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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2102021

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2102021

jeudi 14 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2102021
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 avril 2021, 13 octobre et

22 novembre 2022, 20 février, 4 septembre et 26 octobre 2023, la commune de Hanvec, représentée par Me Gourvennec et Me Voisin (selarl Le Roy, Gourvennec, Prieur), demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner solidairement et in solidum M. C, maître d'œuvre, la société Goavec Pitrey, représentée par Me Pagani, son administrateur, la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) et la mutuelle des architectes français (MAF), à lui verser la somme de 78 710 euros hors taxe (HT) en réparation du préjudice matériel et des préjudices de jouissance et moral résultant de la dégradation des enduits intérieurs de l'église paroissiale Saint-Pierre à Hanvec ;

2°) de décider que ces sommes porteront intérêt au taux légal à compter de l'enregistrement de sa requête et que les intérêts seront capitalisés chaque année à la date d'anniversaire de l'enregistrement ;

3°) de condamner solidairement et in solidum M. C et la société Goavec Pitrey, représentée par Me Pagani, son administrateur, la SMABTP et la MAF, à lui verser la somme de 3 121,51 euros HT au titre des frais d'expertise judiciaire, la somme de 4 200 euros HT au titre des honoraires d'avocats durant les opérations d'expertise et la somme de 1 251,83 euros HT au titre de l'assistance d'un cabinet d'expertise ;

4°) de mettre solidairement et in solidum à la charge de M. C, de la société Goavec Pitrey, représentée par Me Pagani, son administrateur, de la SMABTP et de la MAF, la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les désordres affectant les enduits intérieurs de l'église paroissiale Saint-Pierre présentent un caractère décennal, en ce qu'ils rendent l'ouvrage impropre à sa destination ;

- la responsabilité du maître d'œuvre et du constructeur de l'ouvrage doit être engagée, à titre principal, sur le fondement de leur garantie décennale ;

- les travaux de reprise s'élèvent à la somme de 28 710 euros HT ;

- la perte de jouissance de l'édifice religieux et le préjudice d'image causés par les désordres lui causent un préjudice financier de 50 000 euros HT ;

- les honoraires d'avocat, d'un montant de 4 200 euros HT, devront être mis à la charge solidairement de M. C, maître d'œuvre et de la société Goavec Pitrey, de la SMABTP et de la MAF ;

- les frais d'expertise judiciaire d'un montant de 3 121,51 euros HT ainsi que ceux du cabinet d'expertise qui a identifié la cause des désordres d'un montant de 1 251,83 euros devront être mis à la charge définitive solidairement de M. C, maître d'œuvre, de la société Goavec Pitrey, de la SMABTP et de la MAF.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 mai et 4 novembre 2022, 29 mars et

30 octobre 2023, la société mutuelle d'assurances du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), représentée par Me Boivin (selarl ACTB), conclut :

1°) à titre principal, au rejet de la requête et de toutes demandes, fins et conclusions ;

2°) à titre subsidiaire,

- à ce que le coût des travaux préparatoires soit limité à un montant de 15 110 euros HT et subsidiairement à 28 710 euros HT, à l'exclusion de toute autre réclamation ;

- à ce que M. C et la MAF soient condamnés in solidum à la garantir de toutes les condamnations susceptibles d'être prononcées à son encontre au titre des dommages et intérêts et des réclamations annexes (frais d'expertise et frais d'avocat) ;

- à ce que le montant des honoraires d'avocat soit limité à un montant de 2 500 euros et les honoraires d'expertise au montant fixé dans l'ordonnance de taxation ;

3°) à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la commune de Hanvec, le cas échéant in solidum avec M. C et la MAF au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les désordres affectant les enduits intérieurs de l'église paroissiale Saint-Pierre ne présentent pas un caractère décennal, dès lors qu'ils ne portent pas atteinte à la solidité de l'édifice et que la dégradation d'enduit, qui est ponctuelle et localisée sur certaines zones basses, ne rend pas l'église impropre à sa destination ;

- la qualification par l'expert de l'impropriété à la destination a une valeur technique et non juridique ;

- l'église est utilisée de manière continue, est régulièrement ouverte au public et expose des œuvres artistiques majeures ;

