LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-1905811

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-1905811

lundi 26 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-1905811
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation5ème Chambre
Avocat requérantCUGNY-LARREY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par jugement du 11 octobre 2021 devenu définitif, le tribunal administratif de Rennes a ordonné une expertise concernant l'infirmité de M. C.

Le rapport d'expertise a été déposé le 27 mai 2022.

Par un mémoire, enregistré le 10 juin 2022, M. C représenté par Me Cugny-Larrey conclut :

1°) à l'annulation de la décision du 26 février 2018 rejetant sa demande de pension militaire d'invalidité ;

2°) d'enjoindre au ministre des armées de lui octroyer le bénéfice d'une pension militaire d'invalidité dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'interprétation qui avait été faite de l'IRM du 14 mars 2013 doit être écartée des débats ;

- les séquelles de l'accident de service du 30 décembre 2012 sont entièrement imputables au service et le taux d'invalidité est de 10 pour cent.

Un mémoire, présenté par le ministre des armées a été enregistré le 16 juin 2022.

Il fait valoir que l'infirmité " Séquelles d'entorse itérative du genou droit traitée par ligamentoplastie. Limitation modérée de la flexion " est imputable au service et entraîne un taux d'invalidité de 10 pour cent.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision

du 28 avril 2022.

Vu :

- le rapport d'expertise du 27 mai 2022 ;

- l'ordonnance de taxation de l'expertise du 27 juin 2022 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;

- la loi n° 2018-607 du 13 juillet 2018 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- les conclusions de Mme Touret, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre alors applicable : " Ouvrent droit à pension : / 1° Les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'événements de guerre ou d'accidents éprouvés par le fait ou à l'occasion du service ; () ". Aux termes de l'article L. 4 de ce code : " Les pensions sont établies d'après le degré d'invalidité. / Sont prises en considération les infirmités entraînant une invalidité égale ou supérieure à 10 %. / Il est concédé une pension : / 1° Au titre des infirmités résultant de blessures, si le degré d'invalidité qu'elles entraînent atteint ou dépasse 10 % ; () ".

2. Il résulte de l'instruction et notamment de l'expertise du 21 avril 2022 ordonnée par le tribunal que l'accident du 30 décembre 2012 survenu en service et ayant entraîné la rupture du ligament croisé antérieur du genou droit de M. C est à l'origine certaine et directe des autres accidents survenus les 18 avril et 6 septembre 2013. Dès lors, c'est à tort que le ministre avait retenu une absence de lien médical entre ces différents accidents non imputables au service et l'accident imputable au service de 2012, et en avait déduit une insuffisance du taux de l'infirmité imputable au service, en méconnaissance de l'article L. 4 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

3. Il résulte de ce qui précède que M. C est fondé à demander l'annulation de la décision du 26 février 2018 portant rejet de sa demande et à ce qu'une pension militaire d'invalidité lui soit octroyée à compter du 6 octobre 2015, au taux de 10 pour cent non contesté.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

4. Le présent jugement implique nécessairement que le ministre des armées octroie une pension militaire d'invalidité à M. C. Il y a lieu d'enjoindre au ministre de prendre sa décision dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Cugny-Larrey, avocat de M. C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Cugny-Larrey de la somme de 1 500 euros.

D É C I D E :

Article 1er : La décision du 26 février 2018 rejetant la demande de pension de M. C est annulée.

Article 2 : Une pension militaire d'invalidité est concédée à M. C au taux de 10 pour cent pour " Séquelles d'entorse itérative du genou droit traitée par ligamentoplastie. Limitation modérée de la flexion " à compter du 6 octobre 2015. Cette décision interviendra dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'État versera la somme de 1 500 euros à Me Cugny-Larrey, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Cugny-Larrey renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.

Article 4 : Les frais d'expertise sont mis à la charge de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre des armées.

Copie du présent jugement sera notifié au docteur D B, expert.

Délibéré à l'issue de l'audience le 12 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Gosselin, président,

Mme Gourmelon, première conseillère,

M. Desbourdes, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.

Le président-rapporteur,

signé

O. E

L'assesseur le plus ancien,

signé

V. Gourmelon

La greffière,

signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions