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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2100713

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2100713

lundi 1 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2100713
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS COUDRAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 février 2021 et 31 août 2023, Mme C A née B, initialement représentée par Me Mascrier, demande au tribunal :

1°) de condamner l'administration à lui verser la somme totale de 27 452 euros en réparation de ses préjudices, assortis des intérêts à compter de sa demande indemnitaire préalable et capitalisation de ces intérêts ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier Bretagne Atlantique de rectifier les erreurs concernant son déroulement de carrière, de procéder à la reconstitution de sa carrière et de communiquer les rectifications à la Caisse de retraite des agents de la fonction publique territoriale pour le rétablissement de ses droits à la retraite dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a droit au versement de la nouvelle bonification indiciaire pour la période du 1er juillet 1996 au 31 septembre 2008 au cours de laquelle elle a travaillé au sein de la maison de retraite de la Rose des vents de Quiberon ; elle a subi à ce titre un préjudice financier de 526 euros ;

- elle a droit au versement de la nouvelle bonification indiciaire pour la période du 1er janvier 2010 au 28 février 2010 alors qu'elle exerçait ses fonctions au centre hospitalier de Vannes ; elle a subi à ce titre un préjudice financier de 526 euros ;

- elle a été placée en congé de maladie ordinaire du 13 août 2003 au 2 décembre 2003 et du 4 décembre 2003 au 1er janvier 2004 alors qu'elle était congé maternité du 13 août 2003 au 2 décembre 2003 puis en congé suites de couches du 4 décembre 2003 au 1er janvier 2004 ; elle a subi à ce titre un préjudice financier de 1 612 euros ;

- son relevé de carrière révèle plusieurs irrégularités, à savoir l'absence de mention de son enfant née le 21 septembre 2003, la mention selon laquelle elle était " en activité " pour la période du 1er mai 2005 au 20 août 2005 alors qu'elle était en congé maternité et la mention selon laquelle elle était en congé de maladie ordinaire du 1er au 3 février 2017 alors qu'elle était en accident de travail ;

- plusieurs erreurs et irrégularités ont été commises dans la gestion de sa carrière et la tenue de son dossier administratif : en particulier, d'une part, concernant son avancement dans le corps d'aide-soignante, par une décision 2004/16, il a été fixé une quotité de temps à 50 % alors qu'elle travaillait à temps plein depuis le 10 mai 2004 ; le procès-verbal de la commission administrative paritaire du 28 octobre 2004 ne se trouve pas dans son dossier, de sorte qu'elle ne comprend pas le retard de titularisation qu'elle a subi et en conséquence le retard d'avancement ; la décision " 2004/ " n'est pas cotée et la décision 2004/16 a été soustraite de son dossier ; l'administration a effectué un détournement de procédure pour insérer une décision illégale ; cette modification illégale lui a porté préjudice en ce qu'elle a entraîné un retard dans sa titularisation ; la décision 2006/71 a été rectifiée de façon manuscrite ; la décision 2008/55, également rectifiée de manière manuscrite, est erronée concernant sa quotité de travail dès lors qu'elle a repris son activité à 80 % en juin 2008 puis à temps complet à compter de juillet 2008, de sorte qu'elle a subi une perte de rémunération en l'absence d'une décision de revalorisation alors qu'elle aurait dû être rémunérée sur la base de l'indice majoré 292 à compter du 1er juillet 2008 ; la décision 25/2006 de reclassement ne comporte pas les indices auxquels elle a été rémunérée pour la même période ; la décision 2008/52 aurait été rectifiée sur les dates du congé parental ; les différentes corrections manuscrites lui ont causé un préjudice réel et certain concernant son avancement ; d'autre part, concernant son avancement par notation, son dossier montre qu'elle a été privée de notation en 2003, 2005 et 2011, la privant à trois reprises d'une augmentation de 0,5 point par an ; les périodes au titre desquelles elle n'a pas été notée concernent principalement des périodes au cours desquelles elle était placée en congé maternité ou parental ; elle a subi une atteinte au principe d'égalité de traitement entre les fonctionnaires appartenant au même corps dès lors que sa carrière a connu une évolution plus lente en raison des différentes erreurs et irrégularités commises par l'administration, l'absence de notation des fonctionnaires constituant en outre une irrégularité justifiant l'annulation du tableau d'avancement ;

- l'ensemble de ces erreurs et irrégularités dans la gestion de sa carrière et la tenue de son dossier administratif a eu pour conséquence un retard de développement de carrière, un retard de passage d'échelons, ainsi que des conséquences sur sa rémunération et ses droits futurs à la retraite ; elle a subi une perte de chance qu'elle évalue au montant de 20 000 euros d'obtenir une évolution normale dans un tableau d'avancement et d'accéder aux échelons supérieurs et par conséquent au grade supérieur d'aide-soignante ;

- elle a subi un préjudice lié aux frais postaux occasionnés par la reconstitution de carrière effectuée par ses propres moyens, les différentes relances et courriers effectués en recommandé avec accusé de réception auprès du directeur de la maison de retraite de Quiberon, ainsi qu'auprès du centre hospitalier, soit 256,21 euros ;

- au total, les irrégularités effectuées tout le long de sa carrière malgré différents investissements et demandes de rectification auprès de la maison de retraite et auprès des services administratifs du centre hospitalier, tous deux étant sous l'enseigne Brocéliande, lui ont causé une perte de chance d'obtenir une évolution normale dans un tableau d'avancement pour un montant de 20 000 euros, un préjudice financier de 2 452 euros, ainsi qu'un préjudice moral et un trouble dans les conditions d'existence de 5 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2022, le centre hospitalier Bretagne Atlantique, représenté par la SELARL Cabinet Coudray, conclut au rejet de la requête, à ce que l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) La rose des vents soit appelé en garantie et soit condamné à le relever indemne de toute condamnation prononcée à son encontre et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- les conclusions de la requérante sont irrecevables en ce qu'elles portent sur le défaut de versement de la nouvelle bonification indiciaire sur la période du 1er juillet 1996 au 31 septembre 2008 dès lors qu'elles sont mal dirigées, Mme A étant alors employée par l'EHPAD La rose des vents ; elles sont également irrecevables en raison de leur tardiveté ;

- les conclusions de la requérante sont irrecevables pour tardiveté en ce qu'elles portent sur le défaut de versement de la nouvelle bonification indiciaire sur la période du 1er octobre 2008 au 28 février 2010 ; en tout état de cause, elle a perçu la nouvelle bonification indiciaire pour la période du 1er janvier 2010 au 28 février 2010 ;

- les conclusions de la requérante sont irrecevables en ce qu'elles portent sur l'absence de prise en compte de ses congés maternité de 2003 et 2005 dès lors qu'elles sont mal dirigées, Mme A étant alors employée par l'EHPAD La rose des vents ; elles sont également irrecevables en raison de leur tardiveté ;

- les conclusions de la requérante sont irrecevables pour tardiveté en ce qu'elles portent sur l'absence de prise en compte de l'accident du travail de février 2017 ;

- les conclusions de la requérante sont irrecevables en ce qu'elles portent sur des irrégularités dans l'évolution de sa carrière entre mai 2004 et juillet 2008 dès lors qu'elles sont mal dirigées, Mme A étant alors employée par l'EHPAD La rose des vents ; elles sont également irrecevables en raison de leur tardiveté ;

- les conclusions de la requérante sont irrecevables en ce qu'elles portent sur des irrégularités dans son déroulement de carrière en raison de ses notations en 2003, 2005 et 2011 dès lors qu'elles sont mal dirigées, Mme A étant alors employée par l'EHPAD La rose des vents ; elles sont également irrecevables en raison de leur tardiveté ; en tout état de cause, elle n'a pas contesté son évaluation de 2011 ;

- il n'a commis aucune faute dans la gestion de la carrière de Mme A ;

- les fautes invoquées par la requérante ne lui ont causé aucun préjudice ; en tout état de cause, les créances qui en découleraient sont prescrites par application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances des établissements publics ;

- à supposer que le tribunal retienne l'existence de fautes, l'ensemble des irrégularités alléguées par Mme A, à l'exception de celles tirées de la notation pour l'année 2011 et du non-versement de la nouvelle bonification indiciaire pour les mois de janvier et février 2010, sont antérieures à la date de mutation de la requérante au sein des effectifs du centre hospitalier Bretagne Atlantique le 1er octobre 2008, de sorte que l'EHPAD La rose des vents devra alors être appelé en garantie.

Par une lettre du 26 juillet 2023, les parties ont été informées, par application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, que l'affaire était susceptible d'être inscrite à une audience du second semestre 2023 et que l'instruction était susceptible d'être close à partir du 4 septembre 2023.

Par une ordonnance du 9 octobre 2023, la clôture immédiate de l'instruction a été fixée au même jour.

Deux mémoires présentés par Mme A, enregistrés les 21 février et 10 avril 2024, n'ont pas été communiqués.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme René,

- les conclusions de M. Met, rapporteur public,

- et les observations de Me Marani, représentant le centre hospitalier Bretagne Atlantique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a été employée à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) La rose des vents à compter du 1er juillet 1996 en vertu de plusieurs contrats à durée déterminée successifs puis elle y a été nommée stagiaire le 1er janvier 2003, avant d'être titularisée en qualité d'aide-soignante dans le même établissement le 19 septembre 2004. Elle a intégré le centre hospitalier Bretagne Atlantique le 1er octobre 2008 par voie de mutation. Par un courrier du 13 octobre 2020, elle a sollicité auprès du centre hospitalier Bretagne Atlantique la reconstitution de sa carrière en qualité d'aide-soignante et l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis en lien avec des irrégularités commises au cours de sa carrière. Ses demandes ont été rejetées par une décision implicite. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal de condamner le centre hospitalier Bretagne Atlantique à l'indemniser de la somme totale de 27 452 euros en réparation de ses préjudices et d'enjoindre à l'administration de communiquer les rectifications qu'elle sollicite à la Caisse de retraite des agents de la fonction publique territoriale pour le rétablissement de ses droits à la retraite.

Sur la fin de non-recevoir relative aux conclusions de la requête portant sur des préjudices liés à des irrégularités de gestion commises antérieurement au 1er octobre 2008 :

2. Ainsi qu'il a été dit au point précédent, Mme A a été employée par l'EHPAD La rose des vents entre le 1er juillet 1996 et le 30 septembre 2008, avant d'être recrutée par le centre hospitalier Bretagne Atlantique le 1er octobre 2008, ces deux établissements ayant des personnalités juridiques distinctes. Il ne résulte pas de l'instruction que le centre hospitalier Bretagne Atlantique ait été responsable de la gestion de la carrière de l'intéressée pour la période antérieure au 1er octobre 2008. Ainsi qu'il le fait valoir, les conclusions indemnitaires présentées par la requérante, en tant qu'elles portent sur des irrégularités qui auraient été commises dans la gestion de sa carrière et la tenue de son dossier administratif par son employeur, l'EHPAD La rose des vents, entre 1996 et le 30 septembre 2008 sont mal dirigées et doivent dès lors être rejetées comme irrecevables.

Sur l'exception de prescription quadriennale :

3. Aux termes du premier alinéa de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites () toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. / Sont prescrites, dans le même délai et sous la même réserve, les créances sur les établissements publics dotés d'un comptable public ". Aux termes de l'article 2 de la même loi : " La prescription est interrompue par : toute demande de paiement ou toute réclamation écrite adressée par un créancier à l'autorité administrative, dès lors que la demande ou la réclamation a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance (). / Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. (). ". Aux termes de l'article 3 de la même loi : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement ".

4. Lorsqu'un litige oppose un agent public à son administration sur le montant des rémunérations auxquelles il a droit, le fait générateur de la créance se trouve en principe dans les services accomplis par l'intéressé. Dans ce cas, le délai de prescription de la créance relative à ces services court, sous réserve des cas prévus à l'article 3 précité de la loi du 31 décembre 1968, à compter du 1er janvier de l'année suivant celle au titre de laquelle ils auraient dû être rémunérés, y compris lorsque le litige porte sur un prélèvement indu, à la condition qu'à cette date l'étendue de cette créance puisse être mesurée. Lorsque le préjudice allégué résulte non des règles relatives à la rémunération ou de leur application mais d'une décision individuelle explicite illégale, le fait générateur de la créance doit alors être rattaché, sous les mêmes réserves, non à l'exercice au cours duquel la décision a été prise, mais à celui au cours duquel elle a été valablement notifiée.

5. Dès lors qu'il est constant que la demande indemnitaire préalable de Mme A a été reçue par le centre hospitalier Bretagne Atlantique le 15 octobre 2020, seules les créances nées postérieurement au 1er janvier 2016 sont susceptibles de donner lieu à indemnisation en application des dispositions précitées des articles 1er et 2 de la loi du 31 décembre 1968. Comme le fait valoir le centre hospitalier Bretagne Atlantique, les préjudices invoqués par la requérante en lien avec les créances relatives années 1996 à 2010 étaient ainsi prescrites à la date à laquelle l'intéressée a formé sa réclamation préalable. Par suite, l'exception de prescription quadriennale opposée par le centre hospitalier Bretagne Atlantique pour l'ensemble des créances précédant le 1er janvier 2011 doit être accueillie. En revanche, cette exception doit être rejetée en ce qu'elle concerne le préjudice invoqué par Mme A tiré de ce qu'elle a été placée en congé de maladie ordinaire du 1er au 3 février 2017 alors qu'elle était prise en charge au titre d'un accident du travail.

Sur les conclusions indemnitaires :

6. Mme A doit être regardée comme invoquant une faute commise par le centre hospitalier Bretagne Atlantique dans la gestion de sa carrière révélée par la mention dans son relevé de carrière qu'elle était en congé de maladie ordinaire du 1er au 3 février 2017 alors que son arrêt de travail pour cette période avait été reconnu imputable au service par une décision du 17 juillet 2017. Elle n'invoque toutefois aucun préjudice propre à cette faute, de sorte que ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées dans leur ensemble.

Sur les conclusions d'appel en garantie :

7. Le présent jugement rejetant les conclusions indemnitaires présentées par Mme A, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions d'appel en garantie présentées par le centre hospitalier Bretagne Atlantique à l'égard de l'EHPAD La rose des vents.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

8. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".

9. Lorsque le juge administratif statue sur un recours indemnitaire tendant à la réparation d'un préjudice imputable à un comportement fautif d'une personne publique et qu'il constate que ce comportement et ce préjudice perdurent à la date à laquelle il se prononce, il peut, en vertu de ses pouvoirs de pleine juridiction et lorsqu'il est saisi de conclusions en ce sens, enjoindre à la personne publique en cause de mettre fin à ce comportement ou d'en pallier les effets.

10. Le présent jugement, qui rejette les conclusions indemnitaires de la requérante, n'implique aucune mesure d'exécution. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge du centre hospitalier Bretagne Atlantique, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le centre hospitalier Bretagne Atlantique sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions d'appel en garantie de l'EHPAD La rose des vents et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le centre hospitalier Bretagne Atlantique sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A née B et au centre hospitalier Bretagne Atlantique.

Délibéré après l'audience du 14 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Tronel, président,

Mme Pottier, première conseillère,

Mme René, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2024.

La rapporteure,

signé

C. René

Le président,

signé

N. Tronel

La greffière,

signé

É. Fournet

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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