- l'impossibilité d'installer des vitrines contenant des objets de valeur patrimoniale n'est pas établie ;

- le risque d'atteinte à la sécurité des personnes n'est pas établi ;

- les réclamations indemnitaires au titre des frais d'expertise, des honoraires d'avocat et des frais d'expertise-conseil sont irrecevables, dès lors qu'elles sont intégrées dans les réclamations des dommages matériels liés aux désordres ;

- le coût des travaux de reprise de 28 710 euros HT doit être diminué du montant des travaux relatifs au traitement complémentaire de coupure de capillarité par injection d'un montant de 9 600 euros HT, dès lors que ces travaux constituent une amélioration de l'ouvrage et non des travaux réparatoires ;

- seule la responsabilité de l'architecte doit être engagée, dès lors que les désordres ont pour origine un défaut de conception ;

- la réclamation au titre des frais d'avocat et des frais d'expertise fait double emploi avec la réclamation présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

- le montant des honoraires d'avocat ne peut excéder le montant de 2 500 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 janvier 2023, M. B C, représenté par Me Bouchet-Bossard (selarl Belwest), conclut :

1°) à titre principal, au rejet de la requête et de toutes demandes, fins et conclusions ;

2°) à titre subsidiaire,

- à ce que le coût des travaux préparatoires soit limité à un montant de 15 110 euros HT et subsidiairement à 28 710 euros HT, à l'exclusion de toute autre réclamation ;

- à l'application d'un coefficient d'abattement de 90 % sur le montant des travaux de reprise afin de tenir compte de la vétusté des enduits et de la plus-value apportée à l'édifice par les travaux réparatoires ;

- au rejet des réclamations indemnitaires au titre des pertes financières et des préjudices de jouissances ou d'atteinte à l'image ;

- au rejet de la demande en garantie présentée par la SMABTP ;

- à ce que la SMABTP soit condamnée à garantir, à hauteur au moins de 50 %,

M. C de toutes les condamnations susceptibles d'être prononcées à son encontre et de fixer la part de responsabilité de la société Goavec Pitrey à 50 % du coût des dommages ;

- au rejet de toutes les autres demandes de la commune, à l'exception de celle relative au versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des dépens dont les frais d'expertise liquidés conformément à l'ordonnance de taxation ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Hanvec la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les désordres affectant les enduits intérieurs de l'église paroissiale Saint-Pierre ne présentent pas un caractère décennal, dès lors qu'ils ne portent pas atteinte à la solidité de l'édifice et que la dégradation d'enduit, qui est ponctuelle et localisée, ne rend pas l'église impropre à sa destination ;

- l'église est régulièrement ouverte au public ;

- l'impossibilité d'installer des vitrines contenant des objets de valeur patrimoniale n'est pas établie ;

- le coût des travaux de reprise de 28 710 euros HT doit faire l'objet d'un abattement d'au moins 90 % afin de tenir compte d'une part, de la vétusté des enduits qui ont été posés en 2009 et d'autre part, de l'amélioration de l'ouvrage par la réalisation d'un traitement complémentaire de coupure de capillarité par injection d'un montant de 9 600 euros HT que la commune aurait dû en tout état de cause supporter ;

- la réalité des préjudices de jouissance et d'atteinte à l'image n'est pas établie ;

- l'appel en garantie de la SMABTP n'est pas justifié dès lors que la société Goavec Pitrey qu'elle assure est responsable à hauteur de 50 % des désordres en litige.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 novembre 2023, la compagnie d'assurances Mutuelle des architectes français (MAF), représentée par Me Bouchet-Bossard (selarl Belwest), conclut à l'incompétence du tribunal administratif de Rennes et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la commune de Hanvec sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que sa qualité d'assureur implique que l'action en responsabilité de la commune de Hanvec à son encontre relève de la compétence du tribunal judiciaire de Brest qui a d'ores et déjà été saisi du présent litige par la commune.

La procédure a été communiquée à Me Pagani (selarl EP et associés) en sa qualité d'administrateur ad litem de la société Goavec Pitrey, qui n'a fait valoir aucune observation.

Par une ordonnance du 3 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 24 janvier 2024.

