vendredi 23 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2003123 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 27 juillet 2020, sous le n° 2003123, Mme A B, représentée par Me Vallantin, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Loperhet à lui verser la somme de 91 559,90 euros, assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation annuelle des intérêts, en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de la délivrance de renseignements erronés concernant la constructibilité des parcelles cadastrées section A nos 312 et 318 situées lieudit " Gorrequer Traon Elorn " sur le territoire de cette commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Loperhet le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune a commis des fautes d'une part en lui délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel positif le 10 août 2018 pour le regroupement des deux parcelles cadastrées section A nos 312 et 318 dont elle est propriétaire pour la création de deux lots à bâtir, sans mentionner les restrictions de la loi littoral, d'autre part en classant ces parcelles en zone UHc constructibles au plan local d'urbanisme approuvé le 15 mai 2008 et en délivrant un permis de construire illégal le 21 février 2019 ;
- il existe un lien de causalité entre les fautes commises et les préjudices qu'elle a subis ;
- son préjudice matériel s'élève à 86 559,90 euros correspondant à la perte de valeur vénale des parcelles et subsidiairement à la perte de chance de pouvoir les vendre en qualité de terrain à bâtir, à hauteur de 84 796,50 euros, aux frais d'étude de sol à hauteur de 397,80 euros et aux frais de géomètre à hauteur de 1 365,60 euros ;
- elle a subi un préjudice moral à hauteur de 5 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2021, la commune de Loperhet, représentée par la SELARL Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que nul n'a le droit de réaliser un projet illégal, et par conséquent, le droit de se faire indemniser d'un tel projet.
II. Par une requête, enregistrée le 27 juillet 2020, sous le n° 2003126, Mme A B, représentée par Me Vallantin, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Loperhet à lui verser la somme de 84 856,86 euros, assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation annuelle des intérêts, en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de la délivrance de renseignements erronés concernant la constructibilité de la parcelle cadastrée section A n° 1243 située route de Traon Elorn sur le territoire de cette commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Loperhet le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune a commis des fautes d'une part en lui délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel positif le 23 juillet 2018 pour la construction d'une maison d'habitation sur la parcelle cadastrée section A n° 1243 sans mentionner les restrictions de la loi littoral, d'autre part en classant ces parcelles en zone UHd constructible au plan local d'urbanisme approuvé le 15 mai 2008 et en délivrant un permis de construire illégal le 25 février 2019 ;
- il existe un lien de causalité entre les fautes commises et les préjudices qu'elle a subis ;
- son préjudice matériel s'élève à 79 856,86 euros correspondant à la perte de valeur vénale de la parcelle et subsidiairement à la perte de chance de pouvoir la vendre en qualité de terrain à bâtir, à hauteur de 79 459,06 euros et aux frais d'étude de sol à hauteur de 397,80 euros ;
- elle a subi un préjudice moral à hauteur de 5 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2021, la commune de Loperhet, représentée par la SELARL Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que nul n'a le droit de réaliser un projet illégal, et par conséquent, le droit de se faire indemniser d'un tel projet.
III. Par une requête, enregistrée le 27 juillet 2020, sous le n° 2003127, Mme A B, représentée par Me Vallantin, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Loperhet à lui verser la somme de 91 532,15 euros, assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation annuelle des intérêts, en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de la délivrance de renseignements erronés concernant la constructibilité de la parcelle cadastrée section A n° 318 située lieudit " Gorrequer Traon Elorn " sur le territoire de cette commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Loperhet le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune a commis des fautes d'une part en lui délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel positif le 10 août 2018 pour le regroupement des deux parcelles cadastrées section A nos 312 et 318 dont elle est propriétaire pour la création de deux lots à bâtir, sans mentionner les restrictions de la loi littoral, d'autre part en classant ces parcelles en zone UHc constructible au plan local d'urbanisme approuvé le 15 mai 2008 et en délivrant un permis de construire illégal le 28 mars 2019 ;
- il existe un lien de causalité entre les fautes commises et les préjudices qu'elle a subis ;
- son préjudice matériel s'élève à 86 532,15 euros correspondant à la perte de valeur vénale des parcelles et subsidiairement à la perte de chance de pouvoir les vendre en qualité de terrain à bâtir, à hauteur de 84 768,75 euros, aux frais d'étude de sol à hauteur de 397,80 euros et aux frais de géomètre à hauteur de 1 365,60 euros ;
- elle a subi un préjudice moral à hauteur de 5 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2021, la commune de Loperhet, représentée par la SELARL Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que nul n'a le droit de réaliser un projet illégal, et par conséquent, le droit de se faire indemniser d'un tel projet.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Me Vallantin, représentant Mme B, et de Me Cazo, de la SELARL Lexcap, représentant la commune de Loperhet.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est devenue propriétaire, par succession, des parcelles cadastrées section A nos 312 et 318 d'une contenance respective de 620 m² et de 2 003 m², classées en zone Uhc au plan local d'urbanisme de la commune approuvé en 2008 ainsi que de la parcelle cadastrée section A n° 1243 d'une contenance de 2 924 m², classée pour partie en zone Uhd au plan local d'urbanisme communal, toutes situées au lieudit " Gorrequer Traon Elorn " à Loperhet. Le 23 juillet 2018, le maire de la commune de Loperhet a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel positif à Mme B attestant que la parcelle cadastrée section A n° 1243 pouvait être utilisée pour la construction d'une maison d'habitation. Le 10 août 2018, Mme B s'est également vu délivrer un certificat d'urbanisme opérationnel attestant que les parcelles cadastrées section A nos 312 et 318 pouvaient être regroupées pour la création de deux lots à bâtir. Mme B a signé, d'une part le 20 septembre 2018, deux compromis de vente portant sur la vente d'une partie des parcelles cadastrées section A nos 312 et 318, d'autre part le 2 octobre 2018, un compromis de vente portant sur la vente de la parcelle cadastrées section A n° 1243. Trois permis de construire ont été délivrés par le maire de Loperhet aux acheteurs les 21 février 2019, 25 février 2019 et 28 mars 2019. A la suite de recours gracieux du sous-préfet de Brest exercés dans le cadre du contrôle de légalité, le maire de Loperhet a, par arrêtés des 16 et 20 mai 2019, retiré les trois permis précédemment délivrés, entraînant la caducité des ventes. Par courriers du 22 avril 2020, reçus les 24 et 7 avril à la mairie de Loperhet, Mme B a demandé à la commune de l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subi en raison des renseignements erronés concernant la constructibilité de ses parcelles. Le maire de la commune de Loperhet ayant implicitement rejeté ses demandes, Mme B demande au tribunal de condamner la commune de Loperhet à lui verser les sommes de 91 559,50 euros, de 84 856,86 euros et de 91 532,15 euros, assorties des intérêts au taux légal et de leur capitalisation.
2. Les requêtes nos 2003123, 2003126 et 2003127 présentées par Mme B présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le principe de la responsabilité de la commune de Loperhet :
3. Aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : / a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; / b) Indique en outre, lorsque la demande a précisé la nature de l'opération envisagée ainsi que la localisation approximative et la destination des bâtiments projetés, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus () ".
4. Aux termes de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable en l'espèce : " L'extension de l'urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement ". Il résulte de ces dispositions, applicables à tout terrain situé sur le territoire d'une commune littorale, que ce terrain soit ou non situé à proximité du rivage, que les constructions peuvent être autorisées en continuité avec les zones déjà urbanisées, caractérisées par une densité significative des constructions, mais qu'aucune construction ne peut en revanche être autorisée, même en continuité avec d'autres constructions, dans les zones d'urbanisation diffuse éloignées des agglomérations.
5. Il résulte de l'instruction que le lieudit " Gorrequer Traon Elorn " est composé d'une quarantaine de constructions, implantées de manière éparse principalement sur des parcelles de superficies importantes et comprend en son sein plusieurs terrains non bâtis. Ce secteur ne présente ainsi pas un nombre et une densité significatifs de constructions permettant de le regarder comme étant une agglomération ou un village existant au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. En outre, ce secteur est éloigné de l'agglomération de Loperhet, dont il est distant de plus de trois kilomètres et se trouve par ailleurs séparé de toute autre forme d'urbanisation par de vastes parcelles présentant un caractère agricole et naturel. Par suite, une éventuelle construction au sein de ce lieudit est de nature à constituer une extension de l'urbanisation, laquelle ne pouvait pas être autorisée sans méconnaître des dispositions. Par suite, Mme B est fondée à soutenir que le maire de Loperhet a commis des fautes en lui délivrant des certificats d'urbanisme opérationnels positifs sans mentionner l'applicabilité de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme aux terrains lui appartenant ainsi qu'en délivrant, sur ces terrains, des permis de construire illégaux. Pour les mêmes motifs, la requérante est fondée à soutenir que les auteurs du plan local d'urbanisme ont commis une faute en classant les parcelles en cause en zone UHc et UHd constructibles.
En ce qui concerne le lien de causalité et les préjudices :
6. La responsabilité d'une personne publique n'est susceptible d'être engagée que s'il existe un lien de causalité suffisamment direct et certain entre les fautes commises par cette personne et le préjudice subi par la victime.
7. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B est devenue propriétaires des parcelles situées au lieudit " Gorrequer Traon Elorn " à Loperhet, cadastrées section A nos 312, 318 et 1243 par succession. Il est constant qu'elle était l'héritière unique du patrimoine de ses parents. Elle ne peut, par suite, se prévaloir, dès lors qu'elle n'a engagé aucune somme pour l'acquisition de ces terrains ni n'a subi aucune lésion dans la cadre du partage successoral en l'absence de cohéritier, d'aucun préjudice indemnisable au titre de la surestimation de la valeur vénale des terrains lors de leur entrée dans son patrimoine.
8. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que la requérante a fait réaliser trois études de sol pour chacune des parcelles d'un montant unitaire de 397,80 euros dont elle s'est acquittée respectivement les 24 mai 2018 et 1er juin 2018. Ces dépenses résultent directement des renseignements d'urbanisme dont elle disposait laissant penser que les parcelles étaient constructibles. Mme B est donc fondée à être indemnisée au titre de ces dépenses à hauteur de la somme totale de 1 193,40 euros.
9. En troisième lieu, Mme B sollicite le versement des frais de géomètre qu'elle a exposés à hauteur d'une somme de 1 365,60 euros dans le cadre des travaux de détachement de deux terrains à bâtir pour les parcelles cadastrées section A nos 312 et 318. Ces frais étant en lien avec l'illégalité des autorisations d'urbanisme délivrées, elle est fondée à en demander l'indemnisation.
10. En quatrième lieu, Mme B ayant pendant plusieurs années été conduite à penser en raison des fautes de la commune que ses terrains étaient effectivement constructibles et ayant été jusqu'à signer trois compromis de vente, il sera fait une juste appréciation de son préjudice moral en lui allouant à ce titre une somme de 500 euros pour chacun des terrains concernés, soit une somme totale de 1 500 euros.
11. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que Mme B est fondée à obtenir la somme totale 4 059 euros en réparation des préjudices subis. Elle a droit, comme elle le demande, aux intérêts au taux légal d'une part sur la somme de 897,80 euros à compter du 24 avril 2020, date à laquelle la commune de Loperhet a reçu sa demande préalable indemnitaire s'agissant de la parcelle cadastrée section A n° 1243, d'autre part sur la somme de 3 161,20 euros à compter du 27 avril 2020, date à laquelle la commune de Loperhet a reçu sa demande préalable indemnitaire s'agissant des parcelles cadastrées section A nos 312 et 318.
12. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. Mme B a demandé la capitalisation des intérêts dans ses requêtes enregistrées le 27 juillet 2020. Ces demandes ne prennent toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. En l'espèce, il y a lieu de faire droit à ces demandes respectivement à compter du 24 avril 2021 et du 27 avril 2021, dates auxquelles était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de ces dates.
Sur les frais liés au litige :
13. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la commune de Loperhet doivent, dès lors, être rejetées.
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner la commune de Loperhet à verser à Mme B une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Loperhet est condamnée à verser à Mme B la somme de 4 059 euros.
Article 2 : La somme de 897,80 euros portera intérêts au taux légal à compter du 24 avril 2020 et les intérêts échus à la date du 24 avril 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 3 : La somme de 3 161,20 euros portera intérêts au taux légal à compter du 27 avril 2020 et les intérêts échus à la date du 27 avril 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La commune de Loperhet versera à Mme B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Les conclusions présentées par la commune de Loperhet sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Loperhet.
Délibéré après l'audience du 9 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
Mme Plumerault, première conseillère,
M. Bozzi, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2022.
La rapporteure,
signé
F. C
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2003123, 2003126, 2003127
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026