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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2103191

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2103191

vendredi 20 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2103191
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCOIRIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 21 juin 2021, 1er mars 2022 et 17 mars 2022, Mme B A, représentée par Me Coirier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de condamner le centre hospitalier Guillaume Régnier à Rennes à lui verser la somme de 5 022,20 euros en réparation de ses préjudices, avec intérêts au taux légal à compter du 9 avril 2021 et capitalisation des intérêts ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier Guillaume Régnier la somme de 1 500 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le centre hospitalier Guillaume Régnier a commis des fautes dans la délivrance de ses attestations de Pôle emploi des 26 novembre 2020 et 18 janvier 2021 en raison de l'illégalité de ces attestations et de l'irrégularité de la proposition de renouvellement de son contrat de travail par le centre hospitalier Guillaume Régnier ; son refus de renouveler ce contrat était légitime en raison des conditions substantiellement différentes prévues au nouveau contrat et de l'absence de respect par son employeur de son obligation de sécurité, de sorte qu'elle doit être considérée comme involontairement privée d'emploi ; la substitution de motif de l'attestation de Pôle emploi sollicitée par le centre hospitalier Guillaume Régnier lors de l'instance de référé n° 2100762 n'est pas fondée ;

- la délivrance d'une attestation de Pôle emploi conforme dans un délai de six mois constitue une gestion fautive de son dossier ;

- ces fautes sont de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier Guillaume Régnier ;

- elle a subi un préjudice au titre des troubles dans ces conditions d'existence évalué à 5 000 euros et un préjudice financier de 22,20 euros lié aux frais postaux qu'elle a dû engagés du fait de ses démarches.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2022, le centre hospitalier Guillaume Régnier, représenté par la SELARL Houdart et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A le versement de la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- les attestations de Pôle emploi des 26 novembre 2020 et 18 janvier 2021 ont été retirées et une nouvelle attestation a été réalisée le 22 mars 2021, qui mentionne s'agissant du motif de rupture du contrat de travail " fin de contrat à durée déterminée " ;

- la réalité des préjudices allégués n'est pas démontrée.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 septembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code du travail ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;

- le décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme René,

- les conclusions de M. Met, rapporteur public,

- et les observations de Me Coirier, représentant Mme A, ainsi que celles de Me Lesné, représentant le centre hospitalier Guillaume Régnier.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a été recrutée par le centre hospitalier Guillaume Régnier à Rennes pour exercer des fonctions d'ouvrier qualifié au sein du service cours et jardins en vertu d'un premier contrat à durée déterminée conclu pour la période du 1er juin au 30 novembre 2017. Elle a ensuite été employée pour exercer les mêmes fonctions par six contrats à durée déterminée successifs du 3 avril 2018 au 30 septembre 2020. Mme A a été placée en congés de maladie ordinaire du 1er au 31 juillet 2020. Cet arrêt maladie a été renouvelé deux fois, du 1er au 31 août 2020, puis du 1er au 30 septembre 2020. Par courrier du 1er octobre 2020, renouvelé le 15 octobre 2020, Mme A a demandé au centre hospitalier de lui communiquer des documents de fin de contrat. Par courrier du 15 octobre 2020, reçu le 22 octobre suivant, le centre hospitalier lui a proposé le renouvellement de son contrat pour la période du 1er au 30 octobre 2020. Par courrier du 22 octobre 2020 adressé au centre hospitalier, Mme A s'est étonnée de cette proposition. Par courrier du 9 novembre suivant, le centre hospitalier a pris acte de la fin du contrat de Mme A et de son refus de renouvellement, à effet au 1er octobre 2020 et lui a adressé, par courrier du 26 novembre 2020, une attestation destinée à Pôle emploi datée du 25 novembre 2020 mentionnant que le motif de la fin de la relation de travail résultait d'une rupture anticipée d'un contrat à durée déterminée à l'initiative du salarié. Le 18 janvier 2021, une autre attestation lui a été délivrée mentionnant le même motif de rupture. Par une ordonnance n° 2100762 du 18 mars 2021, le juge des référés du tribunal a suspendu l'exécution des attestions destinées à Pôle emploi des 25 novembre 2020 et 18 janvier 2021. Le 22 mars 2021, le centre hospitalier Guillaume Régnier a établi une nouvelle attestation Pôle emploi mentionnant comme motif de la rupture du contrat de travail " fin de contrat à durée déterminée ou fin d'accueil occasionnel ". Par une ordonnance n° 2100427 du 16 novembre 2021, le président de la 4ème chambre du tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer, au fond, sur les conclusions présentées par Mme A à fin d'annulation des attestions des 25 novembre 2020 et 18 janvier 2021. Par courrier du 9 avril 2021, reçu le 12 avril suivant, Mme A a demandé à ce dernier au centre hospitalier Guillaume Régnier le versement à son profit de la somme de 5 022,20 euros en réparation de ses préjudices. Sa demande indemnitaire préalable a été implicitement rejetée. Par la présente requête, Mme A demande la condamnation du centre hospitalier Guillaume Régnier à lui verser la somme de 5 022,20 euros en réparation de ses préjudices qu'elle estime avoir subis.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité :

2. Aux termes de l'article L. 5421-1 du code du travail : " En complément des mesures tendant à faciliter leur reclassement ou leur conversion, les personnes aptes au travail et recherchant un emploi ont droit à un revenu de remplacement dans les conditions fixées au présent titre ". En outre, selon l'article L. 5424-1 du même code : " Ont droit à une allocation d'assurance, lorsque leur privation d'emploi est involontaire ou assimilée à une privation involontaire ou en cas de cessation d'un commun accord de leur relation de travail avec leur employeur, et lorsqu'ils satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure, dans les conditions prévues aux articles L. 5422-2 et L. 5422-3 : / 1° Les agents fonctionnaires et non fonctionnaires de l'Etat et de ses établissements publics administratifs, les agents titulaires des collectivités territoriales ainsi que les agents statutaires des autres établissements publics administratifs ainsi que les militaires ;/ 2° Les agents non titulaires des collectivités territoriales et les agents non statutaires des établissements publics administratifs autres que ceux de l'Etat et ceux mentionnés au 4° ainsi que les agents non statutaires des groupements d'intérêt public () ". Aux termes de l'article R. 1234-9 du code du travail : " L'employeur délivre au salarié, au moment de l'expiration ou de la rupture du contrat de travail, les attestations et justifications qui lui permettent d'exercer ses droits aux prestations mentionnées à l'article L. 5421-2 et transmet sans délai ces mêmes attestations à Pôle Emploi. () ". Par ailleurs, l'article 1er du règlement d'assurance chômage annexé au décret du 26 juillet 2019 relatif au régime d'assurance chômage dispose que : " Le régime d'assurance chômage assure un revenu de remplacement dénommé allocation d'aide au retour à l'emploi, pendant une durée déterminée, aux salariés qui remplissent des conditions relatives au motif de fin du contrat de travail et à la durée d'affiliation, ainsi que des conditions d'âge, d'aptitude physique, de chômage, d'inscription comme demandeur d'emploi et de recherche d'emploi ". Aux termes de l'article 2 de ce règlement : " § 1er - Ont droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi les salariés dont la perte d'emploi est involontaire. Remplissent cette condition les salariés dont la perte d'emploi résulte : () / d'une fin de contrat de travail à durée déterminée dont notamment le contrat à objet défini, ou de contrat de mission () ". Il appartient à l'autorité administrative compétente d'apprécier si les circonstances du non-renouvellement d'un contrat à durée déterminée permettent d'assimiler celui-ci à une perte involontaire d'emploi. A ce titre l'agent qui refuse le renouvellement de son contrat de travail ne peut être regardé comme involontairement privé d'emploi, à moins que ce refus soit fondé sur un motif légitime. Un tel motif peut être lié notamment à des considérations d'ordre personnel ou au fait que le contrat a été modifié de façon substantielle sans justification de l'employeur.