Par un courrier du 12 janvier 2024, le tribunal a invité, en application de l'article

R. 613-1-1 du code de justice administrative, la commune de Hanvec à produire des pièces en vue de compléter l'instruction.

Des pièces produites par la commune de Hanvec ont été enregistrées le 15 janvier 2024 et communiquées le même jour.

Vu :

- l'ordonnance n° 1902154 du 25 juillet 2019, par laquelle le juge des référés du tribunal a désigné M. A E en qualité d'expert ;

- l'ordonnance n° 1902154 du 12 mars 2020 taxant et liquidant les frais de l'expertise de M. E à la somme de 3 745,81 euros toutes taxes comprises ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code civil ;

- le code des marchés publics ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pellerin,

- les conclusions de Mme Thalabard, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bouvier, substituant Me Gourvennec et Me Voisin, représentant la commune de Hanvec.

Considérant ce qui suit :

1. En 2001, la commune de Hanvec a souhaité procéder à la restauration de l'église paroissiale Saint-Pierre située sur son territoire. Les travaux ont été scindés en trois tranches portant respectivement sur les travaux extérieurs relatifs au clocher, à la nef et aux bas-côtés (tranche 1), les travaux extérieurs relatifs à la restauration des transepts nord et sud, du chœur, du chevet et de la sacristie (tranche 2) et les travaux intérieurs relatifs à la réfection des enduits intérieurs, au drainage extérieur et aux réseaux enterrés des eaux pluviales (tranche 3). La commune de Hanvec a confié la maîtrise d'œuvre de l'intégralité du projet à M. C en qualité d'architecte et a attribué le lot n° 1 " gros œuvre / maçonnerie " à l'entreprise Goavec Pitrey pour réaliser la tranche 3 des travaux. La réception de cette tranche a été prononcée le 27 mai 2009 sans réserves. Constatant l'apparition de désordres affectant les enduits intérieurs de l'édifice, la commune de Hanvec a introduit une requête tendant à la désignation d'un expert devant le tribunal administratif de Rennes. Par une ordonnance du 25 juillet 2019, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a désigné M. E en qualité d'expert judiciaire. Ce dernier a déposé son rapport d'expertise le 4 mars 2020. Par la présente requête, la commune de Hanvec demande la condamnation conjointe et solidaire de M. C et de l'entreprise Goavec Pitrey, aux droits de laquelle vient Me Pagani, administrateur ad litem de cette société, ainsi que de leurs assureurs respectifs, la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) et la mutuelle des architectes français (MAF), à réparer les préjudices qu'elle estime avoir subis du fait des désordres ayant affecté les enduits intérieurs de l'église paroissiale Saint-Pierre.

Sur la compétence du juge administratif :

2. Si l'action directe ouverte par l'article L. 124-3 du code des assurances à la victime d'un dommage ou à l'assureur de celle-ci subrogé dans ses droits, contre l'assureur de l'auteur responsable du sinistre, tend à la réparation du préjudice subi par la victime, elle se distingue de l'action en responsabilité contre l'auteur du dommage en ce qu'elle poursuit l'exécution de l'obligation de réparer qui pèse sur l'assureur en vertu du contrat d'assurance. Il s'ensuit qu'il n'appartient qu'aux juridictions de l'ordre judiciaire de connaître des actions tendant au paiement des sommes dues par un assureur au titre de ses obligations de droit privé, alors même que l'appréciation de la responsabilité de son assuré dans la réalisation du fait dommageable relèverait de la juridiction administrative.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par la commune de Hanvec à l'encontre de la SMABTP et de la MAF, qui tendent uniquement à obtenir le paiement des sommes dues par leurs assurés, soit l'entreprise Goavec Pitrey et M. C au titre de leurs obligations de droit privé, relèvent de la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire et sont ainsi portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître et ce, tant à titre principal qu'au titre d'appels en garantie.

Sur la responsabilité décennale :

4. Il résulte des principes qui régissent la responsabilité décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut en être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître d'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.

