mercredi 17 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2102848 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | LATIEULE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 juin 2021 et 8 février 2022,
M. et Mme A, représentés par Me Paul (cabinet Paul-Avocats) demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 avril 2021 par laquelle la commune de Saint-Grégoire a refusé de faire droit à leur demande, reçue le 1er mars 2021, sollicitant son intervention pour faire cesser les bruits anormaux de voisinage provenant du bâtiment N situé en face de leur habitation et appartenant à la société Altixia Reim ;
2°) de condamner la commune de Saint-Grégoire à leur verser la somme de 100 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la carence fautive de l'administration ;
3°) d'enjoindre à la commune de Saint-Grégoire de prendre toute mesure permettant de mettre un terme à la situation en litige ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Grégoire la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2022, la commune de Saint-Grégoire, représentée par Me Allaire et Me Logéat (selarl Valadou-Josselin et associés) conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. et Mme A ne sont pas fondés.
La société Altixia Cadence XII, représentée par Me Latieule, a présenté des observations, enregistrées le 1er octobre 2021, en demandant à ce que la somme de 3 969,20 euros soit mise à la charge des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 7 septembre 2023, M. et Mme A déclarent se désister de leur requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 octobre 2023, la commune de Saint-Grégoire déclare accepter le désistement de M. et Mme A et renoncer à ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
La société Altixia Cadence XII, représentée par Me Latieule, a présenté des observations, enregistrées le 18 septembre 2023, en indiquant maintenir ses conclusions au titre de l'article
L.761-1 du code de justice administrative en portant la somme à un montant de 5 469,20 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Pellerin, première conseillère, pour statuer par ordonnance sur le fondement des dispositions 1° à 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements. () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".
2. Par un mémoire, enregistré le 7 septembre 2023, M. et Mme A déclarent se désister purement et simplement de leur requête tendant à l'annulation de la décision du 8 avril 2021 par laquelle la commune de Saint-Grégoire a refusé de faire droit à leur demande, reçue le
1er mars 2021, sollicitant son intervention pour faire cesser les bruits anormaux de voisinage provenant du bâtiment N situé en face de leur habitation et appartenant à la société Altixia Reim. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. En outre, la renonciation par la commune de Saint-Grégoire aux conclusions qu'elle a présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative équivaut au désistement de ces conclusions. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la société Altixia Cadence XII au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. et Mme A.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions de la commune de Saint-Grégoire présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la société Altixia Cadence XII au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A, à la société Altixia Cadence XII, à la société Altixia Reim, à l'institut technique gaz et air, et à la commune de Saint-Grégoire.
Fait à Rennes, le 17 avril 2024.
La magistrate désignée,
signé
C. Pellerin
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026