lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2103335 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS COUDRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 29 juin 2021 et 23 novembre 2021, la commune de Montreuil-le-Gast, représentée par Me Mocaer de la Selarl Coudray demande au tribunal :
1°) de condamner in solidum ou à défaut chacun pour son fait ou sa faute les sociétés Entreprise Martin, Reveau Menuiserie, Atelier Baie de Cancale Architecture, Ecodiag Ingénierie et APR Barbedor à lui verser la somme de 55 088,46 euros, au titre des travaux propres à remédier aux désordres occasionnés lors du réaménagement et de l'extension du restaurant scolaire de l'école " arc-en-ciel ", cette somme devant être assortie des intérêts au taux légal à compter du 29 juin 2021 et de la capitalisation des intérêts ;
2°) de condamner in solidum ou à défaut chacun pour son fait ou sa faute les sociétés Entreprise Martin, Reveau Menuiserie, Atelier Baie de Cancale Architecture, Ecodiag Ingénierie et APR Barbedor à lui verser la somme de 9 947, 38 euros, au titre des frais divers exposés dans le cadre des opérations de constat et d'expertise, cette somme devant être assortie des intérêts au taux légal à compter du 29 juin 2021, et de la capitalisation des intérêts ;
3°) de condamner in solidum ou à défaut chacun pour son fait ou sa faute les sociétés Entreprise Martin, Reveau Menuiserie, Atelier Baie de Cancale Architecture, Ecodiag Ingénierie et APR Barbedor à lui verser la somme de 5 000 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conditions d'engagement de la responsabilité décennale des constructeurs sont remplies ;
- les désordres constatés trouvent leurs origines dans les manquements commis par les sociétés mises en cause ;
- en l'absence de répartition précise des membres du groupement de maîtrise d'œuvre, elle est fondée à réclamer la condamnation in solidum des entreprises ;
- le montant de ses préjudices au titre des travaux réalisés afin de remédier aux désordres s'élève à la somme totale de 55 088, 46 euros pour le remplacement des menuiseries extérieures ;
- elle est fondée à demander la somme de 9 947, 38 euros, au titre des frais d'expertise.
Par des mémoires en défense enregistrés les 12 octobre 2021, 12 avril 2022, 16 septembre 2022, 3 octobre 2022, 13 septembre 2023 et 30 octobre 2023, la société Entreprise Martin, représentée par Me Grenard de la Selarl Ares demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, de rejeter la requête ;
2°) à titre subsidiaire, de limiter la part de responsabilité de la société Entreprise Martin à 10% et de condamner in solidum ou à défaut, chacun pour sa part, les sociétés Atelier Baie de Cancale Architecture, Reveau Menuiserie, APR Barbedor ainsi que la société GautieretAssociés et la société Athena en qualité d'administrateur et de mandataire judiciaire de la société APR Barbedor, la société Ecodiag Ingénierie ainsi que la société SELEFA MJA et Me Marie Danguy en qualité de liquidateurs judiciaires de la société Ecodiag Ingénierie, à garantir à la société Entreprise Martin des entières condamnations qui seront prononcées à son encontre au bénéficie de la commune de Montreuil-le-Gast, à quelque titre que ce soit ;
3°) de mettre en hors de cause la société Bureau Veritas SA ;
4°) en toute hypothèse, de condamner in solidum les parties succombantes à payer à la société Entreprise Martin, la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 novembre 2021, 27 juillet 2022, 3 octobre 2022, 17 juillet 2023 et 20 septembre 2023, la société Atelier Baie de Cancale Architecture, représentée par Me Groleau, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de rejeter la requête ;
2°) à titre subsidiaire, de limiter la part de responsabilité de la société Atelier Baie de Cancale architecture dans la survenance des dommages à 5%, de limiter le montant des travaux réparatoires à 39 282, 82 euros et de condamner in solidum ou à défaut, chacun pour sa part, les sociétés Entreprise Martin, APR Barbedor ainsi que la société GautieretAssociés et la société Athena prises en leur qualité d'administrateur et de mandataire de judiciaire de la société APR Barbedor, Reveau Menuiserie, Ecodiag Ingénierie ainsi que la société SELEFA MJA et Me Marie Danguy en qualité de liquidateurs judiciaires de la société Ecodiag Ingénierie, à garantir à la société Atelier Baie de Cancale architecture à hauteur de 95% des entières condamnations qui seront prononcées à son encontre au bénéficie de la commune de Montreuil-le-Gast, à quelque titre que ce soit ;
3°) en tout état de cause, de condamner in solidum les parties succombantes à payer à la société Atelier Baie de Cancale Architecture, la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 9 octobre 2023, Me Gauthier en qualité de commissaire à l'exécution du plan de la société APR Barbedor et la société Reveau Menuiserie, représentés par Me Boivin du cabinet ACTB, demandent au tribunal :
1°) de se déclarer incompétent pour connaître des prétentions de la société Entreprise Martin à l'encontre de la société Reveau Menuiserie et de juger que la société Entreprise Martin est irrecevable dans ses prétentions contre la société Reveau Menuiserie ;
2°) de rejeter la requête de la commune de Montreuil-le-Gast ou de toute autre concluante, de toutes demandes, fins et conclusions dirigées contre les sociétés APR Barbedor et Reveau Menuiserie ;
3°) de condamner in solidum les parties succombantes à payer à la société APR Barbedor en liquidation et à la société Reveau Menuiserie, la somme de 3 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés le 25 septembre 2024, la société Bureau Veritas SA, représentée par Me Perreau, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre liminaire, de prendre acte de ce que Bureau Veritas Construction SAS vient aux droits de la société Bureau Veritas SA, et par conséquent, de mettre hors de cause la société Bureau Veritas SA ;
2°) à titre principal, de rejeter l'action de la société Atelier de la Baie de Cancale Architecture à l'encontre de la société Bureau Veritas Construction comme étant prescrite ;
3°) à titre subsidiaire, de rejeter l'appel en garantie formée par la société Atelier de la Baie de Cancale architecture ;
4°) en tout état de cause, de condamner la société Atelier de la Baie de Cancale Architecture à lui verser la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier du 27 août 2024 adressé au moyen de l'application informatique Télérecours, le tribunal a demandé à la commune de Montreuil-le-Gast, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête dans un délai d'un mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance () : / 1' donner acte des désistements (). ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".
3. Par une lettre du 27 août 2024, mise à disposition au moyen de l'application " Télérecours " le même jour, la commune de Montreuil-le-Gast a été invitée, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à produire soit un mémoire, soit une lettre confirmant expressément le maintien de ses conclusions, soit une lettre de désistement pur et simple dans un délai d'un mois. Ce courrier l'informait que, faute de confirmation de sa part dans le délai qui lui était imparti, elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête. En dépit de cette invitation, dont elle a accusé réception le 27 août 2024, la commune de Montreuil-le-Gast n'a pas procédé à la confirmation du maintien de sa requête dans le délai imparti. Par suite, elle est réputée s'être désistée de la présente requête. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la commune de Montreuil-le-Gast.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Montreuil-le-Gast, aux sociétés Atelier Baie de Cancale Architecture, Entreprise Martin, APR Barbedor, Reveau Menuiserie, Bureau Veritas Construction, ainsi qu'à la SELARL Gauthier et Associés et la SELARL Athena, en qualité d'administrateur et de mandataire judiciaire de la société APR Barbedor, et à la société SELEFA MJA et à Me Danguy, en qualité de liquidateurs judiciaires de la société Ecodiag Ingénierie.
Fait à Rennes, le 7 octobre 2024.
Le président de la 3ème chambre,
signé
E. Berthon
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2103335
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026