5. La commune de Hanvec fait valoir, en se fondant sur le rapport d'expertise du 4 mars 2020, que les désordres liés à la dégradation des enduits intérieurs rendent l'ouvrage incompatible avec l'activité de culte, l'accueil du public ainsi que l'installation de vitrines d'exposition d'objets de valeur patrimoniale et qu'ainsi, ce désordre rend cet ouvrage impropre à sa destination.

6. D'une part, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise définitif du 4 mars 2020 que les désordres observés consistent en des remontées capillaires en partie basse des bas-côtés nord et sud de l'édifice ainsi que des transepts nord et sud. Cette humidité ascensionnelle est à l'origine de la dégradation des enduits intérieurs qui se cristallisent, se décollent et tombent au sol et sur les chaises sous forme pulvérulente au niveau des bas-côtés de l'édifice, qui se fissurent sur les parois des transepts nord et sud ainsi qu'au niveau du chœur et provoque, en outre, un décollement des peintures murales à l'eau du chœur. L'expert a également constaté des auréoles d'humidité, la présence de salpêtre, une forte humidité le long de la façade nord ainsi que des traces de coulures et d'humidité sous les appuis de fenêtres. Ainsi, l'impossibilité d'accueillir le public est limitée à certains endroits de l'édifice, en particulier aux places situées le long des murs atteints de ces désordres.

7. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que la dégradation des enduits expose le public à un risque d'insécurité ou d'insalubrité. Si l'expert qualifie le délitement des enduits intérieurs " d'insalubre ", il n'apporte aucune précision sur les éventuelles conséquences sanitaires de cette dégradation. Par ailleurs, la commune n'établit pas que la fermeture au public de l'église en dehors des cérémonies funéraires résulterait d'un tel risque.

8. Enfin, à supposer établie l'impossibilité pour la commune de Hanvec de poursuivre son projet de valorisation d'objets cultuels par leur exposition dans une vitrine sécurisée installée dans l'église en raison de la dégradation des enduits intérieurs de l'église, cette circonstance n'est pas de nature à rendre l'église impropre à destination, qu'il s'agisse de son usage cultuel ou patrimonial et culturel.

9. Il résulte de ce qui précède que le désordre lié à la dégradation des enduits intérieurs et peintures murales du chœur, qui n'affecte pas la solidité de l'édifice, ne rend pas l'église impropre à destination et n'est ainsi pas de nature à engager la responsabilité décennale des constructeurs. Par suite, les conclusions de la commune de Hanvec tendant à la condamnation solidaire et in solidum de M. C, maître d'œuvre et de la société Goavec Pitrey, représentée par Me Pagani, son administrateur, à lui rembourser le coût de reprise de ces désordres doivent être rejetées.

Sur les dépens :

10. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".

11. Il y a lieu de mettre à la charge définitive de la commune de Hanvec, les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 3 121,51 euros hors taxe par une ordonnance

n° 1902154 du président du tribunal administratif de Rennes du 12 mars 2020.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, architecte, et de la société Goavec Pitrey, représentée par Me Pagani, son administrateur, les frais exposés par la commune de Hanvec et non compris dans les dépens.

13. En outre, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la SMABTP et la Mutuelle des architectes français au titre des mêmes dispositions.

14. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Hanvec une somme de 1 500 euros à verser à M. C au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Les conclusions présentées par la commune de Hanvec à l'encontre de la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics et de la mutuelle des architectes français sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la commune de Hanvec est rejeté.

Article 3 : Les dépens d'un montant de 3 121,51 euros hors taxe sont mis à la charge définitive de la commune de Hanvec.

Article 4 : La commune de Hanvec versera une somme 1 500 euros à M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics et la Mutuelle des architectes français sont rejetées.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Hanvec, à M. B C, à

Me Pagani (Selarl EP et Associés), en sa qualité d'administrateur de l'entreprise Goavec Pitrey, à la mutuelle des architectes français et à la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics.

Copie en sera adressée pour information à l'expert.

Délibéré après l'audience du 22 février 2024 à laquelle siégeaient :

Mme. Grenier, présidente,

Mme Pellerin, première conseillère,

M. D, magistrat honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.

La rapporteure,

signé

C. Pellerin

La présidente,

signé

C. GrenierLa greffière,

signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au préfet du Finistère, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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