mercredi 28 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2005149 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIÉTÉ D'AVOCATS NATAF & PLANCHAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2020, l'EURL Le Milk, représentée par la SCP Nataf et Planchat, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des années 2015 à 2017, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui sont réclamés au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017 ainsi que des pénalités dont ces droits ont été assortis ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la régularité de la procédure d'imposition :
- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors qu'elle a été privée de tout débat oral et contradictoire ;
S'agissant du bien-fondé des impositions en litige :
- le contrôle de billetterie est irrégulier dès lors que l'administration n'a pas notifié à son gérant son droit au silence conformément à l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; ce contrôle inopiné est intervenu alors que l'administration n'avait obtenu aucune autorisation du juge pour pénétrer dans ses locaux professionnels ; en raison de l'irrégularité du contrôle inopiné, les constatations ainsi recueillies ne lui sont pas opposables et les rectifications manquent de toute base légale ;
- pour reconstituer son chiffre d'affaires, l'administration fiscale a extrapolé les constatations effectuées pour une soirée à l'ensemble de la période vérifiée sans démontrer que cette soirée était représentative de son activité pour l'ensemble de la période vérifiée ;
- la méthode de reconstitution, qui méconnaît les conditions très particulières de fonctionnement de l'entreprise, est par suite excessivement sommaire et radicalement viciée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2021, le directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par l'EURL Le Milk n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Fraboulet, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. L'EURL Le Milk, qui exploite une activité de bar à chicha à Rennes (Ille-et-Vilaine) sous l'enseigne " le Milk Lounge ", a fait l'objet le 10 décembre 2017 d'un contrôle de billetterie diligenté par les agents de la brigade de contrôle et de recherche de ce département en application des dispositions de l'article L. 26 du livre des procédures fiscales, à l'issue duquel un procès-verbal d'infraction a été dressé le 16 février 2018. À compter du 2 mai 2018, l'EURL Le Milk a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016, prolongée en matière de taxe sur la valeur ajoutée jusqu'au 31 décembre 2017. À l'issue de cette vérification, l'administration a, par proposition de rectification du 15 octobre 2018 dans le cadre de la procédure de taxation d'office visée à l'article L. 66 du livre des procédures fiscales, procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires de l'EURL Le Milk et lui a notifié des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2015 à 2017 ainsi que des pénalités. La réclamation formée par la société requérante le 8 avril 2019 a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Par la présente requête, l'EURL Le Milk demande au tribunal la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des pénalités correspondantes qui lui ont ainsi été réclamés.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales : " Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues par le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables ". Lorsque la vérification de comptabilité a été effectuée dans les propres locaux de l'entreprise, si celle-ci allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'elle ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur, il lui appartient de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat.
3. Il résulte de l'instruction que le vérificateur a rencontré, le 28 juin 2018, lors de la première intervention dans les locaux de l'entreprise, M. A, gérant de l'EURL Le Milk et l'un de ses conseils, Me Planchat. Un défaut de présentation de comptabilité a alors été constaté par le vérificateur. Il résulte par ailleurs de l'instruction qu'après qu'il a été convenu d'un deuxième rendez-vous le 5 juillet 2018, le conseil de l'EURL Le Milk a fait savoir à l'administration fiscale, par courrier du 4 juillet 2018, que son gérant estimait inopportun de se déplacer uniquement pour remettre des documents au vérificateur, qu'il était disposé à transmettre par voie postale tout document, autre que comptable, dont le vérificateur pourrait estimer la production nécessaire et a demandé que le contrôle se déroule dans les locaux de l'administration. Le vérificateur a rejeté cette demande, par courrier du même jour, précisant que la surface et les aménagements du local de l'entreprise permettaient aisément le déroulement des opérations de contrôle et que le rendez-vous prévu ne devait pas se limiter à la remise de documents mais devait permettre d'engager un débat oral et contradictoire au regard des pièces qui auraient été présentées. Un nouveau rendez-vous a été fixé au siège de l'entreprise le 12 juillet 2018, auquel les représentants de l'EURL Le Milk ne se sont pas présentés. Un nouveau courrier fixant un rendez-vous au 30 juillet 2018 a été adressé à la société requérante le 12 juillet 2018. En réponse, le conseil de l'EURL Le Milk a réitéré le 24 juillet 2018 une demande de déroulement de la vérification de comptabilité dans les locaux de l'administration, considérant ne pas avoir la possibilité matérielle d'accueillir le vérificateur. Par courrier du 25 juillet 2018, le vérificateur a confirmé le rendez-vous du 30 juillet 2018, rappelé que les locaux de la société étaient vastes et disposaient de tables et chaises et fait valoir qu'aucun élément ne permettait de constater l'impossibilité matérielle évoquée. Du fait de la nouvelle absence des représentants de l'EURL Le Milk le 30 juillet 2018, un nouveau rendez-vous a été fixé au 17 août suivant par courrier du 31 juillet 2018, auquel personne ne s'est présenté. Un procès-verbal d'opposition à contrôle a été adressé à l'EURL Le Milk le 22 août 2018.
4. En dépit de ce qui vient d'être dit sur le déroulé des opérations de vérification, l'EURL Le Milk fait valoir qu'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur n'a pu avoir lieu au motif que l'administration fiscale a procédé à une première intervention dans les locaux de la société puis a refusé de la recevoir dans ses propres locaux pour poursuivre les opérations de contrôle. Toutefois, il résulte des termes mêmes de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales que la vérification de comptabilité a lieu, en principe, dans les locaux de l'entreprise, ce qui constitue une garantie pour le contribuable et permet au vérificateur d'opérer lui-même les constatations d'ordre matériel, utiles à la qualité de son contrôle. Ainsi, la vérification de comptabilité ne peut se dérouler dans les locaux de l'administration fiscale dès lors que, pour qu'un débat oral et contradictoire ait lieu entre le vérificateur et le contribuable, celui-ci ou son mandataire doivent nécessairement avoir libre accès au lieu où se déroulent les opérations de vérification.
5. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 du présent jugement que l'absence de débat oral et contradictoire dont se prévaut la requérante, qui ne conteste d'ailleurs pas son opposition à contrôle, ne résulte aucunement du lieu où se sont déroulées les opérations de contrôle, mais du comportement des représentants de la société qui, à l'exception d'un entretien auquel ils se sont d'ailleurs présentés sans la moindre pièce comptable, se sont, par la suite, refusé à tout contact avec l'administration. Le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure en l'absence de débat oral et contradictoire avec le vérificateur doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'impôt :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 290 quater du code général des impôts : " I. Sur les lieux où sont organisés des spectacles comportant un prix d'entrée, les exploitants doivent délivrer un billet à chaque spectateur ou enregistrer et conserver dans un système informatisé les données relatives à l'entrée, avant l'accès au lieu du spectacle () ". L'article L. 26 du livre des procédures fiscales dispose que : " Les agents de l'administration peuvent intervenir, sans formalité préalable et sans que leur contrôle puisse être retardé, dans les locaux professionnels des personnes soumises, en raison de leur profession, à la législation des contributions indirectes ou aux législations édictant les mêmes règles en matière de procédure et de recouvrement, pour y procéder à des inventaires, aux opérations nécessaires à la constatation et à la garantie de l'impôt et généralement aux contrôles qualitatifs et quantitatifs prévus par ces législations () ".
7. Il résulte de l'instruction que la brigade de contrôle et de recherches est intervenue le 10 décembre 2017, sur le fondement des dispositions de l'article L. 26 du livre des procédures fiscales, dans les locaux exploités par la société requérante, qu'elle a alors constaté des manquements aux obligations qui s'imposaient à l'EURL Le Milk en matière de billetterie auxquelles sont tenus les exploitants de spectacles et que la proposition de rectification du 15 octobre 2018 s'est en partie fondée sur des constatations qui ont été effectuées non par le vérificateur mais par les agents de la brigade de contrôle et de recherches. Le contrôle opéré en matière de billetterie sur le fondement des dispositions de l'article L. 26 du livre des procédures fiscales constitue une procédure administrative. En conséquence, l'EURL Le Milk ne peut utilement se prévaloir, à l'appui de sa contestation de la régularité du contrôle de billetterie, d'une méconnaissance des stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en soutenant que les enquêteurs n'ont pas notifié à son gérant son droit de se taire, dès lors que ces stipulations ne sont pas applicables à la procédure d'enquête administrative. Par ailleurs, l'EURL Le Milk ne peut davantage se prévaloir utilement de ce que le contrôle inopiné est intervenu alors que l'administration n'avait obtenu aucune autorisation du juge pour pénétrer dans ses locaux professionnels dès lors qu'il résulte des termes mêmes de l'article L. 26 du livre des procédures fiscales que les agents de l'administration peuvent intervenir, sans formalité préalable et sans que leur contrôle ne puisse être retardé, dans les locaux professionnels concernés. Il suit de là que l'EURL Le Milk n'est pas fondée à soutenir que les constatations ainsi recueillies lors du contrôle de billetterie ne lui sont pas opposables ni que les rectifications manquent de toute base légale.
8. En second lieu, aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office, la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".
9. L'EURL Le Milk, qui a manqué à ses obligations déclaratives, a été taxée d'office à l'impôt sur les sociétés et à la taxe sur la valeur ajoutée. Il suit de là qu'elle supporte, en vertu des dispositions précitées de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, la charge de la preuve de l'exagération des impositions qu'elle conteste.
10. Il résulte de l'instruction que le vérificateur n'a pu intervenir dans les locaux de l'EURL Le Milk qu'une seule fois, le 28 juin 2018, la société requérante ne s'étant présentée à aucun des trois autres rendez-vous fixés. Lors de cette unique intervention, la société a fait valoir qu'elle ne tenait aucune comptabilité, qu'elle ne gardait aucune facture d'achat ou de charge, qu'elle effectuait tous ses achats comptant, qu'elle ne délivrait aucune billetterie et que les employés étaient tous bénévoles. Un procès-verbal de défaut de présentation de comptabilité a été rédigé le 28 juin 2018 précisant, d'une part, qu'aucun document n'avait été présenté au cours de la période vérifiée, ni ticket, ni facture d'achat ou de vente, ni tarif, ni relevé bancaire et, d'autre part, qu'aucune écriture comptable ou enregistrement de recettes n'était effectué. Lors du contrôle de billetterie réalisé le 10 décembre 2017, il a été constaté que l'EURL Le Milk ne tenait déjà aucune billetterie, que l'entrée était de 20 euros pour les hommes et gratuite pour les femmes qui payaient uniquement leurs consommations, que le règlement se faisait par carte bancaire ou espèces et que la caisse contenait la somme 740 euros en espèces alors qu'au moins vingt personnes attendaient dans la file d'attente à deux heures du matin pour entrer. En l'absence de factures d'achat, de délivrance de billets et d'enregistrement des recettes et du fait de l'absence du gérant ou de son représentant aux interventions prévues dans le cadre du contrôle, l'administration a reconstitué les chiffres d'affaires réalisés par l'EURL Le Milk en se fondant sur les relevés bancaires obtenus dans le cadre du droit de communication, seuls éléments dont elle disposait. Elle a procédé à la détermination d'un ratio entre le montant des recettes perçues les 9 et 10 décembre 2017 par carte bancaire et le montant des espèces constaté lors du contrôle de billetterie, minoré de 100 euros pour tenir compte forfaitairement d'un fonds de caisse, même si ce dernier n'était aucunement justifié. Contrairement aux recettes encaissées par carte bancaire, qui étaient exhaustives, les recettes en espèces n'ont probablement pas toutes été retenues puisqu'une vingtaine de clients n'étaient pas encore entrés dans l'établissement au moment du constat du contenu de la caisse. L'administration fiscale a ensuite extrapolé les constatations effectuées en matière de structure des paiements pour une soirée à l'ensemble de la période vérifiée, dès lors que l'importance des recettes perçues en espèces augmente avec les recettes perçues par carte bancaire et diminue lorsque les recettes en carte bancaire diminuent, prenant ainsi en compte l'évolution du nombre de clients au cours de la période vérifiée. L'EURL Le Milk, qui n'établit ni même n'allègue que le ratio des paiements en espèces au regard des paiements par carte bancaire présente des variations sensibles, n'est pas fondée à soutenir que les constatations effectuées pour une soirée n'étaient pas représentatives de son activité pour l'ensemble de la période vérifiée. Par suite, la société requérante n'établit pas que cette méthode de reconstitution, qui repose sur la prise en compte des seules données propres à l'entreprise mises à la disposition du vérificateur, serait radicalement viciée ou excessivement sommaire.
Sur les frais liés au litige :
11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'EURL Le Milk demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de l'EURL Le Milk est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'EURL Le Milk et au directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 14 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Albouy, premier conseiller,
Mme Tourre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2022.
La rapporteure,
signé
L. BLe président,
signé
F. Etienvre
La greffière d'audience,
signé
A. Bruézière
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026