée sur le fond ".
7. Lorsque la responsabilité d'une personne publique est recherchée, les droits de créance invoqués en vue d'obtenir l'indemnisation des préjudices doivent être regardés comme acquis, au sens de ces dispositions, à la date à laquelle la réalité et l'étendue de ces préjudices ont été entièrement révélées, ces préjudices étant connus et pouvant être exactement mesurés. La créance indemnitaire relative à la réparation d'un préjudice présentant un caractère continu et évolutif doit être rattachée à chacune des années au cours desquelles ce préjudice a été subi. Dans ce cas, le délai de prescription de la créance relative à une année court, sous réserve des cas visés à l'article 3 précité, à compter du 1er janvier de l'année suivante, à la condition qu'à cette date le préjudice subi au cours de cette année puisse être mesuré.
8. Il résulte de l'instruction que les requérants ont saisi la ministre des solidarités et de la santé d'une réclamation préalable pour l'indemnisation de leurs préjudices par courrier du 30 août 2019 reçu le 3 septembre suivant. Ainsi, en application des dispositions citées au point 6, les préjudices antérieurs au 1er janvier 2015 sont atteints par la prescription quadriennale.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne le préjudice de M. F G E :
8. L'absence de prise en charge de M. G E conforme aux orientations prononcées par la CDAPH lui a causé un préjudice moral. Compte tenu de ce que l'intéressé a tout de même bénéficié des interventions décrites au point 5, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice sur la période à indemniser du 1er janvier 2015 au 31 août 2016 en l'évaluant à la somme globale de 4 500 €.
En ce qui concerne les préjudices de M. G et de Mme E :
9. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral des requérants résultant d'une absence de prise en charge adaptée à l'état de santé de leur enfant et des troubles dans leurs conditions d'existence en résultant en leur allouant la somme de 7 000 € chacun pour la période précitée.
10. Il résulte des pièces versées au dossier et notamment des justificatifs produits par les requérants qu'entre le 1er janvier 2015 et le 31 août 2016, ceux-ci ont exposé la somme de 10 171,83 € au titre des sommes versées à l'association THT outre la somme de 8 312,44 € au titre des salaires et charges correspondant à l'emploi d'un aide à domicile. Il résulte par ailleurs des relevés du conseil général du Finistère que la prestation de compensation du handicap allouée au titre de ces frais s'est élevée au cours de la période considérée à la somme 5 176,07€ pour les prestations de l'association THT et à la somme de 5 181,52 € pour l'emploi d'une aide à domicile. Après déduction de ces sommes ainsi que de celle de 2 879 € correspondant aux crédits d'impôts dont ont bénéficié les requérants au cours de cette période, la somme à leur allouer peut-être fixée à 5 247,68 €.
En ce qui concerne le préjudice de la sœur de M. F G E :
11. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subis par la sœur de M. F G E née le même jour, résultant du temps consacré par ses parents à son frère en allouant à ses parents, en leur qualité de représentants légaux, la somme de 3 000 €.
12. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner l'Etat à verser à M. G et à Mme E la somme totale de 19 247,68 € en réparation de leurs propres préjudices ainsi que la somme de 4 500 € en leur qualité de représentants légaux de leur fils M. F G E et la somme de 3 000 € en leur qualité de représentants légaux de leur fille D en réparation des préjudices subis par ceux-ci.
Sur les frais liés au litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme totale de 1 500 € sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat versera à M. G et à Mme E la somme totale de 19 247,68 € en réparation de leurs propres préjudices, la somme de 4 500€ en leur qualité de représentants légaux de leur fils M. F G E et la somme de 3 000 € en leur qualité de représentants légaux de leur fille D en réparation des préjudices subis par ceux-ci.
Article 2 : L'Etat versera à M. G et à Mme E la somme totale de 1 500 € sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C G, premier dénommé pour l'ensemble des requérants en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et à l'agence régionale de santé de Bretagne.
Copie en sera adressée au ministre de la santé et de la prévention.
Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, où siégeaient :
M. Tronel, président,
Mme Allex, première conseillère,
M. Dayon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2023.
La rapporteure,
signé
A. BLe président,
signé
N. TronelLa greffière,
signé
E. Fournet
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026