jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2101627 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS CASSEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 mars 2021 et 9 septembre 2021, M. B E, représenté par la SELAFA Cassel, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 27 janvier 2021 par laquelle le ministre des armées par laquelle le ministre des armées a retenu qu'au-delà du 22 mars 2017 les arrêts et soins prescrits à compter du 22 mars 2017 n'étaient plus reconnus comme imputables au service et qu'ils seraient pris en charge au titre de la maladie ordinaire.
2°) d'enjoindre au ministre des armées de prendre en charge les arrêts et soins prescrits à compter du 22 mars 2017 au titre de sa maladie professionnelle, et de procéder au réexamen de sa situation dans le délai de deux mois à compter du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée a été édictée par une autorité incompétente ;
- la consultation de la commission administrative paritaire est entachée d'irrégularité ;
- la décision attaquée est entachée d'erreurs manifestes d'appréciation ; sa pathologie a été reconnue comme imputable au service, ainsi que sa rechute du 17 octobre 2016 ; la date de consolidation au 21 mars 2016 est erronée puisque l'expert mandaté pour déterminer si les arrêts de travail prescrits après cette date étaient en rapport avec la rechute du 17 octobre 2016 démontre que son état de santé n'était pas consolidé ;
- il a subi une nouvelle intervention chirurgicale au mois d'août 2020 en raisons de nouvelles douleurs persistantes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mars 2022, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la décision attaquée est suffisamment motivée ;
- le chef du service des pensions et des risques professionnels avait compétence pour signer la décision attaquée ;
- la sollicitation de la commission administrative paritaire était justifiée ; en outre, cette saisine demeure sans influence sur le sens de la décision prise en application de la jurisprudence Danthony du conseil d'Etat du 21 décembre 2011 ;
- le médecin expert a confirmé dans son rapport du 3 juillet 2019 que M. E était consolidé à la date du 21 mars 2017, avec une incapacité permanente partielle de 18 % dont
5 % imputable à l'état antérieur, ce taux correspondant au taux fixé dans son rapport du
18 février 2017 ; en outre, il conclut que les arrêts de travail prescrits après la date de consolidations ne sont pas justifiés médicalement au titre de la maladie professionnelle ; cette analyse médicale sans ambiguïté justifie que l'administration ait considéré que lesdits arrêts de travail et soins post-consolidation prescrits étaient sans lien avec le service ;
- la circonstance que le Dr Baron a pu considérer à l'occasion d'une contre-expertise que les soins post-consolidation étaient en lien avec la maladie professionnelle est sans incidence sur l'issue du présent litige ;
- la commission de réforme n'explicite aucune raison de son interprétation ; en tout état de cause, il s'agit d'une instance médicale consultative dont l'avis ne lie pas l'administration.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 modifié relatif à la désignation des médecins agréées, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux condition d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été informées, 10 mars 2023 en application des dispositions de l'article
R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des moyens, présentés après l'expiration du délai de recours contentieux et relatifs à la légalité externe de la décision attaquée, invoqués dans le mémoire enregistré le 9 septembre 2021, ces moyens étant fondés sur une cause juridique distincte de celle exposée dans la requête (CE, Section, 20 février 1953, Société Intercopie,n° 9772, au Recueil p. 88).
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. F ;
- et les conclusions de M. Le Roux, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. E est fonctionnaire depuis le 1er septembre 1990, en qualité d'ouvrier professionnel de 2eme catégorie, puis nommé technicien supérieur d'études et de fabrications depuis le 1er janvier 2016, et affecté à la base navale de Brest. Il a été victime, le 21 juin 1991, d'un accident du travail. Par une décision du 20 août 2002, le ministère des armées a reconnu comme imputable au service sa maladie professionnelle déclarée le 2 octobre 2001. M. E a fait l'objet de rechutes constatées les 13 mai 2003, 4 octobre 2004, 31 janvier 2008, 24 mars 2010, 29 juin 2011, 25 septembre 2012, 20 mars 2013, 27 février 2014, 5 mars 2015 et 17 octobre 2016. Cette dernière rechute a été reconnue comme imputable au service par une décision du
29 avril 2019 et la consolidation a été fixée au 21 mars 2017. Par une décision du 27 janvier 2021, le ministre des armées informe M. E que les arrêts et soins post-consolidation prescrits à compter du 22 mars 2017 ne sont pas en lien avec sa maladie professionnelle et qu'ils seront pris en charge au titre de la maladie ordinaire. M. E demande au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur la recevabilité des moyens nouveaux invoqués dans le mémoire complémentaire :
2. La requête introductive d'instance, enregistrée le 26 mars 2021, présenté par M. E ne contenait que des moyens relatifs à la légalité interne de la décision attaquée.
Si, dans son mémoire complémentaire enregistré le 9 septembre 2021, M. E a soulevé des moyens tirés de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée, de l'incompétence de l'auteur de l'acte, ainsi que d'un vice de procédure, ces moyens, relatifs à la légalité externe de la décision attaquée et énoncés dans un mémoire enregistré après l'expiration du délai de recours contentieux, sont irrecevables. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée, de l'incompétence de l'auteur de l'acte, ainsi que d'un vice de procédure doivent être écartés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 en vigueur à la date de la décision attaquée : " IV.- Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnées aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut-être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants-droits établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants-droits établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en conseil d'Etat. " aux termes de l'article 31 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de la maladie dont la durée totale ne peut attendre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. (..) Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. ".