3. Aux termes de l'article 41 du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière : " Lorsque l'agent contractuel a été recruté par un contrat à durée déterminée susceptible d'être renouvelé en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité signataire du contrat notifie à l'intéressé son intention de renouveler ou non le contrat, au plus tard : / 1° Huit jours avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois ; / 2° Un mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à six mois et inférieure à deux ans ; / 3° Deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée supérieure à deux ans. / 4° Trois mois avant le terme de l'engagement pour le contrat susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée. / La notification de la décision doit être précédée d'un entretien lorsque le contrat est susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée ou lorsque la durée du contrat ou de l'ensemble des contrats conclus pour répondre à un besoin permanent est supérieure ou égale à trois ans. / Pour la détermination de la durée du délai de prévenance, les durées d'engagement mentionnées aux 1°, 2° et 3° sont décomptées compte tenu de l'ensemble des contrats conclus avec l'agent, y compris ceux conclus avant une interruption de fonctions, sous réserve que cette interruption n'excède pas quatre mois et qu'elle ne soit pas due à une démission de l'agent. / Lorsqu'il lui est proposé de renouveler son contrat, l'agent dispose d'un délai de huit jours pour faire connaître, le cas échéant, son acceptation. Faute de réponse dans ce délai, l'intéressé est présumé renoncer à l'emploi ".

4. Il résulte de l'instruction que le dernier contrat de travail à durée déterminée de Mme A prenait fin le 30 septembre 2020 en vertu d'un avenant à ce contrat du 30 avril 2020. Si le centre hospitalier Guillaume Régnier fait valoir que l'intéressée avait, préalablement au terme de son contrat, été informée de son intention de renouveler ce contrat, il ne résulte d'aucune des pièces versées au débat, notamment pas du projet d'avenant seulement signé le 28 septembre 2020 par le directeur adjoint du centre hospitalier, qu'il aurait respecté, même oralement, le délai de prévenance de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article 41 du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière applicable à sa situation, les circonstances alléguées selon lesquelles la pratique habituelle au sein de cet établissement consisterait à signer le renouvellement en cours de contrat, que le centre hospitalier Guillaume Régnier renouvellerait de manière automatique les contrats à durée déterminée des agents placés en congés de maladie et que la stagiairisation de Mme A aurait été envisagée n'exemptant en tout état de cause pas le centre hospitalier de respecter le délai de prévenance prévu par ces dispositions.

5. En l'absence d'information de la part de son employeur quant à son intention de renouveler son contrat de travail dans les conditions prévues par l'article 41 du décret du 6 février 1991, la requérante, qui était en outre placée en congé de maladie depuis le 1er juillet 2020, ne pouvait être regardée comme présumée avoir renoncé à l'emploi en vertu des dispositions de cet article, à défaut d'avoir expressément fait connaître son acceptation au renouvellement de contrat. De même, il ne résulte d'aucune des pièces de l'instruction que le centre hospitalier Guillaume Régnier aurait pour pratique, comme il l'allègue, de renouveler de manière automatique tous les contrats à durée déterminée des agents placés en congés de maladie lors de l'expiration de leur contrat. La proposition de renouvellement du contrat de travail avec effet rétroactif pour la période du 1er au 31 octobre 2020 adressée à Mme A par une lettre du directeur en charge des affaires médicales et des ressources humaines de l'établissement du 15 octobre 2020 ne saurait en outre, compte tenu de la date de son intervention, permettre de considérer que Mme A aurait volontairement démissionné à la date du 1er octobre 2020, alors même qu'elle a pu refuser le renouvellement ainsi proposé. Enfin, à supposer que la stagiairisation en vue d'une éventuelle titularisation de l'intéressée ait été envisagée avant le terme de son contrat, il ne résulte pas de l'instruction qu'une procédure aurait été engagée en ce sens préalablement au 30 septembre 2020. Le compte-rendu de l'entretien qui s'est tenu le 4 juin 2020 entre le directeur adjoint en charge des affaires médicales et des ressources humaines et les agents du service cours et jardins, dans un contexte de difficultés relationnelles entre des agents de ce service, fait d'ailleurs apparaître que lors de cet entretien, le directeur adjoint en charge des affaires médicales et des ressources humaines n'avait pris aucun engagement quant à l'éventuelle stagiairisation de Mme A. Il résulte de l'ensemble de ces considérations, d'une part, que le contrat de travail à durée déterminée de Mme A, qui n'a pas été renouvelé à compter du 1er octobre 2020, n'a pas été rompu de manière anticipée mais est arrivé à son terme le 30 septembre 2020, ainsi que le prévoyait l'avenant du 30 avril 2020, et, d'autre part, que la requérante ne peut être regardée comme étant à l'initiative de cette rupture de contrat.

