jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2002241 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | TROUDE |
Vu les procédures suivantes :
I) Par une requête et quatre mémoires, enregistrés les 3 juin 2020, 21 janvier 2021, 28 décembre 2021, 24 mai 2022 et 5 septembre 2022 sous le numéro 2002241, M. et Mme C et E A B, représentés par Me Troude, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Ploemeur a implicitement rejeté leur demande préalable du 20 mai 2022 ;
2°) de condamner la commune de Ploemeur à leur verser une somme totale de
85 769 euros en réparation des préjudices subis, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 mai 2022 et de leur capitalisation ;
3°) d'enjoindre à la commune de Ploemeur d'interdire l'accès de la parcelle cadastrée section HA n° 0099, assiette du boulodrome, de déplacer le boulodrome sur une autre parcelle, de remettre la parcelle cadastrée section HA n° 0099 dans son état naturel et de rétablir le sentier côtier, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Ploemeur une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- la responsabilité sans faute de la commune de Ploemeur doit être engagée du fait de dommages permanents de travaux publics, caractérisant une rupture d'égalité devant les charges publiques ; il en résulte des dommages anormaux et spéciaux ;
- à titre subsidiaire, la responsabilité pour faute de la commune doit être engagée au titre des carences du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police ;
- il en résulte les préjudices suivants : 15 769 euros au titre du préjudice patrimonial, 40 000 euros au titre des nuisances sonores, 5 000 euros au titre des nuisances esthétiques,
5 000 euros au titre des nuisances olfactives, 10 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence, 10 000 euros au titre du préjudice moral ;
- il y a lieu de supprimer le boulodrome et de le déplacer vers un autre terrain.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2020, la commune de Ploemeur conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable ; notamment les requérants sont tardifs pour demander l'annulation de la décision rejetant implicitement leur demande préalable du 26 juillet 2019 alors que le courrier du 10 mars 2020 ne saurait constituer en une demande indemnitaire préalable ; la requête se borne à solliciter une remise en état du terrain et ne comporte aucune conclusion indemnitaire ;
- à titre subsidiaire, sa responsabilité sans faute ne peut être engagée dès lors que l'existence du dommage allégué n'est pas prouvée et que celui-ci n'est pas anormal ;
- sa responsabilité pour faute ne saurait être plus engagée en absence de toute péril grave.
II) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 septembre et 29 novembre 2022 sous le numéro 2204511, M. et Mme C et E A B, représentés par Me Troude, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Ploemeur a implicitement rejeté leur demande préalable du 20 mai 2022 ;
2°) de condamner la commune de Ploemeur à leur verser une somme totale de
85 769 euros en réparation des préjudices subis, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 mai 2022 et de leur capitalisation ;
3°) d'enjoindre à la commune de Ploemeur d'interdire l'accès de la parcelle cadastrée section HA n° 0099, assiette du boulodrome, de déplacer le boulodrome sur une autre parcelle, de remettre la parcelle cadastrée section HA n° 0099 dans son état naturel et de rétablir le sentier côtier, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Ploemeur une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- la responsabilité sans faute de la commune de Ploemeur doit être engagée du fait de dommages permanents de travaux publics caractérisant une rupture d'égalité devant les charges publiques ; il en résulte des dommages anormaux et spéciaux ;
- à titre subsidiaire, la responsabilité pour faute de la commune doit être engagée au titre des carences du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police ;
- il en résulte les préjudices suivants : 15 769 euros au titre du préjudice patrimonial, 40 000 euros au titre des nuisances sonores, 5 000 euros au titre des nuisances esthétiques,
5 000 euros au titre des nuisances olfactives, 10 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence, 10 000 euros au titre du préjudice moral ;
- il y a lieu de supprimer le boulodrome et de le déplacer vers un autre terrain.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2022, la commune de Ploemeur conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- sa responsabilité sans faute ne peut être engagée dès lors que l'existence du dommage allégué n'est pas prouvée et que celui-ci n'est pas anormal ;
- sa responsabilité pour faute ne saurait être plus engagée en absence de toute péril grave ;
- les prétentions indemnitaires ne sont établies ni dans leurs principes ni dans leurs montants.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les conclusions de M. Le Roux, rapporteur public,
- et les observations orales de Me Troude, pour M. et Mme A B.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A B sont propriétaires de la parcelle cadastrée section HA n° 00096 située sur le territoire de la commune de Ploemeur, et sur laquelle est construite leur maison d'habitation. A la suite du déplacement du terrain de boulodrome à côté de leur parcelle, ils ont contacté les services de la mairie à plusieurs reprises afin de trouver une solution en vue de limiter les désagréments qu'ils estiment subir. Par deux requêtes enregistrées sous les numéros 2002241 et 2204511, M. et Mme A B demandent au tribunal d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Ploemeur a implicitement rejeté leur demande préalable du 20 mai 2022 et
de condamner la commune à leur verser une somme totale de 85 769 euros en réparation des préjudices subis.
2. Ces deux requêtes présentent à juger les mêmes questions de droit et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur le cadre juridique applicable :
3. Lorsque le juge administratif condamne une personne publique responsable de dommages qui trouvent leur origine dans l'exécution de travaux publics ou dans l'existence ou le fonctionnement d'un ouvrage public, il peut, saisi de conclusions en ce sens et en complément de conclusions indemnitaires, s'il constate qu'un dommage perdure à la date à laquelle il statue du fait de la faute que commet, en s'abstenant de prendre les mesures de nature à y mettre fin ou à en pallier les effets, la personne publique, enjoindre à celle-ci de prendre de telles mesures. Pour apprécier si la personne publique commet, par son abstention, une faute, il lui incombe, en prenant en compte l'ensemble des circonstances de fait à la date de sa décision, de vérifier d'abord si la persistance du dommage trouve son origine non dans la seule réalisation de travaux ou la seule existence d'un ouvrage, mais dans l'exécution défectueuse des travaux ou dans un défaut ou un fonctionnement anormal de l'ouvrage et, si tel est le cas, de s'assurer qu'aucun motif d'intérêt général, qui peut tenir au coût manifestement disproportionné des mesures à prendre par rapport au préjudice subi, ou aucun droit de tiers ne justifie l'abstention de la personne publique. En l'absence de toute abstention fautive de la personne publique, le juge ne peut faire droit à une demande d'injonction, mais il peut décider que l'administration aura le choix entre le versement d'une indemnité dont il fixe le montant et la réalisation de mesures dont il définit la nature et les délais d'exécution.
4. Pour la mise en œuvre des pouvoirs décrits ci-dessus, il appartient au juge, saisi de conclusions tendant à ce que la responsabilité de la personne publique soit engagée, de se prononcer sur les modalités de la réparation du dommage, au nombre desquelles figure le prononcé d'injonctions, dans les conditions définies au point précédent, alors même que le requérant demanderait l'annulation du refus de la personne publique de mettre fin au dommage, assortie de conclusions aux fins d'injonction à prendre de telles mesures. Dans ce cas, il doit regarder ce refus de la personne publique comme ayant pour seul effet de lier le contentieux.
Sur les conclusions d'annulation :
5. Dans le dernier état de leurs écritures, M. et Mme A B demandent au tribunal, ainsi qu'il a été dit au point 1, d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Ploemeur a implicitement rejeté leur demande préalable du 20 mai 2022. Toutefois, de telles conclusions d'annulation devront être rejetées dès lors que cette décision n'a eu pour seul effet
de lier le contentieux à l'égard de l'objet des requêtes des requérants, qui, en formulant les conclusions analysées précédemment, leur ont donné le caractère d'un recours de plein contentieux. Il en résulte que les vices propres dont seraient, le cas échéant, entachée cette décision sont sans incidence sur la solution du litige.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité sans faute :
6. Le maître d'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage n'est pas inhérent à l'existence même de l'ouvrage public ou à son fonctionnement et présente, par suite, un caractère accidentel.
7. M. et Mme A B souhaitent engager la responsabilité sans faute de la commune de Ploemeur résultant de dommages permanents de travaux publics, caractérisés par la présence à côté de leur maison d'habitation d'un boulodrome leur occasionnant des nuisances.
8. En l'espèce, il résulte de l'instruction que le boulodrome de la commune de Ploemeur a été déplacé, durant le printemps 2018, sur la parcelle jouxtant celle des requérants, qui ont
donc la qualité de tiers par rapport à l'ouvrage public litigieux. La présence du boulodrome se traduit notamment par des nuisances sonores, ainsi que cela est établi par différents articles de presse s'agissant de l'ancien emplacement, et par des constats d'huissier s'agissant du nouvel emplacement. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à engager la responsabilité sans faute de l'administration.
En ce qui concerne la responsabilité pour faute :
9. Aux termes des dispositions de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, de la police municipale, de la police rurale et de l'exécution des actes de l'Etat qui y sont relatifs ". L'article L. 2212-2 de ce code dispose que : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : () 2° Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, les troubles de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique ; 3° Le maintien du bon ordre dans les endroits où il se fait de grands rassemblements d'hommes, tels que les foires, marchés, réjouissances et cérémonies publiques, spectacles, jeux, cafés, églises et autres lieux publics () ".
10. Les requérants soutiennent que la responsabilité pour faute de la commune doit être engagée au titre des carences du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police, aux motifs qu'il n'a pris aucune mesure en vue de prévenir et limiter les nuisances causées par le boulodrome. Toutefois, le refus opposé par un maire à une demande tendant à ce qu'il fasse usage des pouvoirs de police que lui confère le code général des collectivités territoriales n'est entaché d'illégalité que dans le cas où, en raison de la gravité du péril résultant d'une situation particulièrement dangereuse pour le bon ordre, la sécurité ou la salubrité publique, cette autorité, en n'ordonnant pas les mesures indispensables pour faire cesser ce péril grave, méconnaît ses obligations légales. En l'espèce, les
documents produits par les requérants, à savoir des coupures de presse et un constat d'huissier, ne sont pas de nature à caractériser l'existence d'une situation particulièrement dangereuse pour le bon ordre, la sécurité ou la salubrité publique. Par suite, en refusant implicitement de faire droit à la demande de suppression des terrains de pétanque, le maire n'a pas méconnu les obligations qu'il tient des dispositions de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales. Il en résulte que l'engagement de la responsabilité pour faute de la commune, présentée à titre subsidiaire, doit en tout état de cause être rejetée.
11. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 10 que M. et Mme Le B sont uniquement fondés à engager la responsabilité sans faute de la commune.
En ce qui concerne les préjudices :
12. Ne sont pas susceptibles d'ouvrir droit à indemnité les préjudices qui n'excèdent pas les sujétions susceptibles d'être normalement imposées, dans l'intérêt général, aux riverains des ouvrages publics. Par ailleurs, il résulte de ce qui a été dit au point 6 que M. et Mme A B doivent démontrer le caractère grave et spécial des préjudices qu'ils estiment subir dès lors que le dommage dont ils se prévalent n'est pas accidentel.
13. En l'espèce, M. et Mme A B sollicitent la condamnation de la commune de Pleomeur à leur verser les sommes de 15 769 euros au titre du préjudice patrimonial, 40 000 euros au titre des nuisances sonores, 5 000 euros au titre des nuisances esthétiques, 5 000 euros au
titre des nuisances olfactives, 10 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence, 10 000 euros au titre du préjudice moral. Toutefois, s'il résulte de l'instruction, ainsi qu'il a été dit au point 8, que le boulodrome génère des nuisances sonores, celles-ci ne sont que modérées, le constat d'huissier faisant état de bruits de conversations et de boules qui tapent, et " par moment des cris ". Dans ces conditions, de tels inconvénients n'excèdent pas ceux que doivent normalement supporter sans indemnité, dans l'intérêt général, les voisins d'ouvrages affectés à un service public. Par ailleurs, ils ne sauraient caractériser des préjudices graves et spéciaux. Par suite, les prétentions indemnitaires de M. et Mme A B doivent être rejetées.
Sur les conclusions d'injonction :
14. M. et Mme A B demandent au tribunal d'enjoindre à la commune de Ploemeur d'interdire l'accès de la parcelle cadastrée section HA n° 0099, assiette du boulodrome, de déplacer le boulodrome sur une autre parcelle, de remettre la parcelle cadastrée section HA n° 0099 dans son état naturel et de rétablir le sentier côtier, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 et 4 que de telles conclusions doivent être rejetées, par voie de conséquence du rejet des conclusions indemnitaires.
Sur les frais liés à l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que les sommes de 3 000 euros sollicitées par les requérants au titre des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens dans ces deux instances soient mises à la charge de la commune de Ploemeur, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A B enregistrée sous le numéro 2002241 est rejetée.
Article 2 : La requête de M. et Mme A B enregistrée sous le numéro 2204511 est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme C et E A B et à la commune de Ploemeur.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Moulinier, premier conseiller,
M. Grondin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
T. D
Le président
signé
G. Descombes
Le greffier,
signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2002241, 2204511
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026