4. Il résulte de ces dispositions que les maladies inscrites dans le tableau des maladies professionnelles annexé au code de la sécurité sociale, sont présumées avoir été contractées dans le cadre du travail. Une maladie, non désignée par les tableaux, contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, peut être regardée comme imputable au service si elle présente un lien
direct avec l'exercice des fonctions ou avec les conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. E souffre d'une lombosciatique gauche de topographie S1 par hernie discale L5-S1. Il a déclaré cette maladie le 2 octobre 2021, laquelle a été reconnue comme imputable au service par une décision du 20 août 2002. Il a par la suite fait l'objet de nombreuses rechutes, celle du 17 octobre 2016 laquelle a été déclarée en lien avec la maladie professionnelle de M. E le 5 septembre 2017. La date de consolidation a été fixée par le docteur C, médecin expert en orthopédie et traumatologie, au 21 mars 2017 et il en résulte une incapacité permanente de 13 %. Afin de déterminer si les arrêts et les soins devaient être pris en charge par l'employeur au titre de la maladie professionnelle, l'administration a sollicité un médecin expert. M. E a ainsi été examiné le 3 juillet 2019 par le docteur C lequel conclut dans son rapport du même jour que : " Les arrêts post-consolidation ne sont pas justifiés médicalement. ".
6. Le requérant se prévaut de l'avis de la commission de réforme du Finistère en
date du 14 novembre 2019, favorable à la prise en charge des arrêts post-consolidation. L'administration a sollicité une contre-expertise, en raison des avis divergents du médecin expert et de la commission de réforme du Finistère. Le rapport du Dr Baron, rhumatologue indique en outre : " Pour la question de la rechute, je suis d'accord avec le Docteur C que la rechute du 17.10.2016 était bien à prendre au titre de la maladie professionnelle du 02.10.2001, en revanche je suis mal à l'aise par rapport aux soins de post-consolidation car lorsque je regarde tous les arrêts de travail en accident de travail, il est à noter que le docteur D, son médecin traitant, avait, du fait d'une amélioration, permis une reprise du 17 février 2017 au 13 mars 2017, date à laquelle il avait dû à nouveau être arrêté et ce jusqu'à ce jour, et à partir de moment de 2017, il a commencé à souffrir en plus de sa lombosciatique chronique de cervicalgies dont les détails ont été révélés ci-dessus. () / on peut considérer que même si M. B E avait repris son activité professionnelle toujours avec soins à partir du 17.02.2017 il aura son activité que pendant un mois il n'y a jamais eu de consolidation entre temps. ".
7. La date de consolidation de l'état de santé d'un agent correspond, sauf en matière de pathologie évolutive, non à la date de la guérison, mais à celle à laquelle ledit état de santé peut être considéré comme définitivement stabilisé. Le juge de l'excès de pouvoir exerce un contrôle normal sur la date de consolidation retenue par l'autorité administrative. La fixation de la date de consolidation ne fait donc pas obstacle à la persistance de l'affectation dont peut souffrir la victime et est, en conséquence, sans incidence également sur l'imputabilité à un accident de service de troubles en résultant et qui ont persistés après cette date. Le droit à la prise en charge au titre de l'accident de service des arrêts de travail et des soins postérieurs à la consolidation est néanmoins subordonné au caractère direct du lien entre l'affectation et l'accident de service.
8. S'il est constant que la date de consolidation de l'état de M. E a été fixée au
21 mars 2017 par le docteur C, qui s'est fondé sur la circonstance que " l'état fonctionnel est identique au terme de la rechute à ce qu'il était auparavant. " Il ressort toutefois des pièces médicales fournies au dossier, et notamment des courriers des docteurs Berrou et Dam Hieu,
que M. E souffre depuis la date supposée de consolidation, de cervicalgies avec une
myélo-cervicarthose qu'une intervention chirurgicale a été effectuée le 14 août 2020. En outre, le docteur Baron conclut dans son rapport en date du 7 décembre 2020, plus récent que celui
du docteur C, qu'il n'y a jamais eu de consolidation avant que M. E reprenne temporairement son activité professionnelle, du 17 février au 13 mars 2017, date à laquelle il a de nouveau été en arrêt de travail. Dès lors, et contrairement à ce que fait valoir le ministre en défense, cette contre-expertise est en lien avec le présent litige, et M. E est fondé à soutenir
que l'administration a commis une erreur d'appréciation en fixant la date de consolidation au
21 mars 2017.
9. Il résulte de ce qu'il précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. E est fondé à demander l'annulation de la décision du 27 janvier 2021 par laquelle le ministre des armées a retenu qu'au-delà du 22 mars 2017 les arrêts et soins prescrits à compter du 22 mars 2017 n'étaient plus reconnus comme imputables au service et qu'ils seraient pris en charge au titre de la maladie ordinaire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Aux termes des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
11. Le présent jugement implique, eu égard au motif sur lequel il se fonde, en application des dispositions législatives précitées que le ministre des armées prenne en charge les arrêts et soins prescrits à compter du 22 mars 2017 au titre de la maladie professionnelle de M. E, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais du litige :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, le versement à M. E de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 27 janvier 2021 du ministre des armées est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre des armées de procéder au remboursement des arrêts et soins prescrits à compter du 22 mars 2017 au titre de la maladie professionnelle de M. E, dans un délai de deux mois à compter du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à M. E, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023 à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Moulinier, premier conseiller,
M. Bozzi, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le président-rapporteur,
signé
G. F L'assesseur le plus ancien,
signé
Y. Moulinier
Le greffier,
signé
J.M A
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026