LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2001312

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2001312

vendredi 21 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2001312
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBOUQUET-ELKAÏM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 mars 2020 et 14 octobre 2021, Mme F C et M. E B, représentés par Me Bouquet-Elkaïm, demandent au tribunal :

1°) de condamner la commune de Châteaulin à leur verser une indemnité de 76 375,20 euros en réparation des préjudices qu'ils ont subis du fait du naufrage de leur bateau, dommage qu'ils estiment résulter des fautes commises par les services de la commune de Châteaulin ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Châteaulin une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la responsabilité de la commune de Châteaulin est engagée du fait de la gestion de fait d'un port maritime dont elle s'est rendue responsable et de la carence qu'elle a manifestée dans l'exercice de sa mission de gestion d'un port, au regard des exigences des articles R. 5331-4, L. 5331-7 et L. 5331-8 du code des transports ;

- aucune faute ne peut leur reprochée puisqu'ils ont laissé leurs coordonnées au gestionnaire du port et confié un double de leurs clés à des personnes de confiance ;

- le naufrage du bateau aurait pu être évité en l'absence de carence fautive de la commune de Châteaulin ; le naufrage n'a pas pour origine une rupture d'amarre mais la violence extrême du courant à la suite de l'ouverture de la retenue du déversoir, sans consignes d'évacuation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2021, la commune de Châteaulin, représentée par la SARL Martin avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des transports ;

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D ;

- les conclusions de Mme Touret, rapporteure publique ;

- les observations de Me Bouquet-Elkaïm, représentant Mme C et M. B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C et M. B ont acquis en 2018 un voilier habitable qu'ils ont amarré, après avoir achevé des travaux de rénovation, à un poste à quai sur le quai Alba situé à une centaine de mètres du seuil du déversoir et de l'écluse n° 236 de Châteaulin. Ils se sont absentés le 31 octobre 2019. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2019, les fortes précipitations à l'origine d'un risque de crue de l'Aulne ont conduit le gestionnaire de l'écluse à procéder à une décharge du déversoir situé en amont. La pression du courant a causé une rupture de l'amarre avant, et le bateau a pivoté avant de sombrer. Devant l'état de dégradation du bateau, constaté après son renflouement en décembre, Mme C et M. B ont été conduits à le vendre pour 500 euros. Estimant que le naufrage avait pour origine des fautes commises par la commune de Châteaulin, ils ont adressé à la maire de la commune une demande indemnitaire préalable, que celui-ci a rejetée le 19 février 2020. Par la présente requête, Mme C et M. B demandent au tribunal de condamner la commune de Châteaulin à les indemniser.

Sur la responsabilité de la commune de Châteaulin :

En ce qui concerne la gestion de fait alléguée d'un port :

2. Il résulte de l'instruction que Mme C et M. B se sont acquittés, le 14 octobre 2019, d'une redevance d'un montant de 30 euros. Si le récépissé qui leur a été délivré à cette occasion par M. A, agent municipal, porte pour seule mention " 15 nuits ", cette mention n'est pas, à elle seule, de nature à démontrer que la commune de Châteaulin aurait exercé les fonctions d'autorité portuaire en délivrant des autorisations de stationnement à quai. Il résulte de l'instruction, et notamment des éléments figurant sur le site internet de la commune de Châteaulin concernant les tarifs municipaux, que la facturation à laquelle il a été procédé correspond uniquement à un droit d'accès aux douches et sanitaires aménagés par la commune, dont le tarif a été fixé à 2 euros par jour. Ainsi, en procédant à cette facturation, la commune de Châteaulin ne peut être regardée comme ayant délivré aux requérants une autorisation d'occupation temporaire du domaine public fluvial, ni comme ayant assumé de fait les fonctions d'autorité portuaire.

En ce qui concerne le manquement allégué aux missions de police portuaire :

3. La commune de Châteaulin ne pouvant, ainsi qu'il a été précédemment dit, être regardée comme assumant des fonctions d'autorité portuaire, les manquements qui lui sont reprochés par les requérants dans l'exercice de ces fonctions ne peuvent qu'être écartés, les dispositions des articles R. 5331-4, L. 5331-7 et L. 5331-8 du code des transports du code des transports dont la méconnaissance est invoquée par Mme C et M. B n'étant pas applicables en l'espèce.

4. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C et de M. B ne sont pas fondés à demander la condamnation de la commune de Châteaulin à les indemniser.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Châteaulin, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme C et M. B au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Châteaulin tendant à l'application de ces mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de Mme C et de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Châteaulin tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme F C, représentante unique des requérants et à la commune de Châteaulin.

Délibéré après l'audience du 10 octobre 2022 à laquelle siégeaient :

M. Gosselin, président,

Mme Gourmelon, première conseillère,

Mme Pottier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2022.

La rapporteure,

signé

V. DLe président,

signé

O. Gosselin

La greffière,

signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions