mercredi 1 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2101249 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête et trois mémoires, enregistrés respectivement les 10 mars, 30 juin 2021, 20 janvier et 26 avril 2022, sous le n° 2101249, la SAS Pigeon Carrières, venant aux droits de la société Pigeon Granulats Ouest en raison d'une opération de fusion-absorption du 31 octobre 2020, représentée par la SCPA Bondiguel et Associés, demande au tribunal :
1°) à titre principal, la réduction de la cotisation foncière des entreprises mises à la charge de la SAS Pigeon Granulas Ouest au titre de l'année 2018, à raison du site à usage de carrière qu'elle exploite sur le territoire de la commune de Vieux Vy-sur-Couesnon, à concurrence du montant résultant de l'abandon de l'application de la méthode dite " comptable " de détermination de sa valeur locative ;
2°) à titre subsidiaire, la réduction de la cotisation foncière des entreprises mises à la charge de la SAS Pigeon Granulas Ouest au titre de l'année 2018, à raison du site à usage de carrière qu'elle exploite sur le territoire de la commune de Vieux Vy-sur-Couesnon, à concurrence du montant résultant de l'exclusion des bases taxables des parcelles qui n'étaient pas effectivement exploitées à la clôture de l'exercice 2016 et, à toutes fins, de l'exclusion des parcelles cadastrées 706P, 707P et 708 P qui ne sont pas comprises intégralement dans le périmètre de l'arrêté préfectoral du 18 mars 2014 ;
3°) la réduction de la cotisation foncière des entreprises mises à la charge de la SAS Pigeon Granulas Ouest au titre de l'année 2018, à raison du site à usage de carrière qu'elle exploite sur le territoire de la commune de Vieux Vy-sur-Couesnon, à concurrence du montant résultant de l'exclusion des bases taxables de biens devant bénéficier de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts d'un prix de revient de 50 138 euros ;
4°) la mise à la charge de l'État d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- c'est à tort que la valeur locative a été déterminée selon la méthode prévue à l'article 1499 du code général des impôts dès lors que les carrières relèvent, en application de l'article 1393 du même code de la taxe foncière sur les propriétés non bâties et qu'il y a lieu, par suite, d'en déterminer la valeur locative cadastrale par application des articles 1509 à 1518 A du code général des impôts ;
- l'assiette des impositions contestées doit être limitée aux parcelles effectivement exploitées à usage industriel représentant une surface de 361 649 m² à la clôture de l'exercice 2016, les autres parcelles n'ayant pas fait l'objet d'un changement d'affectation et étant ainsi restées à usage agricole ; l'assiette des impositions en litige ne peut pas être déterminée au regard des dispositions de l'article 324 A de l'annexe III au code général des impôts qui est un texte réglementaire ;
- en tout état de cause, le service n'est pas fondé à maintenir, dans l'assiette des impositions en litige, l'intégralité des parcelles 706, 707 et 708, puisqu'elles ne sont comprises que partiellement dans l'arrêté préfectoral d'autorisation d'exploitation de la carrière du 18 mars 2014 et que la fraction B de ces parcelles correspond à des terres agricoles ;
- les clôtures, portails et portiques, inscrits dans le compte agencement et aménagement des terrains répondent à une obligation fixée par l'autorité administrative et constituent des éléments de sécurité dont l'installation est un préalable à la mise en exploitation de la carrière ; il en va de même des plots en béton destinés à assurer la signalisation, d'une citerne, de la climatisation des bureaux ainsi que du coffret informatique et des câblages ; ces immobilisations sont donc spécifiquement adaptées à l'exploitation de la carrière et entrent dans le champ de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 14 juin 2021 et 21 mars 2022, le directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet partiel de la requête.
Il soutient que la SAS Pigeon Carrières est fondée à demander que soient exclues des bases taxables les parcelles cadastrées 706 B, 707 B et 708 B et qu'aucun des autres moyens de la requête n'est fondé.