6. Il résulte de ce qui précède que le motif de rupture du contrat de Mme A figurant dans les attestations employeur destinées à Pôle emploi des 25 novembre 2020 et 18 janvier 2021 tenant à une rupture anticipée d'un contrat à durée déterminée à l'initiative du salarié est erroné, de sorte que ces attestations sont, ainsi que le soutient la requérante, illégales. Tant l'illégalité des attestations de Pôle emploi que, plus généralement, la gestion par le centre hospitalier Guillaume Régnier de la fin du contrat de Mme A sont constitutives de fautes de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier.

7. Ni la circonstance non établie que Mme A aurait eu connaissance du renouvellement de son contrat de travail, ni l'établissement par le centre hospitalier Guillaume Régnier le 22 mars 2021 d'une nouvelle attestation destinée à Pôle emploi mentionnant comme motif de la rupture du contrat de travail une " fin de contrat à durée déterminée ou fin d'accueil occasionnel ", ni encore la bonne foi alléguée par le centre hospitalier, sont de nature à l'exonérer totalement ou même partiellement de sa responsabilité à ce titre.

8. En revanche, il n'est pas établi par les pièces versées au dossier que la proposition de renouvellement tardive du contrat à durée déterminée de Mme A datée du 15 octobre 2020, pour une durée limitée à ce mois d'octobre 2020, aurait été justifiée par la volonté du centre hospitalier Guillaume Régnier de ne pas verser à l'intéressée des indemnités de retour à l'emploi et qu'elle serait ainsi constitutive d'un détournement de procédure. Le moyen tiré d'un tel détournement de procédure doit dès lors être écarté.

En ce qui concerne les préjudices :

9. En premier lieu, il sera fait une juste appréciation des troubles dans les conditions d'existence subis par Mme A à raison des fautes commises par le centre hospitalier Guillaume Régnier, qui ont eu pour effet de la maintenir pendant une période de plus de sept mois, entre la fin de son contrat le 30 septembre 2020 et l'établissement de l'attestation destinée à Pôle emploi modifiée du 22 mars 2021, dans une situation d'incertitudes et de craintes quant à l'issue des procédures qu'elle a engagées pour obtenir la régularisation de sa situation, ainsi que dans une situation de précarité en l'absence de perception de l'allocation de retour à l'emploi, en condamnant le centre hospitalier Guillaume Régnier à lui verser la somme de 2 000 euros.

10. En second lieu, Mme A établit un préjudice matériel, constitué par les frais postaux qu'elle a engagés à l'occasion des diverses démarches effectuées pour saisir le centre hospitalier Guillaume Régnier de sa situation, s'élevant à la somme de 20 euros.

11. Il résulte de ce qui précède que le centre hospitalier Guillaume Régnier doit être condamné à verser à Mme A la somme de 2 020 euros.

Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :

12. Mme A a droit aux intérêts au taux légal à compter du 12 avril 2021, date de sa demande préalable indemnitaire.

13. Par ailleurs, Mme A a demandé la capitalisation des intérêts le 21 juin 2021, date de l'enregistrement de sa requête. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 12 avril 2022, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les frais liés au litige :

14. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et sous réserve que Me Coirier, avocate de Mme A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge du centre hospitalier Guillaume Régnier le versement à Me Coirier de la somme de 1 500 euros.

15. En revanche, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier Guillaume Régnier est condamné à verser à Mme A la somme de 2020 euros, assortie du versement des intérêts au taux légal à compter du 12 avril 2021, capitalisés annuellement à compter du 12 avril 2022.

Article 2 : Le centre hospitalier Guillaume Régnier versera à Mme A la somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Coirier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au centre hospitalier Guillaume Régnier.

Délibéré après l'audience du 6 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Tronel, président,

Mme Pottier, première conseillère,

Mme René, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2023.

La rapporteure,

signé

C. René

Le président,

signé

N. Tronel

La greffière,

signé

E. Fournet

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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