II - Par une requête et trois mémoires, enregistrés respectivement les 11 mars, 30 juin 2021, 20 janvier et 26 avril 2022, sous le n° 2101254, la SAS Pigeon Carrières, venant aux droits de la société Pigeon Granulats Ouest en raison d'une opération de fusion-absorption du 31 octobre 2020, représentée par la SCPA Bondiguel et Associés, demande au tribunal :
1°) à titre principal, la réduction de la cotisation foncière des entreprises mises à la charge de la SAS Pigeon Granulas Ouest au titre de l'année 2019, à raison sur site à usage de carrière qu'elle exploite sur le territoire de la commune de Vieux Vy-sur-Couesnon, à concurrence du montant résultant de l'abandon de l'application de la méthode dite " comptable " de détermination de sa valeur locative ;
2°) à titre subsidiaire, la réduction de la cotisation foncière des entreprises mises à la charge de la SAS Pigeon Granulas Ouest au titre de l'année 2019, à raison sur site à usage de carrière qu'elle exploite sur le territoire de la commune de Vieux Vy-sur-Couesnon, à concurrence du montant résultant de l'exclusion des bases taxables des parcelles qui n'étaient pas effectivement exploitées à la clôture de l'exercice 2016 et, à toutes fins, de l'exclusion des parcelles cadastrées 706P, 707P et 708 P qui ne sont pas comprises intégralement dans le périmètre de l'arrêté préfectoral du 18 mars 2014 ;
3°) la réduction de la cotisation foncière des entreprises mises à la charge de la SAS Pigeon Granulas Ouest au titre de l'année 2019, à raison du site à usage de carrière qu'elle exploite sur le territoire de la commune de Vieux Vy-sur-Couesnon, à concurrence du montant résultant de l'exclusion des bases taxables de biens devant bénéficier de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts d'un prix de revient de 50 138 euros ;
4°) la mise à la charge de l'État d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L/ 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- c'est à tort que la valeur locative a été déterminée selon la méthode prévue à l'article 1499 du code général des impôts dès lors que les carrières relèvent, en application de l'article 1393 du même code de la taxe foncière sur les propriétés non bâties et qu'il y a lieu, par suite, d'en déterminer la valeur locative cadastrale par application des articles 1509 à 1518 A du code général des impôts ;
- l'assiette des impositions contestées doit être limitée aux parcelles effectivement exploitées à usage industriel représentant à la clôture de l'exercice 2017 une surface de 361 649 m², les autres parcelles n'ayant pas fait l'objet d'un changement d'affectation et étant ainsi restées à usage agricole ; l'assiette des impositions en litige ne peut pas être déterminée au regard des dispositions de l'article 324 A de l'annexe III au code général des impôts qui est un texte réglementaire ;
- en tout état de cause, le service n'est pas fondé à maintenir dans l'assiette des impositions en litige l'intégralité des parcelles 706, 707 et 708, puisqu'elles ne sont comprises que partiellement dans l'arrêté préfectoral d'autorisation d'exploitation de la carrière du 18 mars 2014 et que la fraction B de ces parcelles correspond à des terres agricoles ;
- les clôtures, portails et portiques, inscrits dans le compte agencement et aménagement des terrains répondent à une obligation fixée par l'autorité administrative et constituent des éléments de sécurité dont l'installation est un préalable à la mise en exploitation de la carrière ; il en va de même des plots en béton destinés à assurer la signalisation, d'une citerne, de la climatisation des bureaux ainsi que du coffret informatique et des câblages ; ces immobilisations sont donc spécifiquement adaptées à l'exploitation de la carrière et entrent dans le champ de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 14 juin 2021 et 21 mars 2022, le directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet partiel de la requête.
Il soutient que la SAS Pigeon Carrières est fondée à demander que soient exclues des bases taxables les parcelles cadastrées 706 B, 707 B et 708 B et qu'aucun des autres moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de M. Fraboulet, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°s 2101249 et 2101254 de la SAS Pigeon Carrières concernent un même contribuable et présentent à juger des questions identiques ou similaires. Par suite, il y a lieu de les joindre afin de statuer par un seul jugement.
2. La SAS Pigeon Granulats Ouest a été soumise à la cotisation foncière des entreprises au titre des années 2018 et 2019, à raison du site à usage de carrière qu'elle exploitait sur le territoire de la commune de Vieux Vy-sur-Couesnon, selon des modalités reposant sur les constatations opérées par l'administration à l'occasion d'une vérification de comptabilité réalisée en 2017 au titre des années 2014 à 2017, et notamment après application de la méthode dite " comptable " de détermination de la valeur locative cadastrale, réservée aux établissements industriels. La SAS Pigeon Granulats Ouest a contesté ces impositions par des réclamations formées respectivement les 25 novembre et 2 décembre 2019, que l'administration a rejeté implicitement. La SAS Pigeon Carrières venant aux droits de celle-ci, après une opération de fusion-absorption, demande la réduction de ces impositions.
3. Aux termes de l'article 1467 du code général des impôts : " La cotisation foncière des entreprises a pour base la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière situés en France, à l'exclusion des biens exonérés de taxe foncière sur les propriétés bâties en vertu des 11°, 12° et 13° de l'article 1382, dont le redevable a disposé pour les besoins de son activité professionnelle pendant la période de référence définie aux articles 1467 A et 1478, à l'exception de ceux qui ont été détruits ou cédés au cours de la même période. ".
Sur les conclusions en réduction des impositions présentées à titre principal :
4. L'article 1499 du code général des impôts dans sa rédaction applicable prévoit que : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt fixés par décret en Conseil d'État. ". Revêtent, pour l'application de ces dispositions, un caractère industriel les bâtiments et terrains servant à l'exercice d'une activité de fabrication ou de transformation de biens corporels mobiliers qui nécessite d'importants moyens techniques et les bâtiments et terrains servant à l'exercice d'activités autres que celle-ci, qui nécessitent d'importants moyens techniques lorsque le rôle des installations techniques, matériels et outillages mis en œuvre est prépondérant, ainsi que le rappellent à compter de l'année 2019, les dispositions de l'article 1500 du code général des impôts.
5. Aux termes de l'article 1381 du code général des impôts : " Sont également soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties : () / 5° Les terrains non cultivés employés à un usage commercial ou industriel, tels que chantiers, lieux de dépôt de marchandises et autres emplacements de même nature, soit que le propriétaire les occupe, soit qu'il les fasse occuper par d'autres à titre gratuit ou onéreux () ". Aux termes de l'article 1393 du même code : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés non bâties de toute nature sises en France, à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code. / Elle est notamment due pour les terrains occupés par les chemins de fer, les carrières, mines et tourbières, les étangs, les salines et marais salants ainsi que pour ceux occupés par les serres affectées à une exploitation agricole ". Aux termes de l'article 1499 du même code : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt fixés par décret en Conseil d'État. () ". Il résulte de ces dispositions que si l'article 1393 du code général des impôts, qui trouve son origine dans l'article 81 de la loi du 3 frimaire an VII, dispose que la taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés non bâties de toute nature et qu'elle est notamment due pour les terrains occupés par les carrières, le 5° de l'article 1381 du même code, issu de l'article 1er de la loi du 29 décembre 1884, qui ne comporte aucune exception quant à la nature des terrains concernés a, en prévoyant que les terrains non cultivés employés à un usage commercial ou industriel, tels que les chantiers, lieux de dépôt des marchandises et autres emplacements de même nature, seront imposés à la taxe foncière sur les propriétés bâties, édicté des règles fiscales de caractère général, applicables notamment aux carrières qui font l'objet d'une exploitation à caractère industriel. Par suite, la SAS Pigeon Carrières qui ne conteste pas le caractère industriel de l'exploitation de la carrière en litige, au sens qui en est donné au point précédent, et notamment l'utilisation à cette fin de moyens matériels importants, n'est pas fondée à soutenir que les dispositions citées ci-dessus de l'article 1393 du code général des impôts font obstacle à l'application des dispositions de l'article 1499 du même code.
Sur les conclusions en réduction des impositions présentées à titre subsidiaire :
6. En premier lieu, il résulte des dispositions citées au point précédent du 5° de l'article 1381 du code général des impôts que les terrains non cultivés affectés à un usage commercial ou industriel sont imposés à la taxe foncière sur les propriétés bâties, du moment qu'ils n'ont pas été rendus disponibles à d'autres usages.
7. La société Pigeon Carrières fait valoir, d'abord, que le service aurait dû limiter les bases de l'imposition aux seuls terrains effectivement exploités, compte tenu du plan de phasage d'exploitation de la carrière, qui représentaient à la clôture des exercices 2016 et 2017 une surface de 361 649 m², qu'elle justifie notamment par la production d'un tableau des surfaces exploitées, de plans représentant les différentes phases d'exploitation du site et d'un plan de remise en état du site.
8. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que, pendant les périodes de référence devant être prises en compte pour l'établissement de la cotisation foncière de entreprises des années 2018 et 2019, les terrains en cause étaient mis par la société requérante à la disposition d'un usage autre que celui de carrière, auquel ils doivent, compte tenu de leur présence dans le périmètre défini par l'arrêté préfectoral d'autorisation d'exploitation, être présumés affectés.
9. La société Pigeon Carrières fait valoir, ensuite, que seules les divisions A des parcelles cadastrées 706 P, 707 P et 708 P sont incluses dans le périmètre d'exploitation. Il résulte de l'instruction que les divisions B de ces parcelles ne sont pas incluses dans le périmètre d'exploitation, ainsi que le reconnaît d'ailleurs l'administration. Les divisions B des parcelles cadastrées 706 P, 707 P et 708 P doivent, dès lors, être exclues de l'assiette des impositions en litige. Il y a donc lieu de prononcer à due concurrence les réductions en bases sollicitées.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1382 du code général des impôts : " Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties : () 11° Les outillages et autres installations et moyens matériels d'exploitation des établissements industriels à l'exclusion de ceux visés aux 1° et 2° de l'article 1381 ; () ".
11. Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties, en application du 11° de l'article 1382 du code général des impôts, les outillages, autres installations et moyens matériels d'exploitation d'un établissement industriel, c'est-à-dire ceux de ces biens qui relèvent d'un établissement qualifié d'industriel au sens de l'article 1499 et qui sont spécifiquement adaptés aux activités susceptibles d'être exercées dans un tel établissement et ne sont pas au nombre des éléments mentionnés aux 1° et 2° de l'article 1381.
12. La société Pigeon Carrières fait d'abord valoir que l'installation de clôtures, de portails et portiques, ainsi que de plots en béton destinés à assurer la signalisation du site, a répondu à une obligation de sécurité, au respect de laquelle le démarrage et la poursuite de l'exploitation de la carrière ont été subordonnés par l'arrêté préfectoral d'autorisation d'exploitation. Toutefois, ces équipements, alors même qu'ils sont nécessaires à l'exploitation de la carrière, n'apparaissent pas, que ce soit par leur nature ou leur consistance, comme spécifiquement adaptés aux activités susceptibles d'être exercées dans un établissement industriel. Par suite, ils ne sont pas au nombre des outillages et autres installations et moyens matériels d'exploitation des établissements industriels visés par les dispositions du 11° de l'article 1382 du code général des impôts.
13. Si la société requérante revendique également l'application des dispositions du 11° de l'article 1382 du code général des impôts, pour des immobilisations identifiées en comptabilité par les dénominations suivantes : " coffret informatique + câblage " " Climatisation Bureau accueil E " ainsi que pour une citerne acquise d'occasion en 1999, elle ne produit aucun élément établissant que ces immobilisations sont spécifiquement adaptées aux activités susceptibles d'être exercées dans un établissement industriel.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Pigeon Carrières est uniquement fondée à obtenir une réduction des impositions en litige correspondant à l'exclusion des bases imposables des divisions B des parcelles cadastrées 706 P, 707 P et 708 P.
Sur les frais d'instance :
15. L'État ne pouvant être regardé comme la partie perdante dans la présente instance, les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la SAS Pigeon Carrières doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les bases des droits de cotisation foncière des entreprises fixées à la SAS Pigeon Granulats Ouest, au titre des années 2018 et 2019, à raison du site affecté à l'exploitation d'une carrière, dont elle était alors propriétaire sur le territoire de la commune de Vieux Vy-sur-Couesnon, sont réduites à concurrence des sommes résultant de l'exclusion des bases taxables des divisions B des parcelles cadastrées 706 P, 707 P et 708 P.
Article 2 : Il est accordé à la SAS Pigeon Carrières la décharge des droits de cotisation foncière des entreprises auxquels la SAS Pigeon Granulats Ouest a été assujettie au titre des années 2018 et 2019, correspondant aux réductions des bases d'imposition définies à l'article 1er.
Article 3 : Le surplus des conclusions des deux requêtes de la SAS Pigeon Carrières est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Pigeon Carrières et au directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Albouy, premier conseiller,
Mme Tourre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2023.
Le rapporteur,
signé
E. ALe président,
signé
F. Etienvre
La greffière,
signé
S. Guillou
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2101249,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026